Un délire post-humain ?

Arbre_nantes_Iotop_2018

Arbre_nantes_Iotop_2018

Des mots, une histoire : récolte 27


… et je remonte le boulevard des Invalides. Il est vingt-trois * vingt-deux. Je passe devant le lycée Victor Duruy, nom d’un illustre inconnu mais dont je sais de source autorisée qu’il était un cancre devenu ministre. Comme quoi cette dualité se marie à merveille et de constater la définition de la  » réussite : accession au dernier poste, c’est-à-dire au niveau d’incompétence,” du père Malraux, une pointure, mais bon il ne doit plus chausser l’espoir de revenir si ce n’est à la rencontre avec qui vous savez et je retiens de lui ce discours sur Moulin (pas le commissaire) un jour de décembre avec cette force de voix presque d’outre-tombe que le temps lui-même avait ses moments de tremblements qui ne laissent pas de marbre même pour une mise au Panthéon… quand non loin de là une auréole me fait un signe, parmi d’autres qui circulent en double alignement sur la partie dédiée à l’évocation, un dénommé Roger Jaudoux mort pour la France à 24 ans en l’été 1944 …

Je m’interromps … aussi incroyable que l’impossible existe, je vois traverser sur ce boulevard, devant mes yeux, un kangourou, oui, un kangourou … je note l’heure en mémoire neuronale … est-ce une hallucination transcendantale, une bizarrerie quantique, un éblouissement austral, un délire post-humain ?

Et bien sûr, pas de témoin si ce n’est des étincelles qui crépitent en farandoles à cet instant dans les arbres secoués par d’autres spasmes internes défiants la théorie du chaos quand un autre phénomène inattendu m’étonne par le simple fait qu’il ait disparu depuis quelques décennies : le pique-assiette.

Oui, je sais … que vient faire ce phénomène dans ce contexte ? Eh bien, je vous le demande ? Ces vestiges d’un temps  » … que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître … » détroussaient les auréoles naïves de quelques pétaoctets de mémoire encore vive pour les revendre à des pro-humanoïdes dissociés …

Je me débranche … le défi annoncé par mon employeur ne sera pas … mon voyage inter-connecté pour touristes vers la planète Terre est un échec …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

La mort en couleurs est tentation

Stade_nantes_Iotop_2017

Stade_nantes_Iotop_2017

Des mots, une histoire : récolte 25


Il y a une seule étoile qui brille ce soir … sans complaisance … elle regarde le football en 32K dans un fauteuil de bois sculpté à sa morphologie…

J’avance …je me pose la question sur le bord de mon gouffre de mon unité de temps au sourire de mon système bibi-binaire édenté des souvenirs passés qui s’étalent aux perspectives dessinées au filigrane à l’allure d’un embryon de regret qui prend la forme d’une certitude comme une fontaine d’eau qui se tarit comme le désir de passer à l’acte de …

J’avance …il est novembre la mort en couleurs est tentation … la passion ne m’essore plus les organes et la raison m’attire vers l’irréparable vers la condamnation vers l’infini d’une culpabilité programmée au formatage d’une morale décidée par un petit nombre …

J’avance … à cet instant je veux rire comme appris lors des multiples séances obligatoires du comportement … je me retiens comme si une forme inconnue de virus s’était introduit au cœur au château fort de mon sentiment pris en otage par l’effronterie de la conduite de mon amoureuse qui soit dit en passant refuse un poupon pour notre couple …

Elle est bien assise dans sa fonction de dominatrice … je pose mon regard sur sa nuque … je tends mon index … touche : reset … je viens de tuer ma haine mon double … mon androïde…

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Ses couleurs font symphonie

Jeanne de Bourbon

Jeanne de Bourbon

Des mots, une histoire : récolte 19 (participation hors délai)


Dans cet immense jardin entre deux personnages l’arrosoir est au chômage et l’automne prend la pause pour son dernier tableau son ultime souffle dont la beauté fruitée murmure son impermanence au jeu de la vie dans la case moribonde ses couleurs font symphonie sur le trajet

Et l’ancre du temps est persona non grata en un mot tricard et passe son … temps … à tenir un bar obscur à la lumière de quelques minutes errantes à l’expression facile :  » j’en ai pour deux minutes » à la barmaid à la réponse du tac-au-tac avant de les servir : « j’en ai pour deux secondes » et cela au regard d’une gardienne de la paix de boissons surnommée : « T’en as pas pour deux heures » et tout ce temps tous à se retrouver à chœur de requiem à la Mozart

Quand l’été indien égaré sur les terres de cet automne se pointe au bar et demande à la cascade d’un flot en répétition sans bégaiement un Daïquiri Hemingway le teint orange de la barmaid se fait pourpre comme une révélation à la grisaille ambiante comme un appel à l’aventure …

— Perdre mon temps dans ce tableau, je pars, dit-elle en changeant sa tenue par une d’été que lui offre séance tenante l’indien.
— Vient ma Belle de Temps Nouveau…
— Emporte moi à clair d’océan diamant …

Et nos deux épouvantails … s’envolent …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Le Cahier cherche son Origine

Maison_Joachim_du_Bellay_Liré_Iotop_2018

Maison_Joachim_du_Bellay_Liré_Iotop_2018

Les petits cahiers d’Émilie – Les plumes d’Asphodele – du 02 au 07 septembre 2019 (Participation hors délai)


Au courage de l’encre de s’exposer au jour et de mourir sur la ligne de démarcation du souffle du mot nu et frais imposant et silencieux et pourtant défiant sa définition sur le regard de cette même ligne frileuse d’être habillée à la couleur de la vie… le Cahier cherche son Origine et suffoque, quant au cœur de cette racine, de la source, le mot : Ignore se pavane dans un jardin à l’Éden dévergondé aux fruits sucrés entre deux jambages et un apex. De fait, le susnommé Cahier est prêt à s’arracher deux accents circonflexes comme deux épais sourcils pour reprendre ses esprits.

Mais ce Cahier veut savoir d’où il vient et ne souhaite pas lâcher l’affaire et même si après cette découverte sa tête blanche de couverture ressemble à une tête de papier mâché à qui l’on vient d’apprendre que ses parents biologiques ne sont pas ses parents adoptifs où… l’inverse… qu’il en fait une baisse de glucose sur l’étagère de service occupée par un Journal Intime égaré par un manque de courtoisie et provoque sa sortie d’étagère et tombe littéralement entre pages vingt-quatre et vingt-cinq dans un grand écart à cent-soixante-dix-huit degrés sans les minutes qui en quelques secondes, offre au carrelage un aperçu de mots bien encrées quand un Écuyer équipé de pied en lettres visiteur d’un autre temps et analphabète s’extirpe d’une phrase et ainsi à même de remettre à la page le Cahier et le servir par défaut. Comme quoi « à qui sait attendre, tout vient à point » ou pour les puristes : « tout vient à point, à qui sait attendre ».

