Basculement

Oeuvre de Felice Casorati

Oeuvre de Felice Casorati

Blog popinsetcris contrainte écriture.


Je ne suis pas du genre scaphandrier mais parfois j’ai du plomb sous les chaussures. Ce n’est pas pour les biens-pensants une sérendipité mais bien une allégorie peu flatteuse à mon égard. Et en rien une découverte hasardeuse devant mon miroir mal embouché du matin, ni d’ailleurs de proches qui ne sont proches que par le mot. Qu’importe. La notation sur le sujet ne porte pas à préjudice. Rien de neuf sous mon soleil et je ne vais pas chicaner sur ce principe de base : je suis lent. Et cela me fait penser à la trotteuse d’une montre. Pourquoi trotteuse et pas galopeuse ?

Le statu-quo est de rigueur. Et mon regard est absorbé par cette trotteuse suspendue en l’air, là, dans ce ciel bleu argent. C’est étrange. Et puis, je me sens léger, léger comme un ascenseur et cette trotteuse qui court devant moi en rond, toujours en rond. Quel délire que cette galopeuse qui me nargue comme une épine dans le pied qui me fait souffrir comme la plante à qui l’on vient d’arracher brutalement une feuille dont les nervures s’éteignent… lentement.

J’ai cette colère qui me dépasse et devient orage dans ce ciel bleu argenté et dont la trotteuse se moque et l’orage fumeux, haineux, teigneux, arrogant et noueux de brisures d’éclairs.

Que m’arrive-t-il ? Je me sens emporter, étouffer, et puis renverser… étranglé dans mes draps bleus argentés de lit, je viens de mourir.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

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En position…

Photo de l'acteur Tom Hardy

Photo de l’acteur Tom Hardy

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Si le peuple avait la consistance du roseau et non celle du beurre, nous aurions une vie toute harmonieuse. Et aucune pénurie ne viendrait nous secouer l’angoisse et les strophes de plaintes.

Nous sommes continuellement dans la contrainte. S’adapter et guetter le prochain précipice, le dépasser en équilibriste, il suffit d’un rien pour y choir.

Alors, faisons force de proposition pour un peuple uni, fort, et humain.

Oui, mais voilà, rien sert de l’écrire, de l’énoncer, le désert des sourds est un vaste champ d’égoïstes (et pas les malentendants, ne faisons pas l’amalgame). Faut-il trouver une source, un leader, une “locomotive”, une meneuse (pas de revue) pour mobiliser les forces potentielles et présentes…

Bon, j’arrête, je trempe dans le discours politique. L’agora manque. Où es-tu peuple ? Prends à revers les réseaux sociaux et position sur le nouveau créneau de tes intérêts collectifs et non celui qui engendre la division, le moutonnage, et la soustraction de données à l’échelle mondiale avec une politique de confidentialité qui fait sourire jaune.

A ces quelques mots comme des grains de sables qui osent, s’accumulent sur cette montagne du possible changement d’une nature humaine qui pointe son bout de son nez dans le cœur de l’homme qui cache sa peine, sa joie.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Agenda Ironique Février de l’An 2018

Muséum d'histoire naturelle de Nantes - Photo de iotop

Muséum d’histoire naturelle de Nantes – Photo de iotop

Bon alors, je m’y colle pour la première fois et donc je suis un peu fébrile.

Je ne suis pas très prolixe sur ce genre de domaine et pour informations voici des liens : ICI ou ICI

Et celui du mois de Janvier : victorhugotte 🙂

Le thème : le conte.

  • Enfant ou adulte
  • Long ou court
  • Poésie ou prose
  • Une morale bien sûre
  • Pour corser le tout avec 4 mots imposés :
    ⇒ quadragésime
    ⇒ tringueld,
    ⇒ gagnant,
    ⇒ truculence
    vous pouvez les placer dans le désordre ou l’ordre et même en faire des anagrammes ou les triturer selon votre bon vouloir.

– Date de départ du 1 février 2018 au 22 février 2018
– Vote du 23 au 27 février. (Les votes ICI)

  • Faites savoir par un commentaire et lien quand votre œuvre est en ligne sur votre blog.

Bonne plume et bonne encre (défense de couler) 🙂

(je suis à votre écoute pour toute question (et si je peux répondre)… en commentaire) 🙂

Mise à jour  le 27/02/2018 :

1) contribution de Palimpzeste

2) contribution de AlphonsineUne morale en cache …

3) contribution de lateliersouslesfeuilles  8 février 2018 à 21h 33 min :  nono le poireau

4) contribution de victorhugotte 

5) contribution de jobougon 

ledessousdesmots

Valentyne

 carnetsparesseux

laurence délis

chachashire

Max-Louis (Alias iotop)

Je pique à pic

Photo Elizabeth dit Lily Brayton

Photo Elizabeth dit Lily Brayton

Blog de girlkissedbyfire : défi 52 Semaines 2018
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Je pique à pic,
Carreau d’as,
Évite l’arsenic
De ta grâce.

Tu me souris
A ta ration,
Tu te réjouis,
Ma tentation.

Tu es piment
A ce piquant,
Cœur d’aspic,
Oui, J’abdique.

En ta terre impudique
Tu oses ma lunatique
A ton doux cantique
Me provoquer diabolique.

