Londres se transforme en belle printanière dépensière

Livre de Louis Enault 1876 – Londres – Gravure Gustave Doré – Ludgate-Hill

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre quand Londres se transforme en belle printanière dépensière de musiques d’équipages superbes ses joies dévergondées inondent en contractions jouissives jusqu’aux sourires de fonds les porteurs de haillons car ici point d’ombrage chacun a sa place … même la pluie.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

La vie s’ouvre à l’effervescence de la farce

Livre de Louis Enault 1876 – Londres – Gravure Gustave Doré – Régates

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre les théâtres de la vie s’ouvrent à l’effervescence de la farce d’un English-Opera-House sans voix à une Taverne de Nicholson où l’on joue à se faire peur par jugement quand le Punch and Judy avec Toby amuse tous les âges à la dérision d’un tout… une même musique.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Les journalistes font leurs griffes

Livre de Louis Enault 1876 – Londres – Gravure Gustave Doré – Bishopsgate

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre Whitechapel l’horreur en panoplie se distingue aux meurtres de prostituées éventrées à l’innocence des bas-fonds de Londres l’émoi collectif surchauffe la tête du politique désempare la police et les journalistes font leurs griffes quand il court toujours… Jack.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

La tradition retranchée à jamais dans le marbre

Livre de Louis Enault 1876 – Londres – Gravure Gustave Doré – Le diner des Orfèvres

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D’un pas à un autre les palais royaux d’une épaisseur de tristesse charbonneuse momifient la tradition retranchée à jamais dans le marbre dont le peuple est enserré et lié de religion à un Lord-Maire roi de la Cité qui dicte le cours des existences à tous les niveaux… même du cosmopolite.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Quand un jésus compte ses épines au bord d’une Tamise

Livre de Louis Enault 1876 – Londres – Gravure Gustave Doré – Arbre géant de Kensington

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre il est dimanche et le temps dépose le fardeau des pauvres et des nobles sur la même ligne d’horizon quand un jésus compte ses épines au bord d’une Tamise comme baptisée par ces hommes des défauts de leur condition avant qu’ils ne regagnent leurs rôles même dans leur logis …ou leur appartement.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Il est anobli étalon par un bipède noble pur-sang

Livre de Louis Enault 1876 – Londres – Gravure Gustave Doré – Le Tattersall

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre se dessine un quadrupède tenu aux mors de la lignée tel un Darley pour créer aux firmaments la rareté d’un cheval nommé Éclipse tout au rapport du brûlot argent il est anobli étalon par un bipède noble pur-sang très bon coureur à ses heures après… quelques bières.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Les jours s’additionnent au boulier des miséreux

Livre de Louis Enault 1876 – Londres – Gravure Gustave Doré – Vagabonds

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre les jours s’additionnent au boulier des miséreux sans nom mais non sans lois qui ne s’attardent pas sur demain épouvantail sinistre qui traverse Dudley Street du même tonneau que Clerkenwel l’épidémie du danger frappe chaque jour en masse… sans illumination.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

La Sainte-Ampoule est tout sourire tungstène

Livre de Louis Enault 1876 – Londres – Gravure Gustave Doré – Les Amazones

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre Les Chevaliers de la Jarretière en « Honi soit qui mal y pense » s’emploient à trôner l’ordre sur le haut du pavé tandis que la Sainte-Ampoule est tout sourire tungstène aux ordonnancements qui s’activent par caste où tant d’ordres… sont en soldes.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Les rêves dans le lit froid de la misère

Livre de Louis Enault 1876 – Londres – Gravure Gustave Doré – Famille de marins

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février) et Jo « promenades elliptiques« 


D’un pas à un autre la mort est une question de vie une transmutation d’un état à un autre en filigrane son sceau déborde invisible sur tout vivant même sur les étoiles du Pont Westminster Bridge où vacillent les rêves dans le lit froid de la misère qui de tout temps tient … sa réputation.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Aux goûts nuancés le vivant s’affronte

Livre de Louis Enault 1876 – Londres – Gravure Gustave Doré – Saint Paul

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre la langue des districts se façonne d’une seule respiration traverse toutes les artères de Chelsea des artistes aux quais de la Tamise en traversant the Strand aux goûts nuancés le vivant s’affronte aussi par les us et coutumes sous un seul drapeau … au bel accent.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

L’Impériale fait Street à tous les coups

Livre de Louis Enault 1876 – Londres – Gravure Gustave Doré – Encombrement

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre à l’Impériale fait Street à tous les coups du Crosby Hall au bar à huîtres de Lynn à Fleet Street que voyageurs parisiens aux travailleurs à huit shillings la semaine vibrent sur les pavés aux sabots des chevaux par voix des conducteurs qui ne sont pas chafouins … dans les bus.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Beauté tracée à craie

Livre titre Vieux maitres anglais de Fritz Stahl – Oeuvre Gorge Romney

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre portrait à nu sans fard d’une Emma Hart de beauté tracée à craie comme tout un chacun défie les cartes de son destin elle brille de chambrière en Lady Hamilton à la magie d’un conte de fée entre révolution et fin d’un règne son échafaud est un galetas… qu’il l’a étendue.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Une forme convenable aux épines de la main