Il n’y a de ruine que le regard absent de l’autre mais ces deux-là sont faits pour s’entendre pour la Recherche sans temps perdu que l’on nomme pudiquement et sans tourner autour du pot même de confiture : « Le Graal ». Cependant, celui-ci a le graal avec un petit g, à ne pas confondre avec un point qui n’a ici aucune place si ce n’est se mettre le doigt… où vous voulez… Donc, sans perdre le fil de la chose et pas du fil à couper le beurre, les deux compères sur le fameux carrelage sont mis au parfum de débarrasser le plancher à la manière d’un dégagisme glacial sans effet de changement climatique et les voilà qui se traînent vers une nouvelle épopée que le seuil de l’incertitude les porte d’un au-delà qui ne le sait pas devant un stylo agonisant qui les hèle par un jet d’encre délayé entre la vie et la mort.

Les deux acolytes ne sont pas des sauvages mais pas non plus des médecins du monde et d’un commun accord proposent une hypothétique aide au stylo qui n’a qu’un seul vœu écrire ses dernières volontés encore visibles comme une dernière cartouche à exprimer à la marge du fameux Cahier qui commence à avoir une réputation sur le territoire du Monde de la Maison (et pas la Maison du Monde pour les puristes … des achats incertains) et ne le sait pas comme le veut l’anti-héros par convention et pas bégueule fait signe d’un consentement en compagnie de son écuyer témoin oculaire du témoignage que va écrire le stylo moribond… que voici les mots :

Les failles s’ouvrent, l’absence du regard,
Les voix s’éraillent à la pensée du seul vide
Page blanche verticale il est bien trop tard
Le temps du repos s’annonce au ciel aride !

A l’évidence le Cahier a comme une coupure de son circuit de compréhension une surtension en ligne marginale mais bien réelle qui interpelle l’écuyer qui est prêt à gommer les mots peut-être singuliers et sacrilèges et se pose la question d’une possible cabale des autres cahiers et autres feuilles dites : volantes, rebelles dans l’âme mais dont beaucoup sont des sdf patentées qui s’acoquinent à des nommés Cartons pas très futés et ras des neurones chlorophylles. Toutefois, Cahier prend acte et lui promet que ses mots seront respectés à lettre et sauvegardés et d’une promesse que personne ne viendra corner la marge ainsi baptisée par un Mont-Blanc Maison qui a rendu l’âme avec une certaine noblesse.

Et quoi qu’il en soit Cahier n’a pas perdu le sens et l’essence de sa démarche et poursuit le contrat qu’il s’est fixé et l’écuyer fidèle parmi les disciples d’une quête étrange mais néanmoins grisante nonobstant les aléas sans tréma à l’horizon de la ligne qu’un parquet fait glisser nos protagonistes plus vite qu’ils ne le souhaitent passant devant des possibles témoins aguerris aux témoignages de premières mains avec ce léger sourire de vérité que l’on y croit mais voilà que nos deux amis traversent une nouvelle pièce du puzzle du Monde de la Maison et s’aperçoivent à un peu tard que les secondes à venir vont devenir vraiment brûlante quand la cheminée les attire et les attise comme un magnétisme qui se gausse de sa puissante attractivité les voilà à deux pages de prendre feu comme paille devant une allumette bien éméchée le lisible d’une peur commune n’échappe pas à la flamme maîtresse qui met tout en œuvre par sa séduction de les réduire en cendre comme deux pêcheurs de Graal qui viennent d’échouer sur le bord d’un brasier sans vraiment comprendre la tournure de l’événement qui les met en péril…

— Ah, je vous ai à l’œil mes gaillards… et même avec les deux yeux… dit une voix de belle intonation, vous pensiez vous dérober à ma main mise, je suis maître de céans ici.

Et voilà que Cahier et l’Écuyer son compagnon se réveillent en sursaut sur la même étagère, étonnés de ne pas avoir été grillés par la Cheminée, sauvés par une main secourable… celle qui tenait le stylo…

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Robe en mode feuille de laitue

Photographie prise en janvier 2005 par Semnoz - Wikipédia

Photographie prise en janvier 2005 par Semnoz – Wikipédia

Du blog : Mil et une => écriture conviviale : sujet 14 et origine


Maître des Fromages avait sur son plateau, à son service, toutes ses fromagères favorites. Un harem qui était à son goût, prêtent à fondre pour son seul plaisir de Maître, le bougre. Il voulait toutes les choisir, mais ne se décidait pas. Non, il y avait un je-ne-sais-quoi qui le dérangeait. Elles étaient trop lascives, peut-être ? Ou peut-être avaient-elles de cette péremption, proche devenir, qui le rebutait ? Était-ce seulement leur forme, leurs rondeurs, leur couleur, leur origine … ? Il tournait en rond et elles devenaient impatientes comme toutes les fromagères décidées à ne pas se laisser déposséder d’un plaisir encore inassouvi et brûlant comme les braises d’un Vésuve au crédit de longs mois à s’émanciper enfin…

Non, il y avait autre chose, presque indéfinissable, mais qui était à … son goût tout à fait indispensable pour apprécier, en sa totalité, une fromagère digne de ce nom. Quand, par un hasard que le dé service n’avait pas prévu dans les actions à présenter ce jour-là, une fromagère des champs de belle forme se posa en compagnie d’une robe en mode feuille de laitue de belle provenance, sur mini plateau de terre cuite en arrière scène.

Le Maître des Fromages sentit, cette nouvelle compagnie comme une étoile descendue de l’étable de la providence. Il va sans dire que les favorites Fromagères s’agacèrent par cette jalousie cousue au lait cru et à la bactérie vindicative. D’un seul élan, elles s’enhardirent à s’enlaidir en se trémoussant devant le Maître qui d’un effet « cloche » à fromages ferma la parenthèse à ses mégères qui avaient l’envie de plaire qu’à elles-mêmes, les bougresses.

