Message pour toi

Pirates des Caraïbes : Jusqu'au Bout du Monde - 2007 - Johnny Depp

Pirates des Caraïbes : Jusqu’au Bout du Monde – 2007 – Johnny Depp

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Message pour toi,

Tu m’entends ? Non ? Pas grave …

Écume de mes jours … poison de mes nuits … une lettre de rupture ne suffit pas pour t’avouer tout l’amour qui me tient à cœur par une tension défiant tous les appareils de mesure…

Adieu ou … pas.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018/2019

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Il y a des bulles qui chantent sur les fleurs des champs

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Il y a des bulles qui chantent sur les fleurs des champs et un ulcère d’estomac qui est bien seul parmi les borborygmes.

Il marche, d’un chemin à un autre, en compagnie d’un chien amicalement prêté pour défier la solitude …

En cette promenade de milieu d’automne, son regard se porte sur un bitmoji pas plus grand qu’un gnome. Il se frotte les yeux (pas le gnome) et le chien jappe. (Rien à voir avec le peuple nippon).

Le gnome a une pelle et il creuse avec entrain (à pieds et mains) dans un sol à l’humus bien épais. Étrange personnage sur “les jolies prairies en pente du Limousin qui rappellent la Suisse en quelques endroits”(1) . Quand par inadvertance d’une météo ou d’un ciel joufflu de nuages cuits à l’étouffé par de longs voyages, une grosse averse, genre classique, arrose drue, la richesse de ce pays-là.

Le gnome invoque dans un langage grotesque et des gestes en arabesques ce temps involontaire de déplaire … le marcheur et le chien sont médusés à ce spectacle gratuit et constate à leur détriment que le gnome les a pris à défaut de son petit manège et d’un sortilège certain développe sur le champ une engueulade maison …

A ce moment précis, les voilà transportés à leur point de départ comme par la magie des champs. Ils restent “scotchés” par cet événement inattendu. Ils décident, l’un de rejoindre sa niche la queue entre les jambes et l’autre de ne rien dire à sa maisonnée de peur d’être interné d’office pour hallucination …

Il franchit son seuil de maison, enfin, libre d’avoir décidé de ne pas dire l’indicible et de poser son postérieur sur son fauteuil vieillit mais encore robuste et se reposer devant sa cheminée qui flambe à merveille par son retour, jalouse qu’elle l’eût laissée à sa seule solitude d’âtre.

Il est toujours bon de se tenir au chaud quand l’on s’aime vraiment.

(1) Honoré de Balzac “Le curé du village” chapitre III

© Max-Louis MARCETTEAU 2018/2019

A désosser tout optimiste

Le banc à bout de bras - Kiev - Ukraine

Le banc à bout de bras – Kiev – Ukraine

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Je me drogue à la … à la quoi, déjà ? … je me drogue à … je ne sais plus… de toute façon, elle est licite et cela ne m’empêche pas de pourrir sur pied comme tout le monde.

Je regarde ce monde aliéné par le superflu et l’effervescence de l’info voyeuse, anxieuse, scandaleuse, causeuse, monstrueuse et pourtant elle est identique aux décennies précédentes, aux siècles antécédents …

Je suis assis en califourchon sur un blanc dit public, fixé fermement au sol comme si un vol était possible … et je suis amer et vivant comme une ondée, je respire la terre et les fleurs et puis la déchéance sur les parvis de tout un chacun …

Tout devant moi s’opposent les vérités et les mensonges, les lois des hommes et ses instincts…

Je suis accroupi sur les questionnements de mon existence et à la validité de : “Je sers à quoi ? « . A rien et à tout. Et, tout de rien, je ne vois pas l’intérêt de continuer mon parcours, un champ de mines … à désosser tout optimiste … alors, la muraille psychologique prend l’eau et … la première larme gironde s’élance et la montée de l’émotion du dernier souffle dans ce parc public pour un dernier regard et puis une dernière bolée de Librax et je vais rentrer à la maison, ma solitude sous le bras et …

— Alors, commère ?
— Il s’est pendu hier au soir, à la pleine Lune, le pauvre homme …
— Remarquez, avec un tel handicap …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018/2019

Agenda Ironique de Mars de l’An 2019

Lampadaire_st_herblain (photo iotop 2019)

Lampadaire_st_herblain (photo iotop 2019)


Bon alors, je m’y colle pour la deuxième fois et donc je suis un peu moins fébrile.
Je ne suis pas très prolixe sur ce genre de domaine et pour informations voici des liens (la genèse) : ICI ou ICI

Et celui du mois de Février : ecriturbulente

Le thème : Lampadaire

J’explique : je suis un fétichiste des lampadaires (ne riez pas, je vous vois). Le lampadaire, dont les ancêtres devait être le flambeau puis le bec de gaz (pour faire court) n’est jamais mis en lumière et même en plein jour, de sa hauteur, il n’interpelle pas le commun des mortelles et pourtant … et pourtant, je vous propose de composer un texte (prose ou poésie – long ou court) sur cet « objet » urbain (ou pas) dans le genre qu’il vous plaira (fantastique, utopique, commun, journalier, romantique, animalier … ou même un lampadaire perdu sur la planète Mars)

Et pour « faire » bonne mesure, quatre mots imposés :
– Chesterfield
– Émétique
– Atlantique
– Évocateur

(vous pouvez les placer dans le désordre ou l’ordre et même en faire des anagrammes ou les triturer selon votre bon vouloir).

– Date du 1 mars 2019 au 27 mars 2019
– Vote du 28 au 31 Mars de la même année.

Faites savoir par un commentaire et un lien quand votre œuvre est en ligne sur votre blog.