Livre de Louis Enault 1876 – Londres – Gravure Gustave Doré – Holland House

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre la fraîcheur d’un visage telle une Belle de Londres s’épice d’un avenir à la certitude ancrée que demain a une forme convenable aux épines de la main émoussées et le cœur nature d’aimer jusqu’à la pendaison possible d’un adultère sur le podium … des célébrités.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Tout est gauche même le parloir

Livre de Louis Enault 1876 – Londres – Le Pont de Londres 1694

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre tout est gauche même le parloir du pont Richmond Bridge muet par apparence pourrait nous conter les boires et déboires aux travers des siècles le visage dur et refait efface de sa mémoire chaque jour l’automobiliste sans succession qui appuie … sur le champignon.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

La vase politique aux paroles plantées

Photographie de Amerikali – Market day Londres

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre chaussée d’un effet écho la ville masquée de ses odeurs habituelles s’étiole lentement sur les rebords de la vase politique aux paroles plantées sur des lèvres gercées par les froides indécisions quand le quartier de la City fait tranquillement… son marché.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Le subito ouvre ses sens

Photographie Cath Peartreed – Ephemeral

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février : un mot par jour, une phrase 280 caractères maxi, utiliser #recreature, publication sur un réseau)


D’un pas à un autre franchissement tamisé d’une mer épicontinentale à la section d’un carrefour posé par inadvertance pour créer une confusion de directions comme pour appeler au secours quand le subito ouvre ses sens par opposition au reste du monde apparaît une ville … Londres.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Le homard vertigineux qui n’avait rien demandé

Photographie de Yohann-Legrand

Blog Émilie : récolte 21.02


Se souvenir … et plonger dans le regard d’un passé moqueur qui se croit indestructible et plus encore qui s’impose dans l’état des lieux de notre vie telle une maladie chronique qui nous rappelle … à son bon souvenir… et puis …

Il y a les souvenirs sans applaudissements comme par exemple dans la famille des objets égarés comme cette bague de fiançailles possédée du mot regret gravé par des larmes incomprises ….

Il y a les souvenirs que le mot heureux prend à pleins bras comme par exemple la Madeleine de quarante-quatre ans qui me brisa le cœur dans l’assiette d’un midi avec le homard vertigineux qui n’avait rien demandé, lui non plus …

Il y a les souvenirs ainsi qui sonnent l’Aléa comme par exemple le regard d’une femme dans le couloir d’un métro au trop-plein qui vous agrippe tel l’appât et que vous relâchez tous les deux pour cause d’un mauvais courant descendant …

Il y a les souvenirs qui vont apparaître du tréfonds de l’adolescence comme par exemple cette première tentative sur un slow d’un «Hotel California» et d’un banana-split renversé sur des genoux … à se mettre à genoux …

Il y a les souvenirs … en fait, on ne se résigne pas aux souvenirs … et parfois, ils nous font rêver … encore … et nous restaurent … quelque part …..

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Les sourcils bien taillés dans l’épaisseur

Volute spatial de Magali Landry

Blog de Marina


Le sapin de Noël aux clignotements erratiques trône dans la chambre de tante Gertrude tout aussi seule que le résineux même avec un chat nommé mendiant qui se frotte à ses jambes aux beaux reliefs variqueux accompagnés d’affluents bleu roi.

Mendiant miaule et ses quelques croquettes au fond de son bol font grise mine tout autant que tante Gertrude dans son lit l’âme tourmentée de ne s’être rien offert cette année.

Il faut dire que le porte-monnaie de tante Gertrude est un lâche et qu’il n’est pas de cette culture de rébellion comme un certain président dont le nom ne me revient pas.

Dans la chambre tante Gertrude s’ennuie ferme quand un tintement dans la cheminée éteinte se fait entendre inattendu et irrégulier.

Deux espaces-temps ont lancé un défi, une course, avec la Dame Lumière contre une bouteille de champagne.

Tante Gertrude qui n’est pas une illuminée du cerveau à part pour le tricot dont le dernier a fini dans la poubelle par erreur se rend bien compte qu’il y a un souci dans l’âtre qui ne semble pas s’inquiéter même si le chat dresse ses poils en pelote devant elle.

Tante Gertrude fronce les sourcils bien taillés dans l’épaisseur quand surviennent les deux espaces-temps brillants comme des cadeaux de Noël devant sa bouille éblouie qu’elle ne perd pas le nord en développant une paire de baffes à chacun des espaces-temps.

Tante Gertrude est bien contente et sourit largement… de beaux cadeaux de Noël ces deux-là.

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Une voix posée sur un écho de montagne

Bâtiment photographie Iotop 2020

Blog oulimots contrainte écriture


Je viens de franchir un cap (il n’est pas vert, ni d’espérance). Nuit noire d’été et peur bleue. Un feu rouge à ma gauche. Je marche au-delà de ma nuit blanche. Je viens de traverser la ligne jaune de mon destin. Ici, rue Magenta. Le trottoir fait une vague. Je tousse. Paris comme un fond d’estomac. Je vomis. Rien de bien méchant. Les bières me font pisser au pied de mon néant et le lampadaire approuve en des clignotements intempestifs. Tout est là. Ma vie ne se retourne pas. Je suis né à Lorient, je vagabonde dans la capitale … les odeurs de la misère sont les mêmes.