Alors, le Maître s’intéressa vivement à la nouvelle venue qui avait toutes les données pour séduire au contraire de ses semblables à l’odeur industrielle, de la bactérie domptée … elle était, elle … d’une fragrance naturelle …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Un blanc d’œuf comme un hasard dans un bol

oeuvre de martin drölling

oeuvre de martin drölling

Agenda Ironique janvier 2019


Page blanche, tablier blanc, plan de travail tout aussi blanc et … avec un blanc d’œuf comme un hasard dans un bol, le fouet, bat … à plein et voilà de bleus de but en blanc pour cause qu’il ne connaît pas … pauvre blanc d’œuf abandonné à la dure réalité de son aspect de transformiste d’iceberg … sucré … n’a pas eu le temps « d’attraper » la jaunisse qu’il flotte sur eau ébouillantée qui chauffe en casserole au gaz bien vif de ville …

Tout ceci n’est pas tout noir ni tout blanc, ni mi-figue mi-raisin blanc quoi que … à la figue qui se faufile pour ne pas être retenue et raisin qui de son jus n’en presse pas moins son inquiétude, une main ferme les découpe sans un cri de protestation …

Maître la Farine, blanc linge, à pâle figure, tout près, vit la scène, n’est pas mieux loti et sait par un sixième sens qu’il va se noyer dans un lait crémeux dont les pies de la vache de service d’une traite traites par main experte s’enhardit à la vision des mamelles toutes gonflées et fermes…

Quand merlu est déjà taillé en filet et colin blanc ne chalut pas son avenir immédiat même s’il pense que tout ceci ne manque pas de sel au moment d’être écaillé à demi vivant sur le côté droit, la dorsale déjà tranchée et finir à poêle arrosé d’une turbulence de vin blanc … sec.

Mais sauce blanche n’a pas dit son dernier mot et elle persile au thym d’une humeur de laurier sur fond de gingembre pilé quand les condiments, fiers, possédés de leur aura, sont en deuxième ligne et l’ail ne crie pas et l’échalote ne fait pas la course pour se sacrifier à la lame luisante de ses crimes passés, présents et futurs … découpage et laminage les deux mamelles de la purée d’ail et l’échalote est rondellement menée …

Bol en terre blanche, de belle taille, genre mont blanc à l’envers modelé plus lisse, devenu sourd par fouet, pilon, spatule, cuillère à soupe au tamis du chinois à l’histoire louche avec une passoire, s’éprend de l’assemblage par la violence du flot des nommés ingrédients car toute identité est devenue obsolète pour ne créer qu’une seule entité … et bol devenu récipient matrice s’ébroue d’orgueil devant bol-robot terne, artificiel, requin-blanc du savoir-faire ne deviendra jamais savoir-être …

Tout ça pour se voir emballer par un four sur une piste de sole à thermostat deux cent dix … chaud devant … ça sent le brûlé …

… je me réveille en sueur … quel cauchemar !

C’est le cauchemar de la recette de la Jumeleine. Redoutable !

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Je ne connais pas ce Google qui se présente à ma porte.

Fond_ecran_parrot_os_du_site_deviantart_magicnaanavi

Fond_ecran_parrot_os_du_site_deviantart_magicnaanavi

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)

Je tiens à remercier Les Oulimots création de Popins pour cette Contrainte d’écriture 2018 avec un texte quotidien à créer. Sur 273 jours j’ai ainsi tenu 263 textes. (tous les textes ne sont pas publiés ici …)


… et je ne connais pas ce Google qui se présente à ma porte. Il souhaite me vendre une ligne réseau directement reliée à mon domicile secondaire dans la périphérie d’Oceanus Procellarum et cela ne m’intéresse pas. Mais le bougre, il insiste. J’appelle mon droïde Marius, (surnommé Face de Book) pour me débarrasser de l’importun.

Non mais, il ne vaut pas une verge pour me soulager au regard d’un beau phallus que mon droïde me met tous les soirs à clair de Terre.

Bref, je ne me suis pas installée sur cette station pour me faire spolier mon temps … et tout humain qu’il soit, il ne m’intéresse pas ce va-nu-pieds de Google… non mais !

En tout cas, après ce grain de sable de mon début de matinée, je vais me faire un château…de sable grâce aux dunes artificielles déversées le long du littoral qui longe notre avenue, et après du cheval de bois construit par les petites personnes colonisées par notre bien aimée société. Et pas de quiproquo entre nous. Ces petites personnes sont naturellement et convenablement bien traitées. Elles proviennent directement de la Terre. Cette population a été irrémédiablement … comment dire … abîmée au fil du temps par les pollutions diverses et variées, et nous, notre bien aimée société, avec cette patience bien connue et reconnue porte une attention particulière pour en intégrer quelques milliers par an pour notre communauté. Et je ne vous apprends rien, ces petites personnes sont bien à l’abri pour les protéger de nos influences et pour qu’elles puissent travailler en toute tranquillité …

En attendant, à vous rendre compte oralement par ce journal intime enregistré en direct, chers audiostateurs, je vais me verser une rasade de Limonadif pour soulager ma gorge et dans quelques instants nous aborderons le rituel du Pingouin en Queue de Pie qui vous …

— Elle n’a pas bientôt fini cette greluche à nous bassiner avec son air de formol et son faux journal intime intox en direct … elle parasite notre réseau …allons, reprenons mes frères Apple à creuser notre tunnel pour libérer nos sœurs Amazones colonisées … qu’elles respirent de nouveau la liberté …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

« Ils passèrent ensuite une seconde d’inattention à se tortiller »

Scarabée des sables Arkellien

Scarabée des sables Arkellien

Agenda Ironique 2018 suite Octnovdec de l’Önd et sur une idée de Jobougon et mots de Jobougon.


— “Et puis c’est quoi encore, cette histoire de polimalie sérieuse ?
— “La polimalie sérieuse, c’est… Demande au chien, il le sait !

