Le drame aux mains propres

Chaise sur champ (Si vous connaissez le la photographe )

Chaise sur champ (Si vous connaissez le la photographe )

Les petits cahiers d’Émilie. Emilie 8.20 (Hors délai)


La montagne se tient à l’horizon. L’aigle se pose sur la cime du premier arbre. Le mouton est en mode attente et le ruisseau… ruisselle et les ragots ragotent au café du village.

Ainsi, le décor décoré est installé, le drame aux mains propres s’habille de ses chaussettes réversibles, de son pantalon tissé à l’ortie du Nord, d’un long manteau feuillu de la plaine et d’un large chapeau plat fait de lames genre rasoir au possible et d’un radar dernier cri à appréhension amplifiée.

Quand le corbeau de service, s’approche en vol plané en delta et se pose aux cotés de l’aigle genre royal troisième branche à partir du bas, et dit :

— Alors, vieux frère, tu cogites ?
—…
— Si tu l’enserres trop lentement, il va iodler dans toute la vallée.
—…
— Au contraire, si je le rabats vers le ruisseau chantant, tu pourras à loisir le cueillir.
—…
— T’es pas causant mon frère, aujourd’hui ? Un problème ?

L’aigle d’un coup de bec comme un retour de boomerang sectionne la tête de linotte… du corbeau. Le bel aigle a un frisson de sa belle chair emplumée, éprouve un seul hoquet, déplie ses ailes, brasse l’air par une belle résonance qui traverse les belles lignes de la vallée jusqu’au journal déplié à la lecture d’un villageois d’une belle vieillesse assis sur un banc de granit, bien au frais, sous le platane de la place.

— Le rapace n’est pas de bonne humeur… y en a un qu’a dû morfler…
— Pour sûr, répond son vieux camarade de classe qui fume la pipe, le chapeau de paille entre les oreilles.
— Alors, tu vas le gronder ?
— Non, non.

Les deux hommes se regardent d’un œil profond et… rapace, glacial.

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

21 réflexions sur “Le drame aux mains propres

    • Bon jour,
      Effectivement, il en perd la tête … 🙂 Je remarque tout à coup que c’est bien la première fois que je vois un corbeau perdre la tête pour un aigle … lol
      Merci de vos mots et passage.
      Max-Louis

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      • J’aime le hors-délai des autres. (ton image n’a pas d’informations , n’est pas trouvée par tin eye ni google image search )

        Oui heu sur la bétise du corbak… je pense que la discussion mériterait d’être approfondie. L’aigle en tout cas n’est qu’une grosse buse.

        Aimé par 1 personne

        • Bon jour,
          Le résultat : 0 results Searched over 40.8 billion images for: Chaise_champ.jpg (Comme quoi … ) comme google.images etc

          Effectivement, sur le corbeau il paraît qu’il est un des volatiles les plus intelligents mais voilà, il parle et il se fait trancher la tête comme quoi rien ne sert de jaboter, il faut savoir tenir son bec 🙂
          Merci de tes mots et passage.
          Max-Louis

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  1. Wow. Even in Google Translate it was sublime. It only loses a bit of rhyme.

    ====
    The drama with its own hands
    .
    Emilie’s little notebooks. Emilie 8.20 (Out of time)
    .

    The mountain stands on the horizon. The eagle lands on the top of the first tree. The sheep is in standby mode and the stream… streams and gossips gossip at the village cafe.

    Thus, the decorated decor is installed, the drama with its own/clean hands is dressed in its reversible socks, its pants woven with northern nettle, a long leafy coat of the plain and a large flat hat made of Razor-like blades as possible and a state-of-the-art radar with amplified apprehension.

    When the service crow, approaches in gliding in delta and lands next to the golden eagle third branch from the bottom, and says:

    – So, old brother, are you thinking?
    -…
    – If you surround him too slowly, he’ll iodine all over the valley.
    -…
    – On the contrary, if I fold it towards the singing stream, you will be able to pick it at leisure.
    -…
    – Aren’t you chatting my brother today? A problem ?

    The eagle with a peck like a boomerang returns cuts the head of linnet … from the crow. The beautiful eagle has a shiver of its beautiful feathered flesh, experiences a single hiccup, unfolds its wings, brews the air with a beautiful resonance which crosses the beautiful lines of the valley until the unfolded newspaper reading a villager of ‘a beautiful old age sitting on a granite bench, cool, under the plane tree in the square.

    – The raptor is not in a good mood … there is one that must have been bitten …
    – For sure, replies his old classmate who smokes a pipe, the straw hat between his ears.
    – So, are you going to scold him?
    – No no.

    The two men look at each other with a deep and … rapacious, icy eye.

    © Max-Louis MARCETTEAU 2020
    (as per google translate, with a couple of minor fixes ;)) xoxo « Lia »

    Aimé par 1 personne

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