L’équinoxe de ses angoisses

Bruit_porte_photographie_Iotop_2020

Bruit_porte photographie_Iotop_2020

Des mots, une histoire : récolte 49   (Hors délai)


Qui dit fricot, dit se bâfrer. Évidence qui fait fuir l’anorexique et l’ivrogne à devenir abstème (s’abstenir de vin). Seul le meunier du village sait de quoi l’on cause et à cela il n’y a rien à négocier. Il est jeudi soir, et pour rien au monde il ne manquerait ce fricot … du lendemain possédé de ses arômes en confusion mélangés, aux degrés de l’extase presque mystique… préparé par sa rondouillarde épouse : le fricot de la meunière, spécialité qui s’est imposée sur plusieurs territoires de la région dont son mari n’est pas peu fier, se permettant d’augmenter ainsi le tarif de sa farine… l’inconvenant.

En retard, le meunier n’est pas homme que l’on roule dans la farine ni à enfariner par jacasserie entre la meule et la poulie ou entre la bière trappiste et un blablateur vendeur de bœufs quand le fameux ragoût dans sa marmite congestionnée le supplie de l’enfourner en bouche jusqu’à l’envahir dans les profondeurs de son être obsessionnel…

Et le vent fort n’en dit pas moins et creuse l’agacement de la meunière qui s’impatiente du retard de son homme qui est aussi ponctuel que l’horloge biologique du papillon de nuit.

Maître Lapoulith est en retard, c’est un fait. Son habitude est dérangée, son heure s’inquiète, son assiette attend et la porte du logis reste close, tout à son mutisme, elle aussi languit et se repose sur son triple gond.

Alors, qu’attend-il pour franchir le seuil, cette porte journalière et commune avec cette tendance obligée, aussi, des bonnes et mauvaises nouvelles … la meunière ne compte pas les tic-tac, ni l’équinoxe de ses angoisses qui monte en mayonnaise ses battements de cœur à la moindre perception d’un bruit, même connu, quand le vent se tait …

Et un grondement inhabituel … derrière la porte …

Un chien ? Un loup ? Un renard ? … un monstre ?

Le silence armé … et la meunière de dire la voix enfermée dans la gorge … sort.

— C’est toi ?

La porte s’ouvre de sa serrure à loquet, les gonds miaulent, et le cœur de la meunière s’arrête… devant la bougie suif témoin.

Le meunier est là … un fort gâteau à la main.

— Bon anniversaire, Marie !

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Elle voit l’horizon s’empiffrer d’un soleil matinal

Oeuvre de John Everett Millais - Clarissa - 1887

Oeuvre de John Everett Millais – Clarissa – 1887

Les petits cahiers d’Émilie. Émilie 17.20


Toute haute debout, pieds nus, elle voit l’horizon s’empiffrer d’un soleil matinal où ses yeux s’accrochent en ce lointain quand la mort si proche, peut-être incertaine, est une interrogation, une provocation et ses mains crispées sur les barreaux de sa geôle à la paille humide possédée de la respiration d’une terre battue, de sueurs, de secrets, d’humeurs de condamnés à jamais disparus dans une autre entrailles terrestre …

La circonlocution de la narration n’arrêtera pas le sort de la jeune femme dont les cheveux longs ont été taillés réduit jusqu’au cou gracile défiant encore sa position …

Les larmes sur le bord du volcan de l’émotion, elle se rappelle ce baratineur débordant de ce charme mâle comme un appât désirable de belles phrases, d’aphorismes … et puis sa sentence avait été tracée sur la ligne invisible du hasard, de sa part de fin …

Elle s’étonnait d’avoir été prise dans ce tourbillon de mots dont le celui de téléphone mot saugrenu … ce beau parleur l’avait embobiné dans un complot à mille lieues de ses préoccupations quotidiennes celles de discuter d’un bon bagou sur le prix des œufs, de la viande fumée, d’un légumeux de saison … mais lors de sa comparution devant ses juges aucun plaidoyer pour la défendre …

Sa parole contre celles de bedonnants bourgeois aigres et vicieux comme … des hommes …

Elle n’avait pas joué une pirouette pour s’en sortir, elle avait débordé de sincérité … avait été la girouette d’une affaire …

Là voilà par un soleil radieux… pendue …

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Il est mort, seul

Oeuvre de Ramon Masats - Barcelone 1953 - Blanca Berlin Galeria

Oeuvre de Ramon Masats – Barcelone 1953 – Blanca Berlin Galeria

Des mots, une histoire : récolte 50


 

« Pour vivre heureux, vivons cachés » disait-il.