La Gertrude qui passait par-là, à défaut de passer ailleurs, s’exclama :
 » – Je me suis inscrite à un club d’éléphantastique. Il s’agit de sauter à l’élastique à dos d’éléphant fantasque. »
Et “Rosalie” de rétorquer, grimace en poupe :
“J’ai toujours pensé qu’un éléphant fantasque était un pachyderme gaucher contrarié.
Et Mauricette, de lancer à tue-tête :
“— Oui, et alors ?
— Alors ? “C’est en faisant tout le circuit délicaristique que j’ai découvert” ce gauchement ! Car l’un, n’empêche pas l’autre, dit Rosalie se pomponnant devant la Psyché qui commençait à avoir “un air affreusitairement dépiscitaire tout en baissant les yeux au sol, ce qui » la « fit résonner longuement sans pourtant atteindre le renversement de l’ut.
— Ah! “ J’ai eu la mirififique idée” d’aborder ce sujet d’éléphant … dit Mauricette genre de Chaperon Rouge qui ne s’en laisse pas conter.
— Est-ce que tu connais l’éléphant de l’Önd ? dit Gertrude qui avait un commencement de crânïte aiguë.
— Non, dit Mauricette, ça ressemble à “l’éléphant fantasque” ?
— C’est un cousin qui pratique “l’abomifreux un langage difficile à apprendre” mais si “tu connais les bonbons mergnificats”, tu peux « amupliquer » facilement.
— Je pensais qu’il fallait “les espaces d’insolitude” pour ampliquer ?
— Tu comprends rien, ma fille. Va donc me chercher la clef de “la jumeleine et « si tu ne réussis pas à trouver la clef, demande aux deux brumageux postés la veille de te renseigner sur l’endroit à l’envers de la boite à mystère. »

Et Mauricette de sortir de la cuisine et de grommeler pensivement : « Quand ça délibule, c’est aussi clair qu’un cerf-volant par temps de zéphyr, ça flotte au dessus de nos têtes ! », tout en croisant, un habitué de la maison.

— Tu penses tout haut ?dit Onésime qui avait chanté la veille ce tube de la maisonnée dont voici les premiers mots en ré-majeur : » La drolatour du tambour de l’automne perce le jour de retour de la donne. »
C’est toi qui lit dans mes pensées. J’en suis « abominaffreusité » ! 
« Tu accepterais de faire une partie de couettivité avec moi ? Lui demanda à brûle-pourpoint Onésime avec un grand sourire. »
— T’es pas un peu “ tartuffolique” ?
— “Sinon, tu viens souvent boire le café à l’agengouin toi ?
Non, c’est “artificelle”.

« Ils passèrent ensuite une seconde d’inattention à se tortiller »

“Bon ! De toute façon, c’est comme tout . Ça s’apprend par la pratique. Et puis les modes d’emploi, c’est comme la plomberie. Ça mène à tout à condition d’en sortir.” ajouta Onésime les yeux baissés comme un rideau de porte-fenêtre.
— » Tu peux glisser de la machine à trucs à la moulinette métaphorique. Essaies un jour, tu verras la différence. » lui balança Mauricette qui avait les crocs.
“Et comment il s’appelle, ton chat ? » Dit Onésime l’air de rien, à se rattraper à un ”balument« .
« Créaginaire.
— Et tu lui donne quoi, à manger, pour qu’il ait le poil aussi brillant ?
— Des boulettes d’
anomalisson.
— De la marque nomade ?
— Et de la marque
lisson, bien entendu ! »

Mauricette qui n’avait pas avancé d’un pouce sur “cette histoire de polimalie sérieuse” dit à Onésime qui n’avait aucune chance :

— “Tu sais, tu peux dire ce que tu veux”… “Le reste de la phrase se perdit dans un silence ouateux.
— … « Tu n’imagines même pas la pinguouination qu’il a fallu déployer pour en arriver là ! » hurle presque Onésime atteint de la chocile par les mots de Mauricette.
“Alors pourquoi tu le fais ?
— Pour … pour t’avouer ce qu’est “cette histoire de polimalie sérieuse”.

Mauricette, « le voyant sortir un paquet de la poche de sa veste … lui tendit la boite, qu‘elle saisit avec soin. » Elle découvrit enfin le fin mot de l’histoire de polimalie sérieuse qui était … un scarabée des sables… et dire qu’on avait voulu depuis le début, l’égarer.

— “Tu sais, je n’ai pas dit mon dernier” mot… Quelle Lui répondit” Mauricette En lui prenant la main ».

« Bingo ! » pour Onésime qui n’y croyait plus.

Iotop 2018 sur les mots de Jobougon.

Promesse ne vaut pas paiement

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Neufs mots trempés, dévalent l’Alpage et se suspendent in extrémiste à la nommée : La Ligne.

Égarés suite à un orage nommé Tache d’Encre, ils échappèrent de justesse, aussi, à une sécheresse multi-genre nommée Buvard.

Bref, les Neufs ne sont pas dans la meilleure posture pour survivre dans ce milieu hostile, celui de la page blanche maîtresse des lieux qui d’un geste peut froisser son format et se jeter corps et bien dans le premier précipice venu, nommée Corbeille …

Aucune bonne mine tendue pour les aider, pas de secours possible même d’une simple gardienne nommée Virgule et d’un chef de ligne nommé Point. Rien, si ce n’est au loin dans un hamac, le nommé Gomme qui prend ses aises, payé à se la couler douce, un emploi qui ne lui crayonne pas l’angoisse des jours à venir comme d’un avenir dégommé par un dessinateur, la pire des punitions pour cet élément appeler par les anciens Le Bourreau …

Ils viennent de se réfugier sur le territoire de la Marge qui les reçoit avec ce sourire comme une rature au milieu du visage, une aubaine pour elle la réfugiée de la solitude qui n’a pas pire situation que certaines consœurs mise en quarantaine au mieux, elle sourit et dépose pour chacun d’eux une lettre de bienvenue, une tasse de compliments pour ces voyageurs de l’extrême et promet une place pour chacun sur l’une des plus hautes phrases en devenir car elle le sait l’auteur.e ne manquera pas de les intégrer, bien au chaud dans son Histoire …

Mais promesse ne vaut pas paiement. Et rien ne se passa … le froid de la page engourdit les neuf mots et la Marge disparue sur le flan à jamais … la page portée par un vent détrempé se transforma en un feuillage blanc au contact de la neige et puis se volatilisa …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

J’ai les entrailles de l’écrit

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


J’ai les entrailles de l’écrit celles qui soudent les lignes aux mots dans la torpeur de la fièvre intestine muse de douleurs qui se mord les seins de l’imaginaire en cette … d’une seule promenade dans une seule direction j’irai tirer mon rideau d’une seule main ferme et d’un trait d’humour si j’ai encore la parole facile et le verbe du futur toujours présent pour passer l’arme à gauche avant les vêpres le regard nitide et le lacrymal retenu je voudrais vous voir bambocher une semaine entière autour de ma dépouille reluisante d’huile et de cire comme si je devais être vivant encore et encore au-delà de cette éternité humaine que je vomis dans le vivant d’aujourd’hui mais qui me taraudera dans le demain qui viendra bien trop vite par sa grande ligne directrice j’aurai le doigt pointé comme une statue qui pointe l’horizon comme si elle était créatrice de sa propre existence qui n’est en fait de création d’un marionnettiste qui fabrique … des marionnettes comme des vies qu’il n’aura jamais comme le rêveur qui se croit de toutes les aventures et pourrit naturellement dans sa fange entre deux draps trop usés pour encore reconnaître une eau claire de fontaine pour se laver et reprendre vraiment goût à la vraie vie celle qui tend les bras tous les jours et dont on rejette sa chaleur par peur de bien trop vivre pleinement comme une audace devant la mort …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Il eut ce visage possédé entre le patibulaire et le l’abomifreux