Il me semble que je lévite au-dessus d’une voiture.

Une église. Saint-Laurent. Cause à effet ? Je suis devenu un saint ? Je suis navigateur, boussole déboussolée, toute vie est insalubre et l’on passe son temps à se nettoyer ou pas. Se laver l’intérieur, je n’ai que mon whisky. Mes pas sont onduleux, mes jambes dépossédées de la gravité, mes yeux déambulent dans mes orbites molles, mes cheveux se hérissent, se mettent en boules difforment, l’intérieur de mon ventre est un sauna effervescent … et puis tout vibre en moi tel un orgasme incontrôlé, le merveilleux me possède totalement, entièrement … je hurle à la damnation …

— Avez-vous un briquet pour m’allumer ?

Une voix posée sur un écho de montagne me fait sursauter.

— Qu’est-ce que c’est ?
— Je suis la Bougie des Marais …
— Une Bougie ? … des Marais ? …
— Oui, tout à fait.
— Je … je crois …
— Ne bougez pas.
— Oui … c’est ça…

A présent, je vois une bougie scintiller qui se dandine devant moi. Je me dis que nous sommes bien allumés tous les deux.

— Ohé Ohé ? Eh Eh ? Monsieur ?
— C’est … c’est vous la bougie ?
— Non, non, je suis un sauveteur, il y a eu un séisme…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Cinquantenaire d’une belle tournure de corps

femme cinquante elegante chapeau -Photographe inconnu
femme cinquante élégante chapeau
Photographe inconnu

Blog oulimots contrainte écriture


Il lui semblait avoir une tête de potimarron après l’ivresse de la soirée qu’il venait de passer dans le château de la belle au bois dormant surnom de la comtesse cinquantenaire d’une belle tournure de corps qui l’avait invitée alors qu’il faisait le poireau devant un cinéma suite à un rendez-vous pris sur un site web de rencontres qui s’était avéré être un lapin …

Il avait des souvenirs par flashs depuis qu’il était sous la douche un peu fraîche comme la nudité de ce matin dont la rosée s’éveillait à l’orangé d’un horizon bancal et défiguré par les nuageux cumulus baluchonnés en voyageurs éphémères qui n’attendaient pas à se faire enguirlander par les nimbostratus maous…

Il faisait glisser son savon bio à la courgette sur sa peau délicatement robuste comme une belle carrosserie de mustang qui devenait verte par effet d’une composition instable et ne s’étonna pas de ce changement au climat de son état entre deux eaux, qu’il se rappelait que la comtesse l’avait bousculée à la sortie du ciné après la séance de quatorze heures dix, lui qui faisait le pied de grue et que matait une aubergine

La pomme de douche en main, l’eau se déversait d’un corps à corps avec lui-même se découvrant un moment de bonheur qu’il se demandait comment il avait cédé aux avances de la comtesse si ce n’était son allure bon chic bon genre avec son trench-coat beige et sa robe fourreau poivron jaune clair unie avec poches ou son sourire en coin, ses yeux de biche ou tout simplement son parfum N°5 ou peut-être bien sa voix qui l’avait envoûté…

Il faisait ses premiers pas à l’extérieur de la douche italienne que la comtesse se présenta toute … inattendue qu’elle lui claquât sa fesse droite qu’il rougit comme une tomate au milieu d’un été possédé d’une sécheresse à dénuder les écorces des arbres, qu’il n’avait pas, ni feuille de vigne ou de salade seulement sa main gauche pour cacher sa modeste verge :

— Alors, mon chou, on fait sa midinette ? Hier au soir, tu avais un meilleur répondant !
— Hier au soir, était un autre jour. Aujourd’hui, je ne veux pas me faire déguster par une mante religieuse.
— Et si j’étais une veuve noire ?
— Raison de plus pour ne pas contraindre ma vie à subir tes démons de midi.
— Goujat !
— Non, c’est un constat !
— Profite au lieu de constater, juger, condamner … à la barre des témoins … faire la fine bouche, dénaturer de ce que tu as joui, déposséder ce que tu as possédé toute une nuit …
— Holà ! Je suis d’une nature délicate moi ! Je souhaite encore profiter de contrées inconnues et ne pas me consacrer à un seul territoire !
— Tu as la langue bien pendue, autant que pour pratiquer un cunnilingus.
— Un compliment ?
— Un compliment car je ne suis pas avare moi !
— Holà ! Doucement, ! … une nuit avec toi c’est Austerlitz devant les Russes, c’est Mohamed Ali devant George Foreman … bref, je suis essoré ! Ok ?
— Et moi, si j’en redemande, beau goujat ?
— Je déclare forfait !
— Immature !
— Femme fatale !
— Soldat sans munitions.
— Hystérique !
— …

Deux mois plus tard, ils se marièrent et n’eurent qu’à jouir … de la vie.

© Max-Louis MARCETTEAU 2020