Parloir sourd au format miroir à soi

Max Ernst - Santa conversazione - 1921 - Dédicacé à Benjamin Péret

Max Ernst – Santa conversazione – 1921 – Dédicacé à Benjamin Péret

Agenda Ironique Juillet.

(Choix ici du lipogramme (sans e))


 

Il part. L’horizon noir pour salut, sa main sur son front brûlant … pas à pas, il sort … d’ici pour la …

… prison… sa prison… son rasoir… murs du parloir, sourds au format miroir à soi, par la voix sans nuit, sans goût, fait son habit… la claustration sur lui, position du fautif au chagrin garrot, banni parmi tous bannis, un cachot lui sourit …

… aux visions poisons, d’abandon a sa raison … lui pantin corrompu a son ragoût d’alcool du mal construction amplification aux poumons d’un vaudou d’un air au bruit à subir l’attraction du …

La nuit, l’imagination au carcan à vif à vouloir fuir fait noircir son sang … aux matins toujours trop durs … poings au mur … croupir à l’infini dans son hôpital …

Tous, rugissants dans son ciboulot … tous fous …

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Le hasard se lève

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Agenda  Ironique de Janvier   (Hors délai)


… les étoiles clignotent dans le ciel ou est-ce mes yeux dupés par un effet de hasard ? En fait, qu’importe, par ce froid, le ciel n’est pas un témoin de ma fuite en avant vers l’obscur tracé à coups de crayons anthracite sur ma page de vie format à l’extension non reconnue…

Tout se tisse et se détisse, se tricote et se détricote… et si « Dieu ne joue pas aux dés », moi-même je n’y joue pas, comme quoi Dieu n’a pas l’apanage dans ce domaine… j’ai dégrossi mes projets au fil des années (alors que je connais quelqu’un qui a réalisé un très fameux projet : le monde en six jours… (selon les créationnistes lors de leur récréation matinale entre les jeux d’osselets et de l’oie) c’est quand même… un monde, quand on nous cause dans ce monde-ci : d’efficience, d’adaptation, d’expertises, de ressources… et qu’il faut une dizaine d’heures pour assembler une voiture lambda, je vais « rire sous cape », si je rajoute les mots d’un certain Samuel : « Dieu a fait le monde en six jours, et vous, vous n’êtes pas foutu de me faire un pantalon en six mois », comme si on m’avait « couper l’herbe sous le pied » (et je ne suis pas unijambiste) à chaque échange avec moi-même comme si ma vie faisait entrechat, se moquait d’une grimace citronnée…

Tout cela est à dessein du destin festin et… puis oui baratin et toc tintin… la position du lotus sur l’oreiller d’un soleil matinal nu sur le devant la scène et « Dieu est peut-être éternel, mais pas autant que la connerie humaine » nous dit Pierre (et pas le Saint à l’œil angulaire) et je me tiens à la rampe de l’espoir et prépare tout de même le parachute avec matelas pour un atterrissage à la désespoir comme la vie sait nous concocter à l’endroit de nos revers.

… et il me semble entendre le jacquemart de service carillonner d’un clocher bâti comme un phare sur le promontoire d’une petite commune de bord de mer, un cyclope défiant en contrebas un village, avec ce retard tout à fait inhabituel telle une certaine société nationale des chemins de fer… quand, je détourne la tête, des ruelles s’animent aux arbres croqués à la Plantu et un feu détonne sur la crête de flèche du clocher comme si les flammes voulaient atteindre le haut plancher du ciel qui reculait au cri de cet incendie…

Je me tétanise entre le goulot et le gosier, l’eau débordant de bouche à menton à cou à chemise détrempant le tissu je m’incendie le corps à ce spectacle inattendu j’entends une sirène au chant particulier et son éclairage qui s’avance à l’allure d’un cheval au galop

Et puis le hasard se lève de sa chaise à bascule que ma vue s’estropie d’une hallucination à la venue des topinambaulx volants avec leurs sacoches d’eau de mer qui s’ouvrent dans des fracas à la Larsen et le brasier criant une fin vie déchirante…

J’agonise de cette souffrance que mes dents grincent ma descente aux enfers aux brûlures d’un sel de mer qui ronge la peau du dessus du dedans… je suis «le dindon de la farce » de cette mascarade de moi avec moi-même et ce clocher flouté qui s’avance vers moi…

Et la cloche de bronze tombe d’un coup… à mes pieds détrempés…

Je me réveille brusquement… je me lève de ma chaise lambda installée dans une salle d’attente inconnue aux regards de gens transparents… une nouvelle sonnerie de portable vient de tinter… « l’essentiel est invisible pour les yeux »*.