Série télévisée Versailles

Série télévisée Versailles

Agenda Ironique Automne 2018


Il eut ce visage possédé entre le patibulaire et le l’abomifreux ; j’osai tout juste lui serrer la main de peur qu’il brisa ma confiance en moi.
Mon balument le fit sourire juste de ce coin gauche des lèvres qui se retroussèrent et fit apparaître son cynisme.
Je lui offris ensuite de la Jumelaine assez rare dans nos contrées pour qu’il apprécia à juste valeur ce cadeau comme une première porte à nos négociations.
Nous nous assîmes devant une petite table, ronde, dessus vert pomme et pieds anthracite. Je m’aperçus qu’il était atteint de la polimalie chose commune sur ce territoire pour les … petites gens, seulement … cela était bien étrange.
Nous commençâmes notre joute verbal et lui affirma qu’il n’y avait pas de fatalimace dans le contrat proposé ….
Et que son obsession de l’éléphantastique n’était qu’une fantasmagorie d’enfant.
Je m’emportai sur le ton mergnifique et cela le referma comme un fermoir du fin dix-neuvième.
A ce moment-là une enchanquise nous déposa une tarte à la crème de bambou, celui comestible au nord ouest du pays des Polpilles.
Je souris, il sourit, j’avais cru un instant que notre entretien allé finir ampliqué.
Je sais combien une charonne peut ternir une rencontre, ce genre de propos est capable dissoudre des liens pourtant aux premiers abords solides.
Nous avançâmes pas à pas, presque main dans la main mais paradoxalement avec une certaine insolitude ancrée dans nos cultures.
Il proposa enfin une artificelle, que j’attendais depuis le début … peut-être qu’il tâtonna ma confiance car à chaque fois il fallut qu’elle soit renouvelée.
J’eus un trait de brumageux sur le front, oui, c’est vrai car cette artificelle était différente des autres que je connaissais.
Il reconnut à propos par un geste agengouin que je n’avais pas d’inquiétude à cultiver.
Et avec cette délicaristique de son peuple il planta son index bien droit dans la tarte et rit bien fort.
Je ris à mon tour et dégusta cette mirififique pâtisserie en sa compagnie qui se détendit et me rassura.
Et c’est à une bouchée qui s’émietta, il se défit la délibule gauche brusquement par un léger craquement comme l’on croque des os de caille.
De suite, je vis arriver en grandes pompes et petits pieds une créaginaire qui lui remit aussitôt dans un tour de main extraordinaire la chose.
Je fus littéralement existancié par la dextérité, l’assurance de cette praticienne.
Et nos négociations se canalisèrent sur les droits et obligations de nos intérêts en évitant la tartuffolique de nos conseillers.
La nuit leva son voile sur notre deux silhouettes en ce lieu nommé Gymnasticot.
Nous fûmes seuls et nous fûmes composés en arrière plan d’une cour disparate entre domestiques et courtisans quand des ecriames se firent entendre non loin et près de nous.
L’appolement nous prîmes … l’affolement … au revers de l’inquiétude, la pinguouination était de retour et la mort à son bracelet.
Et après un rapide chocile nous décidâmes de remettre à plus tard la suite de nos tractations.
Nous eûmes passé un premier drolatour de bonne augure et que nous actâmes sur l’heure par une signature numérique sur chacune de la paume de chacun.
Un nouvelle horizon apparaîtra … mais serions nous toujours vivants ?  Et comme le dit l’ancien de chez nous : “Tempus Narrabo”. (A ne pas confondre avec : n’attend pas le bus à la station Narrabo).

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Je rêve les yeux ouverts de surf

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Surf_soleil_plage_ nom_photographe_inconnu

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Les étrilles sont cuites. Oignon, échalotes, poireau, laurier, tomates, citron …recette à main levée. Le tourteau ne se vaut pas et l’araignée à une autre envergure. C’est un beau bouquet de fruits de mer pour un réveillon.

Je suis au restaurant le Kenavo au bord de la mer. Je rêve les yeux ouverts de surf, la vague ultime et le sel de ma vie a ce regard sur ma partenaire du moment. Elle est belle avec cette peau tendre et douce comme du lait. Elle pleure. Elle voudrait partir de ce restaurant dont les gens ont des têtes de phoques tellement ils sont sensibles à ses pleurs que j’en suis à deux doigts de jeter mes carcasses à leur figure …

Minou, les gens nous regardent !
— J’m’en fous … t’es ignoble !

Je prends mon calibre nommé Léon et je cartonne toutes ces têtes, une par une, rapidement, comme à la fête foraine. Le sang gicle, les corps d’articulés s’affalent sur les tables … la cervelle chaude est servie … Minou, vomit et je reste froid, conscient d’un certain désordre …

— Tu vois, maintenant je suis vraiment ignoble…

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

J’ai une armoire et un livre

Dessin de Jochen Gerner

Dessin de Jochen Gerner

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J’ai une armoire et un livre, un livre dans une armoire et pas une armoire dans un livre …

J’ai balancé au service de collecte des déchets les autres livres, pour ne pas dire aux ordures. Il y a des expressions qui sont interdites de paraître sur le territoire lexical. Pour le bien des oreilles ? Pour faire plus propre ? Le nauséabond au mot d’ordre de passer à la lessiveuse pour des oreilles chastement préservées de l’odeur qui restera tout de même dans le … nez.

Quoi qu’il en soit, ce livre trône parmi mon linge et je ne vais pas changer d’idée. Un livre propre, du linge propre, une vie propre… En fait, garder l’essentiel. J’avais des milliers de livres, chacun avec sa particularité, son aura, sa saveur, son trait … et puis, le temps est comme un taille-crayon, il mine la vie et je suis un tantinet au bout, alors comme le soleil, un seul suffit et de livre aussi et avant que la faux me coupe l’herbe sous le pied (j’en ai toujours deux, de pied) par nature ou par un plafond avec une corde et de rejoindre le nuage à mon transport vers les cieux (je suis à demi croyant, en espérant que je n’aurai pas un demi ciel) j’ai décidé de ne garder que ce livre, un bijou de la littérature, immortel …

Bref, je vais brûler aujourd’hui, mon livre, mon Veau d’Or … à moins que … mon armoire …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

L’arnaque est peut-être au bout de la route ?

