Au signe fumiste

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Par erreur j’ai provoqué une étincelle. Elle était là. J’étais là, à un bras d’elle. Je n’avais pas reconnu son parfum. J’étais ailleurs et pourtant bien présent comme une mélancolie qui s’ouvre les veines en dehors des heures ouvrables de l’hôpital …

Elle s’appelle Rose, elle a trente-deux ans… Qu’importe en fait. J’ai la vague impression qu’elle était là exprès pour me lancer un défi, un défi de l’aimer encore par le silence bannissant une prolixe déviance du verbe en virus foudroyant qui absorbe toute vie, toute conséquence, toute cohérence et dépasse la raison comme une ligne blanche découpée en pointillé pour faire semblant de traverser des vraies limites …

Elle avait ce goût de champagne et de vrai luxe qui ose se lever devant la grandeur de la pauvreté qui hurle sa faim et dont l’espoir, cheval de bataille, crève de soif, de cette soif de gagner un peu d’argent pour un peu de vacances, un peu de tout et de rien qui donnerait un peu de vie, de souvenirs comme un peu d’argent de côté pour ne pas se sentir seul et délaver …

J’ai voulu ouvrir la bouche, mais cette étincelle était un feu follet et mes mots pour le faire revenir à ma portée, le voilà disparu … tu étais là … mon Amour … je ne t’ai pas reconnu, tu avais changé de peau … je n’avais pas reconnu ton parfum de Paris

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

2 réflexions sur “Au signe fumiste

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