 

Il est mort, seul,

Sa liste de bonheurs entre les dents,

Et les palabres de la messe à promettre un Paradis … un lac desséché.

 

La misère est en nous … et le mur du désir hurle dessalé de son envergure sur le grain de sa peau …

Et l’oniromancie rit, la dupe.

 

Avec la danse d’un seul temps, il s’était égaré dans le monde d’une Incertitude aux dents acérées d’une Inhumanité, devant l’ogresse de la réalité, à cette envie de la goûter … cette souffrance n’était pas chimérique

 

Il est mort … seul.

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Ton bonjour sous le bras

Fei Fei Sun pour Vogue Italia juin 2015 par Mert Alas & Marcus Piggott

Fei Fei Sun pour Vogue Italia juin 2015 par Mert Alas & Marcus Piggott

Les petits cahiers d’Émilie. Émilie 13.20    (Hors délai)
(Cette semaine pas de 5ème chapitre du roman Rho-Man Tout en Gala-Tik, toujours en chantier (peu de temps pour m’y consacrer et me concentrer) mais Carnetsparesseux est bien présent ICI)


Il est sept heures dans le salon ; la baie vitrée baille haut ; le soleil fait sa rentrée en petite tenue thermonucléaire. Et toi, ton bonjour sous le bras sans effort, ton semblant de patience pénélopéenne en grande tenue et ton sourire béat comme un piège, m’aborde pour me saborder :

— Tiens, t’es toujours là !
— J’ai encore ce courage du cocu…
— Si ce n’est une faiblesse … te voilà humilié et pourtant tu frétilles, ici, devant moi.
— Non, je ne frétille pas, ce n’est pas dans mon caractère … tu le sais de ta mauvaise foi…
— … et à poil ! T’as honte de rien !
— Honte ? Tu sais très bien que je dors ainsi et puis l’homme nu ne vaut-il pas l’homme habillé ?
— « L’habit ne fait pas le moine » c’est sûr … allez, tu sais que je ne veux pas de couple à trois… ne reste pas ici.
— Je paye la moitié du loyer … ce n’est pas un vecteur négligeable.
— Et alors ? Ton droit ne vaut pas obligation de ta présence ici !
— Je souhaite peut-être aussi réparer mon erreur…
— Tu es déjà une erreur à toi tout seul …
— Ta dureté est de diamant … je pense sérieusement à étreindre ton joli cou présentement …
— Il te faudrait ce brillant courage, ce rien du meurtrier pour exceller dans cet acte … ce qui est peu probable …
— Ne joue pas à ce jeu …
— Ne m’approche pas !!!
— A t’énerver brusquement ainsi … ta peur me fait bander …
— Arrête !!!
— Trop tard …

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

La courroie de transmission de ses envies

Les petits cahiers d’Émilie. Émilie 9.20 (Hors délai)


Il était une fois un tracteur qui s’ennuyait ferme, même si une vieille poule lui concoctait tous les jours un résumé de la veille des caquetages de la basse-cour. Il avait été marqué d’obsolescence avec d’autres matériels dont les états étaient divers et variés entre les pannes et la vieillerie. Ils étaient devenus le produit de l’inutilité même si parfois des inconnus osaient ponctionner quelques pièces de leurs mécanismes, et cela au déchirement silencieux d’une déchéance mal vécue…