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Je tourne à gauche puis à droite, le rond point, ligne droite vers ma destination … l’arnaque est peut-être au bout de la route ? J’écoute une symphonie du Modeste Moussorgsky d’une nuit sur le mont chauve. Quel souffle ! Quelle envergure ! Cœur d’un déluge d’émotions, je suis emporté, dévalisé, déraciné …

Je transporte dans ma remorque un canapé rouge installé et fixé par des lanières … une part de ma vie est aux regards de l’indécence, des curieux potentiels montés sur les ressorts de la singularité, des fétichistes des canapés rouges, des rigoristes de la coupe, des puritains déviants, des vertueux globuleux d’envies …

Je suis sans fard, je fonce, droit devant, la ligne droite ne viendra pas se courber de honte devant mon audace de la chevaucher au volant d’une automobile, moteur ronflant de cette belle fatigue d’obligations dépouillées de récompense si ce n’est de la castrer définitivement par ce mépris inconscient et par un jour d’une morale économique de l’envoyer sans un mot, même de remerciement, à la casse, cette fidèle

Et la route s’allonge, s’allonge … elle se bande, se bande … que j’en ai le ventre qui se tord comme une serpillière au rejet de bile absent … je suis de cette sueur qui se prend à dévaler les cicatrices de mon angoisse et je roule, roule …

— Tu vas continuer longtemps ce délire dans cette grange … dans cette voiture qui n’a que le nom…?

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

La tartine de margarine se moque

Oeuvre de David Schnell

Oeuvre de David Schnell

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Ma vie se passe dans un continuel échouage pour survivre, ce qui est un tantinet idiot, surtout que je n’ai pas de bateau. Pensée en vol plané du matin dont la tartine de margarine se moque ; elle connaîtra d’ici quelques instants la dure réalité de son état dans le café au goût de banni et même le sucre ne fait rien pour l’attendrir…

Et puis je passe à l’orgeat (qui n’a rien à voir avec le jus d’orange pour les ignares) avant de « prendre mes cliques et mes claques » de ce lieu insupportable : mon appartement que je hais comme le nougat d’ailleurs. Aucun rapport, quoi que … cet appartement me fait vomir depuis que mon amie est partie avec … un routier à l’international …

Elle était en stage en Belgique, dans un temple … et elle est revenue avec un camionneur qui lui aussi participait à ce stage de quinze jours. Mes larmes dépassaient ma colère qui me prenait à la gorge quand elle me l’a présenté. On a pratiqué une oraison à trois au lieu d’une soirée bien sympathique avec bières …

Je sors de cet appartement maudit, démarre ma voiture, quitte la ville et la campagne m’ouvre sa nébuleuse de verdure automnale, sa frondaison pour un repos éternel. Je respire la haine, ma haine, mon manque de réaction face à l’adversité, mon égoïsme …

Le Lac de la Faucille n’est pas très loin à présent. Je vais me noyer dans l’ombre de l’injustice. La Lune ne viendra pas m’accompagner, ce n’est pas son jour, comme ce n’est pas le mien. La vie ne tient qu’au fil que l’on tisse, le mien va bientôt se rompre et je ne vais pas jouer « le chêne » dans le « le chêne et le roseau » de la Fontaine.

Je coupe le contact du moteur sur le terre-plein qui mène directement sur la berge. J’ouvre ma portière. A ce moment, dont l’imprévu à la recette, un chien qui frétille de la queue, jappe une bienvenue dont je repousse les effets. Que fait-il à cet endroit du soir, à ce croisement de ma vie qui n’est qu’une ombre qui ne demande maintenant qu’à disparaître … totalement, complètement … Ce chien est indécent à vouloir me tenir en vie encore quelques instants …

Le furtif d’une étoile filante qui me fait un clin d’œil et pas de vœu à proposer ou une nouvelle carte de destin qui va boire la tasse définitivement avec moi, quand j’entends le son d’un luth au moment où mes jambes prennent l’eau et mon corps change de température avec un genre hypo (et pas hippopotame) … et ce chien qui recommencer à aboyer …

— Je veux mourir en paix !

Et mon cri donne naissance à un écho monstrueux, une onde qui me revient comme un boomerang dans les oreilles … et de l’eau, brusquement me réveille …

Info BFM : on apprend qu’un avion de ligne s’est écrasé en mer. Pour l’instant un seul survivant a été récupéré …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Dans son sommeil comateux

Image_bugs_bunny_car

Image_bugs_bunny_car

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— Alors ?
— Il parle à haute voix dans son sommeil comateux … écoute …

… nous sommes tous algériens, marocains, dominicains, portoricains … souverains, humains mais pas lapins … humain parmi ce monde de galériens. Bravo, diront les puristes. Honte, diront les autres. Halte, me dis-je, là, à cœur de la ligne, la pensée en alerte et le culbuteur de la question tout en haut du prochain passage de la réponse. Je grenelais le cuir de mon esprit dont la fusion était proche de l’effusion de neurones en manque d’oxygène, à la hauteur de la jouissance qui s’agite pour l’envol prochain … goutte-à-goutte …

Qu’importe les différentes lanigères (à ne pas confondre avec lingère) nous sommes au chaud pour les décennies à venir. Cela « tombe » bien, changement climatique « oblige », les tendances ne réalignes pas les humains entre eux, bien au contraire … et ne parlons pas des droits régaliens

Qu’importe l’impotent … l’important veux-je dire … il faut à chaque jour défendre l’humain et son principal handicap : son manque d’union. Car « l’union fait la force », et la désunion provoque la soumission. Ainsi, en connaissance de cause, je glénerais encore un peu, avant de me provoquer à rassembler mes semblables autant de fois que nécessaire pour que les lignes ralignées fassent un seul bloc pour percuter le pouvoir en place …

Et c’est moi qui a été percuté, un peu trop vite… au moment où J’engrelais mon ouvrage, assis sur le banc du village, parmi les boulistes, par un bus de touristes … je me souviens, seulement, que le conducteur était un … lapin…