*: citation : livre « le petit prince » d’Antoine de Saint-Exupéry

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Votre sérieux dans les orbites ne laisse pas de doute – Chapitre 1 sur 2

Mont_st_michel Iotop 2012

Mont_st_michel Iotop 2012

Le Marathon de la Nouvelle (merci à Sabrina de cette découverte)


Chapitre I

Il est vingt-deux heures avec les poussières qui s’enroulent à l’éclairage d’une Lune toute à son effet de projecteur naturel directrice de la photographie avant la lettre … quand un air de musique enfle dans la chapelle abandonnée dont j’ai élu domicile avec mon barda pour dormir après plusieurs kilomètres de marche qui s’inscrit au challenge que je me suis imposé soit dix-sept kilomètres par jour …

Les notes vagabondent d’une portée à une autre défiant le souffle de l’orgue de service qui dort en son intérieur fort calmement en ce début de nuit aux douleurs musculaires éparses et supportables qu’une angoisse me porte son avis à double tranchant et me réveille à demi puis complètement et assis au croisement de mes sens au coefficient cent sur l’échelle improvisée d’une peur réveillée et inattendue qui se signe sur le bord de mes lèvres en ses quelques mots :

— Y a quelqu’un ?

Les quelques vitraux moribonds restent muets si ce n’est un banc qui craque légèrement que mon entendement détecte comme une réponse possible.

— Y a quelqu’un ?

Ma respiration signe son départ et l’apnée a pris le relais c’est dire que tout cela est propice à un arrêt du cœur sans ordonnance mais l’instinct de survie qui veille me propulse de mon sac de couchage et les saintes pierres ainsi que l’autel me voient nu comme un ver car il est bien entendu qu’il faut dormir nature dans ce genre de tissu isolant …

Quoi qu’il en soit je crois faire une crise de tétanie à la vue d’un spectre qui me tourne le dos et avance en … marche arrière. Comme quoi, bien du monde se fait des propos comme quoi « il » marche en … marche avant. Bref, « il » va me bousculer et j’ose dire faiblement :

— Attention …

Quand … « il » se retourne … pousse un cri strident … ce qui m’achève d’un coup et tombe d’un seul homme dans … ses bras … enfin de compte sur le reste de mon barda ce qui fait un bruit de tous les diables …

Nous reprenons tous deux nos esprits … après plusieurs malaises conséquents et consécutifs et consternants par nos manques respectifs de sang froid … quand enfin nous stabilisons notre effroi réciproque :

(à suivre…)

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

A nos cinquantièmes rugissants le mot amour

Des mots, une histoire : récolte 29


La première fois, elle m’avait surnommé mon canard ; la dernière fois, elle m’avait surnommé mon cochon … j’étais monté en gamme ou inversement selon l’angle de perversité avouée ou pas qui badigeonne votre morale et vous identifie à votre niveau en clair si vous avez le cerveau en haut ou en bas …

… nous avions dézingué notre relation et à Nous oxyder dans le cadre d’une passion aux témoins de ses quatre points cardinaux de sa structure … et à nos cinquantièmes rugissants le mot amour sur la plage d’un ébat de cœur et d’un débat de corps …

… d’un claquement Nous avait consommé un tiers de son carburant que les deux tiers restants étaient dans l’inquiétude d’imploser avant la fin d’une concorde fusionnelle qui brûlait plus rapidement les séquences câlines animales que le concorde son kérosène …

Et implosion dépossession débandade désolation déploiement séparation … Nous se divisait d’un je double à un je perdu … quai à quai … je prenais à la terrasse de la gare des brioches de Normandie dans le Bordelais une inconséquence comme Nous …

Aujourd’hui, je suis au souvenir je ne trie pas je ne cherche pas je reste devant l’évidence de l’inachevé à explorer un nouveau futur au-delà des racines de notre Nous dans un autre temps multi-univers même si je te recherche encore encore comme pour une ultime découverte … Mon A …

Je t’Aime …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Aux interstices du hasard

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Des mots, une histoire : récolte 26


Hier, je cherchais un mot puis un autre et encore un autre à chaque fois j’oubliais le précédent pour m’accrocher à un autre retenu à l’appel de l’impromptu toujours présent comme une liane bienvenue je me retenais à elle et d’un mot à un autre j’en perdais l’essentiel de ma recherche …

Et puis le mot anis s’était présenté habillé d’un verre vert à moitié plein de saveur qui discutait avec une eau dénaturée par effet de serre qui s’était filtrée par décontamination préventive des ions de l’ionosphère valorisant le magnétisme à l’électromagnétisme ignorant ma modeste présence …