Tandis que dans la buanderie une lessiveuse chantait à tue-tête un bel canto en compagnie d’un feu ardent amoureux à la première forme de ses lignes de fond, le tracteur ruminait à travailler de nouveau dans les chants… euh les champs… avec tout son saint-frusquin : charrue, broyeuse d’accotement, chargeur frontal, faucheuse, déchaumeurs, remorque… et ouvrir enfin une nouvelle vie à une utilité digne d’être reconnu…

Cependant le paysan bourru et dodu à souhait n’avait aucune intention de reprendre comme compagnon son tracteur. En effet, bêche, fourche, râteau étaient ses alliés de chaque jour, humblement et efficacement. D’ailleurs, il était devenu dans sa ferme une réduction de lui-même aucun repreneur n’ayant voulu… reprendre ses quelques centaines d’hectares vendus la mort dans l’âme et le pire à une société écran chinoise dont il n’avait pas eu connaissance si ce n’est trop tard…

Ainsi, il lui restait quelques arpents avec un poulailler, une belle terre en jachère, un unique prunier qui donnait une année sur deux. Bref, sa vie n’avait plus rien à construire et la courroie de transmission de ses envies avait cassé irrémédiablement.

Et ce jour-là il fit un rêve étrange, celui de son tracteur qui le tourmentait pour reprendre du service à cultiver quelque que beaux légumineux sur son lopin riche et sain. Et chaque nuit, à heure fixe, ce rêve le poursuivait. Quand, un jour de pleine Lune ne pouvant dormir, il se leva. Chaussons aux pieds, il s’avança vers la porte pour sortir. Il eut une peur bleue au fond des yeux. Le tracteur était là… à son seuil, silencieux et imposant.

— Alors camarade, on reprend du service ensemble ? lui dit le tracteur de sa voix douce de ténor.

Le paysan n’ayant pas le cœur assez solide capota en avant la tête sur la calandre du tracteur.

Depuis ce jour la légende dit qu’un tracteur a enterré son propriétaire à la nouvelle Lune et que l’on entend ronronner ses chevaux a vingt lieues à la ronde.

Morale : ne vous levez pas si vous entendez un tracteur devant votre porte.

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Le drame aux mains propres

Chaise sur champ (Si vous connaissez le la photographe )

Chaise sur champ (Si vous connaissez le la photographe )

Les petits cahiers d’Émilie. Emilie 8.20 (Hors délai)


La montagne se tient à l’horizon. L’aigle se pose sur la cime du premier arbre. Le mouton est en mode attente et le ruisseau… ruisselle et les ragots ragotent au café du village.

Ainsi, le décor décoré est installé, le drame aux mains propres s’habille de ses chaussettes réversibles, de son pantalon tissé à l’ortie du Nord, d’un long manteau feuillu de la plaine et d’un large chapeau plat fait de lames genre rasoir au possible et d’un radar dernier cri à appréhension amplifiée.

Quand le corbeau de service, s’approche en vol plané en delta et se pose aux cotés de l’aigle genre royal troisième branche à partir du bas, et dit :

— Alors, vieux frère, tu cogites ?
—…
— Si tu l’enserres trop lentement, il va iodler dans toute la vallée.
—…
— Au contraire, si je le rabats vers le ruisseau chantant, tu pourras à loisir le cueillir.
—…
— T’es pas causant mon frère, aujourd’hui ? Un problème ?

L’aigle d’un coup de bec comme un retour de boomerang sectionne la tête de linotte… du corbeau. Le bel aigle a un frisson de sa belle chair emplumée, éprouve un seul hoquet, déplie ses ailes, brasse l’air par une belle résonance qui traverse les belles lignes de la vallée jusqu’au journal déplié à la lecture d’un villageois d’une belle vieillesse assis sur un banc de granit, bien au frais, sous le platane de la place.

— Le rapace n’est pas de bonne humeur… y en a un qu’a dû morfler…
— Pour sûr, répond son vieux camarade de classe qui fume la pipe, le chapeau de paille entre les oreilles.
— Alors, tu vas le gronder ?
— Non, non.

Les deux hommes se regardent d’un œil profond et… rapace, glacial.