Amant
Ardent
Trident
Jurant
Sent
I ments
Piquants
Florissants
Attend
Néant

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Analement vôtre

Image Getty - Two woman in masculine fashions - 1955

Image Getty – Two woman in masculine fashions – 1955

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Je me suis entendu dire, il y a quelque temps de cela : « Analement vôtre ». Je dis : attention ! Un presque cri dans un couloir d’aéroport par cette formule, c’est très embarrassant, surtout quand la personne vous prend dans ses bras, vous embrasse sur les deux joues comme du bon pain.

Je dis : non ! Pas d’écho, sur ce sujet. Je ne suis pas coincé, je suis lucide et un peu pudique tout de même. Enfin ! Tous ces gens qui se sont retournés et ces esprits interrogateurs, voire goguenards et même envieux. Je dis non non !

Ce n’est pas parce que vous avez rendu service une fois, que la planète soit au… jus.

Bon, vous-voulez savoir ? Elle s’appelait Patrice, un trans qui m’avait bien allumé ce soir-là. J’avais très envie d’une relation… même buccale. Il m’avait offert un mojito et puis un autre et un autre. Je ne suis pas un marathonien des cocktails alcoolisés. Ce soir-là, je me suis laissé embarquer, et surtout tenter.

Elle avait un charme fou. Un quelque chose de romantique dans les yeux, de classique par la bouche et des joues à la gothique, bref un visage hérétique comme je les aime. Et le reste proportionné et esthétique.

Pas d’hypocrisie entre nous. J’ai un faible pour les trans. C’est comme ça et il n’y pas d’explication rationnelle. Et d’ailleurs en ce monde-ci il faut toujours tout expliquer, et détailler au bistouri voire au scalpel, pour analyser (j’aime bien ce mot), comprendre, étiqueter, voire cataloguer et pire stigmatiser. Eh bien, non !

Pas d’imposture entre Patrice et moi. C’était franco de jeu. Son regard déjà possédé de moi, elle me plaquait, me retournait, de dessapait vers le bas… j’étais prêt, nous l’étions. Nous l’avions toujours été.

En cette saison de tiédeur, à cet endroit de la ville, le square dit “Dés deux entrées” nous offrait un lieu où l’interdit est jouissif et le cimetière d’à côté voyeur en feux follets, emballait notre éréthisme.

Nous étions intimes dans l’intime. Nous étions seuls dans nos voix à l’unisson. C’était étrangement savoureux, un délice de l’anal au canal brassé électrifié. Nous étions à la fois rugueux et outrageux, fougueuses et cajoleuse…

Et voilà, dans un aéroport, Patrice m’embrasse, m’enroule de ses bras, aux regards d’un monde trop souvent épineux…

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Dessous sens dessus dessous

Photo_chambre_manque_nom_du_photographe

Photo_chambre (manque_nom_du_photographe)

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J’ai le nougat à l’envers cet après-midi. Oui, c’est assez caduc comme mot (ou obsolète dans l’argot des puristes). J’assume, même si je ressens une fumerolle de protestation dans vos yeux, aux paupières sous-tendues !

J’aime poinçonner certains mots et rien à voir avec « le poinçonneur des lilas ». Je ne dis pas que c’est rédhibitoire… ce métier, quoique je crains un problème au niveau des métacarpes, une arthrose galopante… en sous-main. Et puis, aucun rapport avec le nougat en question, même sous-entendu.

Par ailleurs, je ne vais pas plonger la tête la première sur la phénoménologie de la chose, car je l’aurai dans l’os… je sais c’est facile et je crains là aussi un retour de « manivelle ». Franchement, il y a des expressions à faire pisser un méat sur le pylône d’un 20 000 mots avec… sous-titres.

Bon, allez, je vais rejoindre mon strapontin, le film va bientôt commencer : « Vingt mille lieues sous les … » draps.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Un secret

Oeuvres de Gabriel Argy-Rousseau - Pâte de Verre de Bouraine

Oeuvres de Gabriel Argy-Rousseau – Pâte de Verre de Bouraine

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Aujourd’hui pâtes, demain nouilles, après-demain coquillettes… pas de volupté du palais… rien à craindre. L’extase en option.

Tendresse alimentaire, je t’attends ! Quelques-uns d’entre vous diront et à juste cause que la créativité est aussi dans les pâtes.

Sûrement ! Mais de cette pâte, j’en suis repu, gavé, blasé, rassasié et… même pas heureux. Alors, il est vrai, j’ai des rondeurs, là et ici et encore ici ou même là, c’est pour vous dire.

« Les pâtes ne font pas grossir. » Ah, oui, eh bien monte sur la balance ! Regarde ! Hein ? Impressionnant.

Et oui, je sais je n’ai pas tout dit. Je gagne petit. Un salaire dont la misère ne voudrait même pas.

« Alors, comment un miséreux comme toi grossit avec un porte-monnaie anorexique ? » Et c’est le comble. J’ai honte. Mais mon organisme, réclame ses pâtes. Et je veux autre chose ! Et je crie, je crie…

« Et, quelques baisers feraient-ils l’affaire ? » Qu’importe un baiser faut-il de la fougue, de la chaleur, de l’audace, de la sincérité. Oui, c’est vrai. Il pourrait remplacer chaque jour mes pâtes. Mais comment l’avouer, moi le timide ? C’est un secret.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018