Quand est survenu le mot squelette qui s’était attablé comme un cheveu sur la soupe sans la soupe et avait commencé à palabrer entrer ses molaires et taper de ses osselets comme un damné défiant les pro-magnétos et les extrêmos-électros ceux-ci affirmant qu’il avait la dent dure …

Et aux interstices du hasard déboulait le mot rebondir devant eux étonnés de l’intrépide qui ose s’inviter à ce colloque improvisé de haute tension à l’éclairage d’arguments et les paralysaient dans ce contexte d’une mise à jour sous un nouvel angle d’attaque à démonstration toute autre comme si un cheval de Troyes voulait phagocyter ces éléments intrépides …

Mais voilà que le mot renaissance met le holà saluant ainsi une part de rebondissement au placard et une nouvelle vision s’ouvrait pour les protagonistes qui s’interpellaient de nouveau sur le devenir de leurs connaissances et …

Je me retire à pas de loup de cette scène qui me faisait perdre le fil de ma recherche principale pour aller pécher dans un dictionnaire qui prenait l’eau à bâbord quand une malle qui allait prendre ses valises pour un voyage au long court sur un navire à quai désarmé par les larmes de l’écume d’une plage paradisiaque devenue paranoïaque au train de vie chaotique m’enferma d’un trait …

C’est ainsi, qu’aujourd’hui, je trouve enfin le mot de toutes mes dépenses énergétiques de recherches qui a ce pourvoir de reconstruire dans sa totalité le monde … le mot : vide.

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Un noyé sur le bord de l’aveu

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Pont_divatte_Iotop_2018

Le Marathon de la Nouvelle (merci à Sabrina de cette découverte)


Dimanche à Paris un monde entre ce trottoir du cinq heures dix-huit du matin fraîchement lavé et les habitants en attente de se vidanger je marche seul une bouteille à la main comme une accolade vers un autre monde aux moments de hasards et de plaisirs minutes…

D’un pas à un autre j’essore ma pensée première de la première minute du jour et me délecte des images possédées sur un parapet debout devant la Seine m’observe je suis statue de chair à chair de poule je ressens le frisson de l’importance de ce fleuve et j’ose le défier à l’usure d’un temps au fil du temps qui se tisse à l’horloge d’un contre temps conséquence d’une pause à la note dévergondée d’un instrument à vent d’ouest épris d’une rosace à quatre et demi d’un monde qui a perdu le nord et la gare qui s’annonce je détourne la tête d’un mouvement de rouages je suis voyeur de l’événement je déraille à contresens à vent contraire la houle de mon humeur tapeuse ressemble à un noyé sur le bord de l’aveu à sortir la sirène hurlante qui s’étonne des voyeurs sangsues au brancard de l’illusion embarquer une demi-vie d’une masse atomique d’une vie scalaire au dernier cri d’un secours si ce n’est d’une voix commune reconnaissable à l’onde de choc vibrant défiant le mégaphone …

— Dis-moi, mon fils, tu comptes rentrer manger ou à présider ton avenir à picoler sur ce parapet … Emmanuel ?

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Concevoir le miracle à la sève d’une idée

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Visage_évolutif_Iotop_2019

Les petits cahiers d’Émilie – Les plumes d’Asphodele – du 16 au 20 septembre 2019


Il fait silence. Silence qu’un même froid glacial prend peur. Cette peur qu’un même bruit n’ose affronter même effrontément. Effrontément un doigt surgit d’un vide qui semble né d’un néant ouvert à la concorde d’un accord sous-tendu par effet d’être animé par le pouvoir d’être. Être par ce crayon à dessein de composer la symphonie de la vie. Vie contraire de la discrétion s’émerveille de ce vide tel un océan avide de prendre toute ses proportions. Proportions se gardent d’être dépasser à la discrétion d’une ombre cuisse de nymphe émue qui s’impose en fond de teint apparaît l’esquisse d’un possible visage. Visage calme débordant de la toile qui se trahit à la déformation d’un excès une tentation de posséder d’activer d’oser s’affirmer sans moucharder à l’oreille d’un créateur divin quelconque que tout arrive. Arrive le déplacement d’une palette de nuancier aux pigmentations de concevoir le miracle à la sève d’une idée d’un mirage peut-être le culte d’un amour vrai. Vrai premier cri de cette toile qui gonfle d’orgueil à compromettre l’image du vivant à l’instantané d’une existence …

Mais chut … le peintre fait naissance …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Mon ombre qui discutait avec ma lampe de chevet