A vos lumières … euh vos plumes éclairées … 🙂

Iotop 2019

1) – Le 03 mars 2019 => Texte de Jobougon : Le dessus des mots.

2) – Le 08 mars 2019 => Texte d’Adrienne : F comme Flaubert

3) – Le 08 mars 2019 => Texte d’Anne Coquelicot : En attendant le bus

4) – Le 08 mars 2019 => Texte 1 de CarnetsParesseux : Sa soeur, l’étoile en plein ciel

5) – Le 09 mars 2019 => Texte de Patchcath : Les maux sans dessus-dessous

6) – Le 11 mars 2019 => Texte de Palimpzeste : Réverbères blancs de nuit

7) – Le 12 mars 2019 => Texte/Commentaire de La Plume Fragile : Sous les feux d’un lampadaire   Chez CarnetsParesseux

8) – Le 13 mars 2019 => Texte de Victorhugotte : Melo sous les lampadaires

9) – Le 18 mars 2019 =>  Texte de Max-Louis : Ce n’est pas du pavé de bœuf

10) – Le 18 mars 2019 => Texte de Les Petits Cahiers d’Émilie : L’effet réverbère

11) – Le 18 mars 2019 => Texte de Chachashire : Le lien de Chesterfield

12) – Le 20 mars 2019 => Texte 2 de CarnetsParesseux : De graves et gros personnages

 

 

Pas un joint, pas un mollusque, mais un cône …

Oeuvre de Rob Scotton

Oeuvre de Rob Scotton

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Ce matin, je me réveille avec la seule image restante de ma nuit : un cône. Pas un joint, pas un mollusque, mais un cône de chantier dit aussi un plot. Je me demande si ce rêve n’est pas fallacieux. En effet, quelle idée a celui-ci d’exposer, d’imprimer et faire retenir ce genre de signe.

De signe ? Pourquoi ce mot me vient à l’esprit ? Un bouche-trou qui m’évite d’atteindre une profondeur neuronale inattendue ? Une absence comme un vide … abyssal ?

Bref, comme chaque jour, je me seringue du positif pour commencer au moins ma matinée, voire terminer ma journée … avec le sourire ou carrément m’enfoncer dans le mutisme sans connaître le langage des signes …

Je vais sortir du lit au sombre de la pièce. Ma chandelle en attente de faire office de lumière du pauvre n’a plus le souffle de me tenir compagnie et j’ouvre les volets trop souvent Cassandre quand mes yeux fatigués se figent sur un ciel de fin du monde …

J’enfile mes chaussons et la terminaison de chacun de mes orteils détecte une chaleur chaleureuse qui se faufile dans mes fibres jusqu’à la moelle …

Et puis, je me dis qu’en toute sobriété, je me dois de revenir à mon état initial … de dormeur, et élucider le pourquoi, du comment de ce cône …

— Alors, voisine ?
— Alors, il vient de passer par la fenêtre de sa chambre de rez-de-chaussée …
— Et ?
— Son somnambulisme m’inquiète. Il s’en prend aux plots de la rue en travaux … et il les emporte … une vraie rapine à ciel ouvert …
— Mauvais temps pour lui …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018/2019

Luit à l’ombre le clair obscur ce fard

Oeuvre de Tsukioka Yoshitoshi

Oeuvre de Tsukioka Yoshitoshi

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Luit à l’ombre le clair obscur ce fard
Du visage ovale déterminé aux dards
Tes yeux me transpercent au poison
Silencieux la nuit s’offre à l’autel désir
Tu me quittes dépossédée de mon ire
Je reste seul dans la voiture en oraison …

Le madrigal dicté, mon Léonard, de service, le calligraphie, et va le remettre demain à ma tendre so fuckinspecial. On peut être amoureux d’une putain et l’aimer par les mots aussi bien que tout autre femme de Grasse … par exemple …

Au parfum de ton absence, j’interroge le miroir de la salle de bains et je te dis :

Regarde-moi d’un tout et d’un rien
Dis-moi que je suis un bon à rien
Tes chaînes je n’y peux rien
Je suis un sot rien

Et tu me regardes quand même .. tes mots d’amour sont un cadeau, chaque jour j’en paye la chance et la joie de t’aimer de corps et de sentiments vrais.

Dans J-11, j’aurai la somme totale, ton “rachat” auprès du taulier qui t’embauche. Tu n’as pas de prix et pourtant on me somme que tu es une marchandise, et ce transfert n’est pas humain … foi de souteneur …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018/2019

Nul besoin de tenir une promesse pour trahir.

Oeuvre de Timothy M. Parker

Oeuvre de Timothy M. Parker

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Nul besoin de tenir une promesse pour trahir.

Je t’ai regardé, tu m’as souri, j’étais mal à l’aise, tu m’as pris la main, tu l’as embrasée et tu es partie.

Tu m’as pardonnée et je suis resté assis sur ma chaise de cuisine comme un idiot; j’étais saisi comme à l’intérieure d’une pomme au four qui ne sait à quel réchauffement climatique elle va être cuite, à point ou grillée dans son jus …

J’étais lié à mon environnement et à ma bêtise et mes doutes chimériques prenaient tout mon temps de raison pour ce temps de déraison, je devenais mon ensorceleur et mes victimes étaient des moi-mêmes qui se prenaient pour des autres …

J’ai le ruissellement de ma solitude qui s’infiltre dans les interstices de mon anxiété et le nocturne fait sa place, son nid, son lit, sa construction dans le plein jour de la vie, et les harpies des cauchemars me dévisagent comme une nouvelle offrande sur l’autel de mes frustrations …

Nul besoin de tenir une promesse pour se trahir.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018/2019