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Je regarde

Oeuvre de James Watson - Sirène

Oeuvre de James Watson – Sirène

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Je regarde cette immense image affichée sur l’un des nombreux faux murs de l’exposition. Je suis vraiment impressionné par ce faux océan qui s’imprime sur ma rétine non marine mais terrestre jusqu’à la moelle. Je prendrais bien un bain avec cette fausse sirène que je viens d’apercevoir, là, à deux pas de moi. Une brune aux cheveux à la coupe Cléopâtre, lunette à reflet vibrant méthylène, habillée en salopette couleur chair que l’on devine toutes les saillies et les courbes et beaux et faux plis …

Je ressens des rouleaux en vague d’érotisme me submerger et mon rouleau de printemps surgir de sa torpeur. Mais est-elle le simple vernis de mon imaginaire ? un soleil fantasmé par le reflet d’un banc de sable égaré sur une étendue ambrée d’un désir violent ? … jouer les amants de remplacement, oui, mais gare aux tritons jaloux, une mauvaise pluie de chants n’est pas recommandé pour le commun des mortels.

Mais, j’ai comme une envie d’épopée en moi qui s’étend entre deux rives de posséder l’éternité dans mes bras en deux ailes de soie marbré, je vole, je m’irradie, je la séquestre à sa cambrure et l’enlace dans un mouvement radical à la hauteur d’une cime offerte et puis d’un élan incontrôlé la mutine me pique d’un regard … et je tombe, tombe, tombe …

— Monsieur ? Monsieur ? … N’appelez pas le SAMU, il vient de faire un faux malaise … dit la fausse sirène aux faux plis de grimaces des personnes présentes …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Je me suis, ce jour-là, fait servir

Photographie de André Kertész - Terrasse de Café - Paris 1928

Photographie de André Kertész – Terrasse de Café – Paris 1928

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Je me suis, ce jour-là, fait servir une menthe à l’eau. J’avais décidé d’arrêter de boire pour le bien commun avec moi-même et d’un soi-disant corps en passe de couler en haute mer de souffrance dans l’indifférence totale, à étreindre dans l’enfer des draps spongieux de l’écœurement. D’alvéole en alvéole mon épiderme s’offrait une nouvelle peau au contact d’une nouvelle pinte en pinte de retour. Bref je devais lâcher prise avant qu’il ne fût trop tard.

Mais il était trop tard. Au fond de mon être enceinté d’alcool il savait que la dernière ligne droite était là. Il allait arriver le premier pour une seconde fois de sa modeste enveloppe teintée d’un espoir irrépressiblement dévolue à vivre comme un héritage insoumis, insécable, indécent, incohérent, indispensable pourtant la mort devait me prendre par l’organe le plus sensible à la cuisson d’un haut degré de l’alambic à la fois à hanter par mes générations de cellules et poser mes premiers mots sur le possible asticot dont je devenais le garde-manger …

Je n’étais ni sucré, ni salé mais d’un goût entre la jacinthe et l’absinthe, nectar peu compréhensible, mais la chimie a des dons insoupçonnés pour faire avaler bien des choses, nous en avons des exemples concrets dans nos frigos … et moi, j’y étais depuis un bon moment …

Ce premier verre de menthe à l’eau m’avait dépossédée par effet, de bonté, la vie ; j’étais tombé comme une fleur coupée sur la terrasse de mon café tant aimé et la serveuse avait par état de choc changé de couleur de cheveux. Je fus transporté directement à la morgue après constat d’un décès en bonne et due forme par un homme digne d’avoir reçu le saint sacrement de décider si un homme était mort ou pas et la chambre froide me pollinisa l’entité et mon identité remis aux autorités compétentes. J’étais bon pour l’effacement.

Mais personne n’avait soupçonné une soudaine et brutale narcolepsie … Je me réveille … d’humeur sombre et froide …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Il est minuit est rien ne se passe – Chapitre 2/2

Kaamelott – Perceval – Franck Pitiot

Kaamelott – Perceval – Franck Pitiot

Agenda ironique Juillet 2018 : palimpzeste.


( Fin du chapitre précédent : Il se lève comme une heure malheureuse de recommencer son tour de garde. Et si toutes ces femmes avaient liens avec lui ? Comme un échec non plus amoureux mais un échec tout court de sa… vie ? Et si… On frappe à la porte.)

Chapitre 2/2

— Qu’est-ce ? (un comble pour le plus grand détective du monde)
— C’est moi.
— Dr vous êtes aussi imprévisible que le temps qu’il fera un 14 juillet…
— Vous me paraissez dépressif. Pourtant vous avez de quoi assouvir votre soif de raisonneur avec cette affaire… votre frère d’une belle intelligence, supérieure à la vôtre soit dit en passant, aurait déjà…
— N’en dites pas plus Dr Watson, vous enfoncez en moi un grappin bien profondément… ce jeu pour me piquer ne sera pas de bon effet, je le crains…
— Allons, allons… vous n’avez pas découvert le meurtrier ?
— Ô que si… j’ai trouvé, hélas, trois fois hélas, mille fois hélas… je ne suis qu’un renégat…
— Auriez-vous interrogé les esprits ?
— Ma table ne tourne plus depuis bien longtemps, mais j’ai le tourbillon de l’affreuse faucheuse qui n’attend que le dernier mot de mon souffle … l’impatiente.
— Penseriez-vous mettre fin à vos jours ?
— A mes jours ? Grand Dieu je préfère retourner sur les Dunes…
— Eastbourne n’a-t-elle pas été le théâtre de l’un des meurtres ?
— Si…
— A la scie, vous avez raison… et à chaque fois une procédure différente. Tout cela est bien étrange et tout à fait inattendu…
— Inattendu… oui, c’est là que la corde – and last, but not least me tend son nœud … pour me pendre. J’en suis le seul responsable.
— Je ne vous suis plus S.H…
— Cela s’appelle la marque du Pangolin
— La marque du Pangolin ?
— Je suis en moi ce drame, cette griffure d’adolescent qui respire l’air des assassins par ce manque de courage d’assassiner moi-même… mettre sous écrou les moi dispersés dans ce monde fabriqué d’entités négatives. Vous n’avez jamais soupçonné un seul instant que la seule complexité ou abomination des meurtres commis ne pouvaient avoir une relation avec ma personne ?
— Mon cher S.H. vous êtes dans le délire. Pour votre bien je vais vous procurer un médicament…
— Non, non… Watson, regardez-moi bien dans les yeux. … vous ne voyez pas un assassin ?
— Non, mais je vois que vous manquez de lucidité… et de sommeil réparateur…
— Pas de sommeil Watson… je manque… d’amour… tout simplement…
— Eh, a vous tout seul, vous auriez assassiné la moitié du monde ?
— Et pourquoi pas ?
— Donc les quatre blondes ?
— Tout à fait !
— Je crains ne point vous suivre dans ce raisonnement. Et puis cette marque de Pangolin comme un anathème… je vais aussi de ce pas consulter mon cher confère le Dr Moore qui vous a déjà soigné…
— Non, Watson, non… je ne suis qu’un monstre… comme toutes ses affaires que j’aie eu à traiter… mais mon traitement à moi n’est plus du ressort de la médecine légale mais de l’esprit…
— Le vôtre s’embrume d’un smog londonien…
— Votre ironie fait plaisir et aujourd’hui vous me surpassez…