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Des mots, une histoire : récolte 17  (Participation hors délai)


kiosque figuratif, banc bois métal, Loire en contre-bas ensablé, soleil sans filtre, ciel dénudé, le moral matinal s’assoit … vague à l’âme comme l’abyssal qui prend peur de son infinitude … j’ai froid de tout … et en sueur de peau …

Ma révolte s’est arrêtée aux barreaux de la mort quand le néant a pris la forme d’un vide … fractal … au comble de m’animer à tresser des idées mathématiques sur la théorie des cordes … mais une seule corde m’a suffit pour que l’émotion s’en prenne à mon sentiment d’instinct de survie …

Et ce matin, avant mon réveil, trois dés se sont présentés à ma porte, trois inconnus pour me lancer un défi celui d’un choix … aléatoire … alors, j’ai repris une bonne dose de mon whisky favori … mais ils m’ont suivi comme mon ombre qui discutait avec ma lampe de chevet qui se plaignait des heures sup’ du soir …

J’avais cette envie de balancer mes hallucinations mais elles étaient vraiment de moi ? Je retournais sur mes pas, les dés étaient au garde-à-vous et je compris l’importance de mon délire et qu’il fallait en finir au plus vite …

Je suis assis sur ce banc du kiosque en compagnie des trois dès … eux-mêmes assis à mes pieds … Ils discutent fermement sur la manière de procéder à tirage au sort de mon suicide programmé comme d’une évidence déjà écrite sur les lignes d’une vie aux sillons bien marqués…

Et à cet instant précis, je reçois à ce qu’il me semble une claque sur la joue gauche.

— Alors, mon amour, toujours au lit ? Mes champignons pour dormir, étaient-ils bons ?

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Vie impliquée à reconnaître son image

Isabelle des Charbinières des œuvres dont j’apprécie les reflets les respirations sous-jacentes et les éclats aux nuances singulières ..


L’instant se tient, se teint, se peint, se ceint … s’ouvre …. aux lignes se heurtent froissées s’épaulent et se déploient s’étiolent et s’envolent s’enroulent s’effacent à la lumière veuve comme révélée au moment flanqué de vie impliquée à reconnaître son image au miroir de son âme reflets d’effets à la litanie d’une voix coulée sur le chemin d’une rédemption transfigurée saturée de renaître à l’infini immobile devant la honte de l’instant enlacé par son souvenir une vague cendrée glacée à cœur aux larmes verticales l’anémie du temps suffoque saisi et sidéré défi un semblant d’existence à l’œil bleu mourant étincelle à la vapeur d’une idée filigrane sur le bord du chemin …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Un habit tatoué de l’imposture.


Corps à corps constitués ficelés à la hauteur … de l’aiguille d’un attachement qui traverse le cœur … mon paratonnerre de l’amour résiste.

Tout … tout nous oppose et ce tout empaqueté de nos différences est dans la même enveloppe, nommée : Passion. Je ne résiste pas à la tristesse de cet état. A ce malaise invisible de te perdre à chaque seconde … je suis prisonnier de moi, de toi. Je hurle dans le silence d’une geôle fabriquée de mes peurs, mes doutes, mes obscurités … je te veux totalement, complètement, entièrement … définitivement.

Je lutte contre ma possessivité qui s’est liée au sable mouvant du mot : haïr. Oui, je te hais. Je te hais comme l’eau bouseuse qui doit s’accoupler à l’eau claire.

Mon désir est rougi de la faim de toi, et je reste incomplet, disloqué à t’aimer. Alors … seul ton corps m’intéresse ? Je n’aime en vérité que cette chair trop parfaite, de belle harmonie dans toutes les courbes, les lignes, les brisures, les vallonnements, les cambrures, les pliées, les fléchissements, les détours, les galbes …

Je rage comme … avoir un fil à la patte. Je suis menotté par ton regard. Je suis bâillonné par ta beauté. Je suis ligoté à ton pouvoir. Je suis devenu une loque dans un habit tatoué de l’imposture.

Qui es-tu vraiment pour me tourmenter ? Quel ensorcellement me provoque à ce point ?

Parle-moi ! … Dis-moi un mot ! … Ouvre enfin ta bouche ! … Regarde-moi ! …

 

— Bon, alors, t’as fini ta crise ? Je ne suis qu’un tableau …

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Il est cette marionnette de son temps

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


… dans le temps fort de sa pièce qu’il joue, un verre d’eau est le bienvenu. Il est viscéralement dans le rôle de son personnage et comme tous les soirs il s’abreuve et se dessèche comme une terre à qui le bon terreau naturel est absorbé pour de belles plantes.