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Enfin une bonne nouvelle

Louise_Brooks

Louise_Brooks

 

Les petits cahiers d’Émilie. Emilie 7.20 (Hors délai)


Ma première pâtisserie du matin, c’est toi mon amour… pendant ta douche ou après… jamais avant… principe d’un commun accord et cet accord n’est pas en sucre et parfois tu me joues de ta voix d’orgue pour créer cet appétit de luxure à m’envoûter mais je tiens bon à ma propre rambarde pour ne pas céder à tes injonctions et ma faiblesse n’est pas la tienne au sel de tes lèvres gourmandes et de tentations du voluptueux au bestial je résiste à ta belle fraise et pourtant quand tu pratiques ton sortilège en dernier recours à haute teneur en sensualité celui-ci m’emporte à ton caprice tu me débauches sur des mots qui semble la création d’un Bacchus aux frémissements bouillonnants des dunes de ton corps chaud braise comme un trio genre Nirvana tu es une baïne…

Mais aujourd’hui, c’est dimanche, tu es partie pour une semaine dans les Landes pour te rafraîchir les idées dans ta famille, ainsi me voilà au repos à me préparer un cookie de belle envergure une douceur dont ton aversion est vomitive… je me retrouve enfin avec moi-même… enfin une bonne nouvelle…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

La belle équation avait de quoi épiler

Taz en action rien ne l'arrête

Taz en action rien ne l’arrête

Des mots, une histoire : récolte 43


Un matin, un hurluberlu (et pas un lapin), s’installa au square Alfred Jarry sur un banc de bois bleu aux pieds verts, et se déguisa en monsieur tout le monde. Le pastiche fut saisissant. Quel tour de force ! Quelle imitation ! Le hasard n’eut pas son mot à dire, il pouvait s’enliser dans le premier sable mouvant du déterministe, la belle équation avait de quoi épiler, dégoupiller, désarçonner ce hasard que rien il est vrai ne pouvait imiter, lui…

Notre homme ainsi maquillé, masqué enfin costumé héla le peuple du square de cet après-midi chaude et découverte et tout à la fois ouverte à un mini spectacle hors norme il faut le dire dans ce contexte tout particulier de notre dictature du vingt-deuxième siècle…

Il osa, il prit le risque, l’audace à son plus haut niveau, le mots téméraire ayant disparu et il se présenta de sa propre voix, de son propre corps dans toutes ses humeurs comme une apparition exceptionnelle devant la curiosité grandissante de soi-disant encore humains et sa logorrhée apparut fantasque déliée de tous les tabous qui s’étaient serrés les coudes pour résister à la déflagration qui allait frictionner leur passé pour un retour à la source de l’humain… d’origine…

Comme on disait à une époque reculée (ce qui ne veut rien dire, en fait), il balança la purée dans le sens propre et figuré, ce qui dépoussiéra d’un seul tenant les neurones les plus prudes des spectateurs qui développèrent aussitôt deux catégories de cas : les incontrôlables et les imperturbables. Le soleil ne brille pas pareillement pour tout le monde, c’est bien connu.

Aussi une intervention d’un panier de gardes armés d’ukulélés modifiés recomposèrent la léthargie et remis aussitôt de l’ordre dans cette cohue et l’hurluberlu mis en quarantaine pour entropie caractérisée au troisième degré… de la bonne humeur…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

L’espérance arpente son échelle de désinvolture

Monaco_Iotop_2008

Monaco_Iotop_2008

Des mots, une histoire : récolte 42


L’espérance arpente son échelle de désinvolture et l’hominidé en tenu d’Adam sur un atoll les pieds en éventail se pose une question d’acheter une échelle ou peut-être un piano ce qui n’est pas le même budget, même d’occasion… tout est une valeur… d’échelle, c’est bien connu…

En attendant, il bronze lentement à sécher recto verso dit de l’effet rôtissoire et sa compagne du moment est du même mouvement ce qui donne une chorégraphie studieuse et monotone dont l’harmonie s’ennuie toute de même ferme devant cet état de fait qui la rassure et l’inquiète tout à la fois…

Quand un coquillage de passage aventurier de premier niveau possédant tous les sens même interdits par la nature des choses communes et parfois étranges voire inavouables sauf qu’il est aveugle comme une mine de charbon à mille et deux mètres de profondeur… et culbute sur le mollet dru de l’homme… aussi il s’exprime ainsi (le coquillage) :

— Nom d’une courge ! Qu’est-ce cette chose ?

