Le Paresseux – Chapitre V

Un quokka farceur – photographe inconnu

Le fauve fait un bond sur le côté, se déséquilibre telle une marionnette dont un fil s’est coupé et ses griffes accrochent une branche, puis une autre. Il ondule sous son poids et craque. De toute famille digne de ce sang, acrobate selon les circonstances périlleuses, équilibriste hors pair, il se rétablit sur une autre branche robuste à sa portée, genre de hasard d’être au bon endroit, bon moment, quelques mètres plus bas, évite une chute fatale. Il grimace de rage, sa gorge émet un son dès plus strident, son repas lui échappe. Il ne va pas en faire une jaunisse, si ce n’est un fromage, il boit sa défaite comme un signe du destin pour le paresseux.

Celui-ci est-il protégé par un de ces dieux de la forêt ? Un talisman porté sur sa proie, offert par l’un de ces gourous maqués ? Une onde rhizomique nourrit à la sève d’amour ? Bref, il ne demande pas d’obtenir une réponse à ses questions aussi curieuses et incongrues, qu’il s’aperçoit étrangement… qu’il pense ! Ce paresseux est bien bizarre. Il faut filer à l’anglaise, que rester dans les parages, éviter ainsi une influence négative.

© Max-Louis MARCETTEAU

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