Il est minuit et une minute… une claque retentissante vient de réveiller complètement Sherlock Holmes de sa fièvre du masque de l’ennui par le Dr Watson…
— Vous êtes fou Watson…
— Vous parliez haut dans ce délire… il fallait un traitement à la hauteur…

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Il est minuit est rien ne se passe – Chapitre 1/2

Film Qui êtes-vous Polly Maggoo - 1966

Film Qui êtes-vous Polly Maggoo – 1966

Agenda ironique Juillet 2018 : palimpzeste.

Note : je tiens à remercier Floriane pour son idée suite sa réponse : « Dommage ! Avec vous, on aurait peut être découvert la face cachée de S.H… » Donc, sur une idée de Floriane voici un essai sur le sujet imposé en deux chapitres (j’étais bien parti pour en faire trente, mais bon, je suis me suis restreint à l’essentiel) 🙂


Chapitre 1/2

Il est minuit est rien ne se passe. Normal. Le meurtre vient de se consommer à la lame tranchante et fine d’un… taxidermiste… en vacances dans le Tarn, avant l’heure fatidique et de rigueur.

Le détective S.H. s’impatiente après ce quatrième crime… effilé sans coup de filet à l’horizon… la vague du smog se rit genre brouillard édenté… Devant son expertise, c’est un beau cadavre au féminin qui se présente à la blessure comme une égratignure côté arrière gauche entre la 4e et 5e cote (entre la 11e et 12e vertèbre) pour sectionner la crosse de l’aorte provocant une hémorragie interne sans perte externe, et pas de… soutien-gorge. Normal, en robe noir fourreau, dos nu avec dentelles… En fait, S.H. constate que la victime n’a aucun sous-vêtement. Normal ? Pourquoi pas en ce début de juillet à forte température ajoutée au regard des années… postérieures ? Il examine la texture du crâne à main nue, tâtonne, palpe, caresse même… Si S.H. n’a pas été bercé par la phrénologie, il ne laisse rien au hasard et prend toutes les précautions d’usages, d’observer toutes ses procédures élémentaires…

Bref, il se repositionne dans une pensée moins futile et fait quelques pas à la péripatéticienne devant la morte allongée sur le ventre, la jambe gauche pendante sur le bord du quai. Avait-elle l’intention de plonger pour échapper à l’agresseur ? Quels rapports avaient-elles avec les autres victimes ? L’âge, oui peut-être… une trentaine d’année… blonde… entre un mètre soixante-dix, soixante-quinze voire quatre-vingts avec talon, bien proportionnée… bref, des femmes BCBG… et peau de porcelaine… apparemment… mais pas de sac à main ni de chaussures. Étrange. Meurtre avec mobile le…vol ? Encore plus étrange. Que pouvait bien amener le meurtrier à tuer ce genre de femmes ?

En tout cas ce qui rassurait S.H. avec un petit rictus est que ces corps n’étaient pas proposés à la découpe… ce qui lui rappelait une certaine époque et le précédent cadavre… et pourtant, seul avec cette dépouille, il se sent… dépouillé de toute pensée véritable… telle une chute du Niagara sans le Niagara… quand un chien genre basset houd vient flairer le macchabée au niveau des cheveux…

D’aucuns l’eussent chassé par voix ou autres procédés. Pas S.H.. Non. Il observe le quadrupède. Il sort sa loupe (pas le quadrupède, suivez) (à défaut d’un microscope en panne ce jour-là), s’agenouille devant la tête de la défunte, écarte doucement la tête du… chien et sans prendre de gant déploie les cheveux de la fausse blonde et… il aperçoit un reflet, puis plusieurs comme des arcs-en-ciel… un petit diamant est incrusté à la base du crâne. Il va chercher son nécessaire dans sa mallette de petit chimiste, en sort une petite pince à épiler et extrait le précieux indice.

En tout état de cause, il ne trouvera rien d’autre après cette analyse de la victime et l’alentour, et autorise le commissaire à faire enlever la trépassée…

Premier indice probant avec ce diamant au carat suffisant mais est-il la clé de l’énigme ? Une diversion ? En fait, S.H. fulmine en silence, ce silence de la pensée tempête sous son crâne dégarni de la logique habituelle. Il rumine trop lentement et sa gastrique le ronge comme une lèpre intérieure. Il se rappelle ses quinze ans et cette jeune fille blonde qui lui avait dit oui entre deux mots à l’oreille. Et puis contre toute logique de jeune mâle, il avait dit… non. Cette peur qui ne s’apprend pas. Elle est viscérale. Elle est proie à dévorer par tranche. Elle est appât de désarroi collé en soi comme des yeux qui nous jugent nous crucifient et foudroient au premier repas d’aimer et l’amour qui hurle…

Il va rejoindre son 221, dénaturer l’ennui mains et poings liés, et son opium qui le pique de revenir, il s’écroule d’une masse dans son lit se laissant prendre dans les filets labyrinthes neuronaux de sa logique… arraisonnée… par la déraison de cette affaire des quatre blondes… vraies et fausses…

S.H. se réveille comme H.S. par l’inondation d’une sueur d’images qui lui collent à la peau et ses quelques larmes gravées au sel sur ses joues, déserts de bisous, qui éloignent la tendresse… à ce visage taillé à la serpe, poids d’une solitude signée à main levée sur le monde qui est un sale tableau…

Il se lève comme une heure malheureuse de recommencer son tour de garde. Et si toutes ces femmes avaient liens avec lui ? Comme un échec non plus amoureux mais un échec tout court de sa… vie ? Et si… On frappe à la porte.

(à suivre …)

© Max-Louis MARCETTEAU 2018