Ce soir-là, à la sortie des artistes le ciel pose son œil superbement lunatique d’un orangé comme né d’un sortilège …

Il s’allume une cigarette. La ruelle est vide. Le boulevard n’est pas loin. Il s’enferme dans son trois-quart. Il est l’heure de rentrer. Il marche lentement. Il refuse comme tous les soirs ce repas avec les autres comédiens.

Il va rejoindre son bar habituel sur l’un des quais de Nantes.

Chaque soir, la Loire, massive, déliée, indomptable, l’appelle pour un bain de minuit sans retour … il suffirait d’un pas … d’une idée malencontreuse à ce moment-là …

Et puis, il va boire … une bière … et puis une autre … les jours de l’hier, de l’aujourdh’ui, du demain, identiques comme une page d’un livre récitée tous les jours, il est cette marionnette de son temps écrit pour lui et par lui, un demi-homme pour un demi-naufrage…toujours à la limite de la noyade et bon à tenir par défaut au manque de courage d’aller voir plus loin dans un ailleurs peut-être avec une autre voix d’appel que celle de la Loire …

Il est deux heures du matin. La Lune est absente ou cachée par de forts épais rideaux de nuages. Il fait frais comme un frisson après une douche trop chaude dans une salle de bains réfrigérée …

Les rues sont des parcs à voitures où l’éclairage souffreteux dépose des reflets inquiétants … et pour lui pas d’éclaircie non plus … il fait parti de ses ombres que personne ne remarque … même sur la scène de la vie …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018/2019

La découverte ultime n’est pas actée

Les Gardiens des Univers Ludiques – personnages de Numenéra

Les Gardiens des Univers Ludiques – personnages de Numenéra

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Voyage, voyage” et Desireless, “Et moi, et moi, émoi ” et Dutronc, tout est aventure entre le sac de voyage et moi le convoyeur de sac qui sur mon dos fait la feignasse. Et pourtant, si le Vietnam m’est connu, l’avion d’autant, et la rizière pareillement … tout cela dans les livres, je préfère la plage de Bretagne sous mes pieds nus et mon corps sait de quel soleil il a à faire.

En fait, seul le voyage intérieur fait rencontrer toute une population d’ici et d’ailleurs, de l’univers, la richesse de chaque contrée créée est d’autant fabuleuse que l’imaginaire de la langue n’a pas de frontière et la découverte ultime n’est pas actée, elle reste chaque jour à se dévoiler … par les mots …

Mots qui s’improvisent histoires, contes, mémoires, récits, anecdotes, chroniques, poésie, … la beauté attend sa plume comme l’encre guette la page comme les mots le talentueux …

Je m’attends moi-même …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018/2019

Un piège a une seule entrée

Photographie - Sépulture Fernand Arbelot - cimetière Père La Chaise

Photographie – Sépulture Fernand Arbelot – cimetière Père La Chaise

Les petits cahiers d’Émilie – Les plumes d’Asphodele – du 11 au 15 mars 2019


N’est-il pas merveilleux de prendre la main de son aimée et consommer la vie par petites tranches comme un doux fromage qui fond sous langue, la bouche demi-ouverte comme un hublot dont l’air mariné d’une onctueuse ondée océaniale vient frissonner les narines ? Ô Ce (et pas os) fameux mariage de la consommation qui semble éternel et dont le mot souci est banni dans le cul-de-basse-fosse du géant nommé Problème qui pleure sur lui-même si sa Solution le laisse dans sa propre fiente (et l’oxymore se marre). Ô Fleur d’âge qui s’époumone dans le fané d’un lit de mégère qui fait semblant de prendre son pied à se perdre elle-même dans les onomatopées de voyelles, cette fratrie qui semble s’entrecroiser en des consonnes qui seraient que des échelles sans barreaux. Ô Utopie tu enfantes des rêves de bonheur et tu fais créations de désillusions si ce n’est à regarder l’œil harassé d’être provoqué par la voisine d’en face qui a un beau profil et un fessier et une poitrine et tout le reste n’est pas options, tu te dévergondes toi-même et tu ris de ta situation pour une histoire nommée Amour qui n’était qu’un mot, un filet pour mieux te retenir, un piège a une seule entrée. Ô Fertile vie qui est faite d’herbicides sélectionnés (à défaut de glyphosate) pour nuire jusqu’à l’échéance ultime (voire plus, le cercueil n’est pas à la bonne dimension), l’illusion première de ta beauté est devenue la richesse d’un désenchantement qui nous a pris au fil des années et cousu l’un à l’autre comme deux tissus de belles factures mais à la longue se sont dépréciés aux fils usés par les lavages de nos tourments, colères, turpitudes … Aujourd’hui, à célébrer ton enterrement, je conte par ce discours devant cette assemblée de nos nombreux enfants et petits enfants la vérité dépouillée de la censure, cette sangsue comme tu le fus … repose ainsi dans ce bon bois de chêne et moi suis toujours … à ta chaîne … amen.

