Propos d’Amour !

Image du film Trans-Europ-Express -1967

Image du film Trans-Europ-Express -1967

Elle, pose sa tête sur un oreiller papillons, étendue sur un lit de draps de lys.
Lui, lit l’Équipe, vautré dans un fauteuil usé d’Ikéa.

– Hier au soir, vous eûtes de belles embardées à mon endroit, mon bel étalon !
– Qu’est-­ce que tu dégoises l’aristo ?
– Que je fus retournée comme une terre meuble, motte humide, sur pluie d’été au contact de votre soc.
– J’t’ai retroussé comme une gueuse, ouais !
– Cependant, vous fûtes possédé de ma chair, et mon cœur s’en est ouvert, tout à ma voix.
– Oh ! j’t’ai simplement brouté l’gazon, ma belle.
– Certes, mais vous fîtes plus, vous défilâtes le tricotin de mes mots les plus obtus.
– Y a pas de quoi jaser.
– Possible, mais vous butinâmes outrageusement ma prairie, ce champ interdit.
– Oh ! j’t’ai simplement chatouillée la fraise et si tu as trouvé le Pérou, bé, tant mieux.
– Et vos caresses sur mes clavecins, des vaguelettes intenses, insoutenables … Vous vous souvîntes ?
– Avec des pareils nibards, c’était couru d’avance.
– Et puis, vous bûtes à mon terroir en sa chaude saison d’été comme un Romanée­-Conti.
– Faut croire que j’avais soif de tes badigoinces pulpeuses.
– Et de vos élans en estocades, j’en fus toute pâmée, ma peau de lys s’en souvient, en ses bleues agates.
– Je t’ai marouflée la croupe sans vergogne.
– En vérité, nous nous aimâmes démasqués : moi prisonnière de vos intransigeantes demandes et vous, défiant vos fantasmes.
– Je suis un mordu et t’as morflé ma louloute.
– Vous me cueillîtes, déboisée et enflammée dans vos élans chevaleresques.
– En terrain d’obstacles tu es la meilleure.
– Vous me fîtes perler mes premières larmes d’amour.
– J’t’ai décoincé le paradis et t’as chialé au quatrième tour de piste, quand même.
– Puis nous bûmes dans le même verre d’amour, enivrés jusqu’aux étoiles.
– Faut tout de même pas pousser, tu as le feu aux miches.
– Enfin, vous me conquîtes, Mon Désiré. De mon iceberg vous allumâtes un volcan.
– Fortiche tout de même, le mec. Je n’aurais pas parié placé sur ce coup­-là. Vrai de vrai ma pouliche.
– Allez, ne faites pas le mufle et revenez à moi. Possédez-­moi encore, tout entière, mon Pygmalion. Défroquez vos allures de revêche et astiquez mes attraits d’entrecuisses.
– Va falloir que je me remette au turbin.Y a pas à dire, j’ai la cote avec toi, ma cocotte.

©Max-Louis MARCETTEAU

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