La belle équation avait de quoi épiler

Taz en action rien ne l'arrête

Taz en action rien ne l’arrête

Des mots, une histoire : récolte 43


Un matin, un hurluberlu (et pas un lapin), s’installa au square Alfred Jarry sur un banc de bois bleu aux pieds verts, et se déguisa en monsieur tout le monde. Le pastiche fut saisissant. Quel tour de force ! Quelle imitation ! Le hasard n’eut pas son mot à dire, il pouvait s’enliser dans le premier sable mouvant du déterministe, la belle équation avait de quoi épiler, dégoupiller, désarçonner ce hasard que rien il est vrai ne pouvait imiter, lui…

Notre homme ainsi maquillé, masqué enfin costumé héla le peuple du square de cet après-midi chaude et découverte et tout à la fois ouverte à un mini spectacle hors norme il faut le dire dans ce contexte tout particulier de notre dictature du vingt-deuxième siècle…

Il osa, il prit le risque, l’audace à son plus haut niveau, le mots téméraire ayant disparu et il se présenta de sa propre voix, de son propre corps dans toutes ses humeurs comme une apparition exceptionnelle devant la curiosité grandissante de soi-disant encore humains et sa logorrhée apparut fantasque déliée de tous les tabous qui s’étaient serrés les coudes pour résister à la déflagration qui allait frictionner leur passé pour un retour à la source de l’humain… d’origine…

Comme on disait à une époque reculée (ce qui ne veut rien dire, en fait), il balança la purée dans le sens propre et figuré, ce qui dépoussiéra d’un seul tenant les neurones les plus prudes des spectateurs qui développèrent aussitôt deux catégories de cas : les incontrôlables et les imperturbables. Le soleil ne brille pas pareillement pour tout le monde, c’est bien connu.

Aussi une intervention d’un panier de gardes armés d’ukulélés modifiés recomposèrent la léthargie et remis aussitôt de l’ordre dans cette cohue et l’hurluberlu mis en quarantaine pour entropie caractérisée au troisième degré… de la bonne humeur…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

14 réflexions sur “La belle équation avait de quoi épiler

  1. Bonjour Max-Louis,

    J’ai posé l’équation au second degré sur le banc dont l’inconnu nul n’est perdu :
    Un poil d’hurluberlu dégoupille la purée d’humeur variable. Il est 11h30 à l’horloge du déterminisme.
    Pendant ce temps, le panier logorrhe du pastiche solaire dans un parc.
    Qui du neurone ou du fantasque épilera le premier le nom d’Alfred Jarry ?
    Quel est la couleur du banc désarçonné par les poussières entropiques deux heures moins le quart avant et après l’événement ?
    Après, j’ai tellement tout compris que sans faire une seule opération, direct, je tombe juste sur le résultat.
    La réponse tu dis ?
    Il manque un renard au quatrième degré, bien sûr.
    N’est pas Monsieur Toulmonde qui veut…
    Merci Iotop, infiniment merci de tes mots et passages. ^^ ^^

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    • Bon jour Jo,
      Diantre, je vous lis avec ce délice, avec pastis et sans pastiche, qui sève comme le printemps dans les fleurs des bois et z’autres z’endroits. Et je retiens : « deux heures moins le quart avant »… qui me fait tilte d’un film de Yanne, un hurluberlu de belles factures facétieux l’empêcheur de tourner en rond telle cette génération de tous les diables qui faisait bon de les entendre épiler la société entre « le petit rapporteur » au poil et « Strip-tease » (d’origine) émission à cœur ouvert sociétal avec ou sans logorrhée… comme quoi les regards changent de direction aux effets fantasque et fardé deux mamelles (j’aime ce mot, au pluriel s’entend) qui ont du rebondi et le mien se pose sur le « Il est 11h30 à l’horloge du déterminisme » qui ferait, je vous le dis, tout de go (et pas le jeu), un bon titre de film, purée, y aurait du soleil et ukulélé à flot à tous les étages (et me fait penser à ce titre : « La vie mode d’emploi », impossible à lire pour un lecteur aventureux comme moi) aux paliers de toutes les formulations des neurones, bref, le box-office, block-buster, et autres B (je préfère le C, pour ma part) le haut du panier et encaisser les recettes aux intérêts non moratoires de la poussée d’Archimède (homme de bien (s)) aux dividendes sus-ostentatoires à la variation non monotone au coefficient directeur positif…
      Bref, je vais reprendre la route d’ici à là avant de m’enliser dans les reflets du pastis … avant l’apéro … 🙂
      Max-Louis formule Iotop

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  2. « quarantaine pour entropie »… un peu fou mais pourquoi pas !? surtout que monsieur-tout-le-monde est souvent hurluberlu, mais je ne dirais pas cela de madame-tout-le-monde… 😉 Joli texte plein d’humour jusque dans l’illustration ❤

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    • Bon jour,
      J’adore Taz, c’est un personnage haut en couleur (s) … 🙂
      Il faudrait que je me penche sur le cas de madame-tout-le-monde … merci pour cette idée …
      Merci de vos mots, passage et compliment 🙂
      Max-Louis

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