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Tout infini est immature comme l’humain

Journal_Donald_Duck_Fevrier_1990

Journal_Donald_Duck_Fevrier_1990


… à l’infini comme un échange perpétuel et modifié à tout instant qui semble stable comme une oscillation qui varie insensiblement et pourtant qui s’oppose à elle-même par effet de franchir sa propre survit pour exister …à l’infini …

En fait, l’infini est porté exclusivement par le seul fait de le prononcer. Cette « force de gravité » s’immortalise par son propre nom et porte ainsi une définition, des légendes et surtout les mystères de sa propre consistance … car la spéculation est dans son domaine. En effet, n’ayant aucune conscience matérielle, cet infini reste à se décrire et par voie de conséquence par la simple idée de son existence probable par les mathématiques, la philosophie et par autres sciences … alors que le commun des mortels, sait, lui, que l’infini est une parabole et son infini, à lui, n’est qu’une portion visible de son existence comme un horizon qui n’a pas de fin… devant ses yeux émerveillés … comme un champ perdu dans le cosmos …

Et de fait, nul besoin de poser l’infini comme élément du vivant. Aussi est-il souhaitable de définir l’infini comme élément mesurable qui est pourtant par définition … immensurable ? Car ce qui est mesurable permet une « vision », une conceptualisation, une représentation et même si les mathématiques apportent des réponses, par voie de conséquence, elles sont subjectives.

Tout infini est immature comme l’humain, c’est la force de l’infini « d’être » conçu ainsi. Il est né par le façonnage d’esprits, qui après avoir résolus le segment de droite, se posèrent cette question : qu’en est-il de cette droite infinie quand le cercle est ouvert ? En effet, un cercle, par exemple, est une succession de points, qui a un moment ou un autres, se rejoignent. Le fait, qu’un esprit, dirons-nous curieux a « ouvert » le cercle (comme d’autres « ouvrent la cage aux oiseaux »), celui-ci a pris, non pas « la tangente » mais la première sortie en ligne droite, la plus courte (sic). Alors, certains diront, oui mais … une droite ça n’existe pas car dans ce monde d’invention créative et récréative tout est courbe. Ainsi les plus malins ont de suite formulé avec audace et de fait, l’espace étant courbe, l’infini devait avoir … une fin … quelque part …

De fait, la boucle étant bouclée, l’infini, est, en conclusion une entité finie … ceci tranché, je vais m’en couper une tranche … de temps.

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Il est là, dans sa beauté faussement éphémère

Oeuvre de Artemii Myasnikov - relooke - Blanche Neige et les sept nains

Oeuvre de Artemii Myasnikov – relooke – Blanche Neige et les sept nains

Agenda Ironique février 2019


Il est là, à portée de main, il respire fort comme un moulin à eau dans ses grandes heures. Il est là, dans sa beauté faussement éphémère comme un Luna Moth. Il est là, et je ne vois que lui, tel un phare posé comme un hercule, je l’admire. Il est là, et je suis comme une toile d’araignée solide pour le piège de petits gibiers mais fragile quand il s’agit de lui, le piégeur, je suis… non, j’ai perdu mon être, de ce moi, qui s’est égaré dans la fournaise de l’inconnu par effet d’un algorithme chimique…

Il est là, et je sable ma conquête qui s’enfuit de-ci de-là comme un feu follet de marais. Il s’évapore, revient en morceaux, puis complètement… Il est là, et… il m’invite à le suivre. Il est là et j’ai le cœur qui dépasse les quatre-vingts kilomètres heures sur sa route joliment décorée. Il est là, et j’entends sa voix… une voix qui s’allonge sur les lignes du non désir mais de l’envie de me tisser un chemin vers lui… enfin, pour nous retenir l’un l’autre…

Et, il est là, il me défie… ce rêve absolu, clairement identifié, et dont je suis prêt à franchir le seuil de sa réalité… quand… je ris de ce rire d’aliéné d’un siècle incertain entre barreaux et lit de paillasse, de ce rire qui vous désosse la mâchoire et vous dilapide votre restant de vie ; je ris comme un perdu pendu de rue de nuit ; je ris de ma décomposition fulgurante ; je ris à m’en tordre les derniers boyaux qu’ils me restent ; je ris à la flamme de cette souffrance de tous les possibles de le perdre ; je ris à me réveiller brusquement, je ris… moi qu’on surnomme : « Boule de billard ».

