Le Paresseux – Chapitre I

Photographie de Sylvain Collet

Un paresseux qui n’a l’air de rien, passe son temps à réfléchir sur le bipède à lunettes qui coupe du bambou aussi gros que la tuyauterie d’un réacteur en fin de vie, non loin de son arbre favori. Il n’a de sa vie autant cogité qu’à roupiller en haut de sa branche, son lit de camp suspendu, sur ce phénomène bipèdique qui jure à chaque coup de coupe-coupe depuis une lunaison. Il se demande comment il tient debout sans tomber et pourquoi il tranche à la base des bambous inoffensifs. Le paresseux n’a pas l’âme guerrière pour défendre son modeste territoire.

© Max-Louis MARCETTEAU

10 réflexions sur “Le Paresseux – Chapitre I

    • Bon jour John,
      L’expression :  » Quand le bambou va tout va. » est intéressante, elle me rappelle celle du bâtiment à une certaine époque … un lien sans doute (style échafaudage 🙂 )
      Merci de tes mots et passage 🙂
      Max-Louis

      Aimé par 1 personne

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