Car il est inscrit sur le fronton de son antre : « Le meilleur moyen d’éviter la chute des cheveux, c’est de faire un pas de côté. »

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Au coup du sort ou au coup de rien

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Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Je voulais crier : place, place, place …

Et me suis accroupi sous ce réverbère … isolé … comme lui, mais lui est lumineux… il paraît presque intelligent, anime une ambiance… et, lui, au moins, il sert à quelque chose, même que les chiens pissettent sur son pied…

Mon exposé sur ce lampadaire est une diversion … un leurre … une échappatoire à m’éclairer par d’autres pensées …

J’ai le sang tout glacé tout d’un coup et la peau sûrement d’un violet pas catholique … j’ai faim, j’ai grand faim d’un repas de vie de vivre. Le fatal engouement à mourir est bien trop ancré dans mon esprit pour que je puisse m’en sortir … vivant.

Je ris de mon auto-dérision et puis j’essaye de pleurer de toutes les larmes de mon corps … qui n’a plus rien donner … c’est pathétique …

Je me relève. Je marche droit devant au coup de pot ou au coup du sort ou au coup de rien, je fais du pas à pas à défaut du porte-à-porte le trottoir d’ici est le même que celui de là-bas et mes joues se creusent avec les dents de la nuit et ce lampadaire qui me suit comme un fantôme éclairé de bonnes intentions … je rage de toutes mes dents et mes pieds qui se tordent sur les nids-de-poule des regards décroisés des passants et puis l’un a dégusté de mon poing dans le ventre comme mon ventre me fait mal à se faire la malle mais reste accroché à la texture de son moi, c’est-à-dire moi et je m’écroule sur le matelas de chair qui s’abat sur ce trottoir défiguré et le doute de ma mort me traverse comme un éclair …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Ses pupilles fixent le plafond blanc que caresse la Mort

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Il prend le premier avion de ligne. Il est 14h31. Il atterrit dans un pays. Il est 18h49.

Sa vie n’a pas basculé. Non. Aucune reprise ne sera faite sur ses antécédents de paumé du destin qui se moque du devenir des choses à l’être de chair qui pense être le dernier … le premier de toute chose sur le registre de l’univers …

Il se moque de sa destination … il a fui et il fait seulement : “ouf” dans sa chambre d’hôtel d’une grande de ville : Beach et quelque chose …

La passation d’une vie à une autre n’est que le rapport de l’argent présent à l’instant T suffisant pour s’autoriser le prix du déni. Pourtant aucune fuite physique ne viendra effacer les erreurs commises qu’elles soient de Crète, de Charlotte, ou de Praia … à ne pas confondre avec paria …

Il regarde l’heure : 2h54 du matin. Il a trop chaud sous cette couverture. Il vomit. Il n’attend plus rien. Ce n’est pas maintenant qu’il fera un retour en arrière. Et son histoire est banale comme toutes les histoires humaines. Après lui le déluge aimait-il à dire à ses proches et autres rencontres. Et il y a eu cette autre rencontre effectivement …

Le poison fera bientôt effet. Il le sait. Mourir n’est rien, souffrir est tout. Il ne fermera pas les yeux cette nuit et plus jamais, et ses larmes seront sa rédemption pense-t-il, ce pauvre homme enfermé dans sa coquille, sa carcasse… Il respire à peine, à présent et ses pupilles fixent le plafond blanc que caresse la Mort …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Entre le néant de soi et le terrestre de la chose

Oeuvre de Peter Kemp

Oeuvre de Peter Kemp

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Le Vocable, aujourd’hui, a pris sa valise et décide d’aller en vacances dans les montagnes. Reposer sa voix avant que le gouffre de la déchéance ne vienne le saisir par le gosier et l’étouffer dans le tumulte d’un air qui demanderait la parole … Il est vrai qu’il y a des paraboles difficiles d’accès (à ne confondre avec la parabole du voisin).

Arrivé à bon port, au village des Quatre Cimes, il rencontre par hasard une raideur dans la trachée. Cela l’inquiète. Le changement de climat? Il pense avec angoisse à sa lubie des bonbons acidulés. Une conséquence néfaste qui s’impose ? Non, impossible !

Le Vocable ressent sa frêle existence. Il va déposer son bagage dans sa chambre d’hôtel et commander une soupe bien chaude. Il est vingt heures. Le monde du restaurant s’éponge aux mots quotidiens, une passable ambiance, presque inanimée comme le déteste le Vocable qui n’est pas illuminé par la joie ou même le réconfort de son bouillon qui n’a fait qu’accentuer sa douleur constante et lancinante …

Il monte tranquillement à sa chambre. Une bonne nuit de sommeil va le remettre. Il le pense. Il le croit, même en non croyant. Car, il ne suffit d’être croyant pour croire mais bien d’avoir la foi de croire pour ne pas être croyant … ou inversement.

Il est matin. Petit déjeuner. La voix enrouée. Rien ne va plus, pense-t-il entre deux tartines grillées sur le rebord de braises bien aises et allumées.

Sa décision est prise. Son pèlerinage (il cherchait le mot bien avant d’arriver à ce village) il le fera dans les montagnes, bien en hauteur, le ciel comme voisin et la vision à en perdre la vue. Quand le Vocable, tranche, il tranche.

Et le voilà à mi-hauteur, entre le néant de soi et le terrestre de la chose par le vide et d’un autre côté le plein de soi et de la matière en pierres redoutables et inaccessibles. Il est au bout de son chemin. Sa gorge est une douleur complète. Quand d’un effort, il en sort un sifflement comme une agonie que la montagne entend fait écho et porte par retour aux oreilles de Vocable la transmission de sa fin, la jubilation d’être enfin reconnu par ses pairs comme étant un médiocre … l’achève d’un seul tenant …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

LA lAngue du souffle, de l’effet …

Photographie de Marcel Mariën - 1954

Photographie de Marcel Mariën – 1954

Sur une idée de A de Jobougon


LA lAngue du souffle, de l’effet, de lA pAuse, Au plAisir de l’Aliment du mot goûté, exprimé, Affectionné, et puis dévoré : Amour dont le A est un élément pArmi un escAdron de lettres, cheffe de file en sA hAteur de A s’éclAire de phAre ou de porte-voix en mégAphonie, lettre mAjestueuse cousine d’une tour A l’Eiffel, déboulonne l’AlphAbet d’Aimer et plAque sA vibrAtion sur lA peAu …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Une chienne qui hurle sa nature

Oeuvre de Benjamin West

Oeuvre de Benjamin West

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Je rêve, une fois n’est pas coutume, de ma femme. C’est dire que je n’avais rien d’autre en stock. Mais entre-temps, j’avais rêvé de ma première maîtresse sur une route goudronnée de couleur orange. .. ce qui est assez surprenant car sa couleur préférée est … le bleu … et aujourd’hui, on doit … copuler … si mon agenda le permet…

Une maîtresse, c’est bien mais cela ne sert pas à grand chose. Alors, pourquoi ? Et ce n’est pas demain que le questionnement se pose, c’est aujourd’hui. En effet, elle est … enceinte. La garce! Je ne vais pas divorcer … ma femme à l’argent … En fait, je me retrouve coincé par le collet que j’ai posé moi-même et je paye maintenant le passé pour un avenir incertain.

Elle a bien du charme, cette femme de mes loisirs, mais elle n’a pas payé ma nouvelle voiture … neuve. Elle a le corps que ma femme n’a plus … c’est une évidence purement … sexuelle. C’est bête, c’est même idiot … pourtant qu’en est-il de la tendresse, du respect, de la dignité, de l’attachement … de l’amour, même ? L’amour est une vaste blague pour tenir en respect des liens moraux … la morale se moque de son premier village qui a élu Miss Vertu pour étendard, pour défier un diable, pour édifier une soumission … pourtant le Christ est à terre allongé trois quarts nu comme un sacrifie bien inutile car la chair humaine est reproduction et jouissance, cette souffrance qui jaillit comme une chienne qui hurle sa nature … c’est beau et redoutable et aucune loi pour l’asservir, l’annihiler, l’inhiber …

Mon propos manque de fonds comme une ligne à la pêche : faut savoir jusqu’où je peux m’enfoncer sans couler fatalement. Qu’importe, j’aime une femme d’argent et j’aime une femme pour son cul ! Alors dois-je m’inspirer des mots de Jarry : “L’homme et la femme croient se choisir … comme si la terre avait la prétention de faire exprès de tourner” et j’y pense, d’une envolée de pensée à une autre que la vidange de ma voiture en rodage est pour bientôt.

Il est temps que je sorte du lit conjugal. Il est six/trente. Et ma journée va être bien rempli et pourtant je commence cette journée dans la ouate. Aux deux pieds sur le sol de la chambre toute chaude de la chaleur du chauffage électrique, je regarde ma femme. C’est décidé, c’est entendu, je romps avec … les deux …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018