Il n’en faut pas plus pour qu’il sorte de sa besace en corail sculpté une feuille de vigne sous-marine et se munit d’un hippocampe encreur, et note :

[Dsirostion au dévnpeopeemlt du cuors du mmenœuvt moi le bvivale en ce juor j’ai cnonu le tnuore sol par le cohc d’un élémnet iocnnnu non réaitcf et doasipnst àêtre femeernmt au slcoe sleibar. Le cnomnoueetrnt est préférbale.]

Pourtant, la vie à des injonctions que le destin ne sait pas déchiffrer et le primate des temps modernes un tantinet chatouillé par un soi-disant mollusque ouvre un œil et un deuxième sous son chapeau de paille tressé par les doigts osseux d’une îlienne ou d’une villageoise sous le joug d’impôts infâmes…

D’une main audacieuse inconséquente et armée au courage de transformer l’inopportun si ce n’est l’outrecuidant à une cuisante envolée dans les airs l’ami bivalve prend la tangente bien malgré lui et connaît le saut dans l’inconnu sans l’élastique pour ricocher sur l’abdomen de la compagne du bipède luisante de crème solaire dont Yuka donne une note dont le médiocre est un fruit acidifié au bicarbonate et glisse tel un surfeur à Waimea jusqu’au Mont Vénus à la descente à l’allure d’un bobsleigh à se loger au croisement du fourreau de la dame qui n’attendait pas cet inattendu qui commençait à distiller son étonnement devant une possible descendante inconnue…

Bref, à cet instant fugace de la surprise la concubine apeurée par une frayeur toute à son affaire crie de ce cri des fonds des âges aux cavernes bien résonnantes à l’amplification à faire rougir l’écho de service et d’un froissement gestuel incontrôlé éjecte telle une catapulte géante l’ami bivalve en direction de l’océan… dépositaire de toutes les vies… n’a pas, lui, une vision de celles-ci, à l’anamorphose

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

AVIS DE RECHERCHE … FIN

Bon jour à tous,

Suite à la disparition de mon frère aîné,  un corps a été retrouvé lundi au Croisic, dans l’eau, non loin du Moulin de Penn Avel.

Selon les premières constatations et de l’autopsie qui a eu lieu vendredi matin à Nantes il pourrait s’agir très probablement de mon frère (selon la gendarmerie).

Pour comparer les prélèvements de l’autopsie et ceux effectués lors de la réquisition chez mon frère il faut que j’attende plusieurs jours à plusieurs semaines.

Comme il apparaît que ce corps soit celui de mon frère (et en attente de confirmation) et même s’il est considéré officiellement, actuellement et pour l’instant, disparu, notre famille entame son deuil.

Notre famille tient à remercier toutes les personnes pour les partages sur les réseaux de l’avis de recherche et les distributions de flyers dans plusieurs départements et leurs soutiens ainsi que la gendarmerie nationale et plus particulièrement de Savenay.

Max-Louis MARCETTEAU

 

AVIS DE RECHERCHE … SUITE … LE CROISIC

Bon jour à tous,

Je reviens vers vous suite à la disparition de mon frère aîné.

La gendarmerie a retrouvé sa voiture dans la commune du Croisic, bord de mer,

avenue de la Pierre Longue, à l’endroit du Moulin de Penn Avel.

 

Pour l’instant, il n’a pas été retrouvé.

Ainsi, (en lien avec la gendarmerie) je souhaite partager un autre flyers ciblé sur la côte atlantique.

Si vous le souhaitez, faites-le partager.

 

Je tiens à vous remercier, tous, pour votre aide et soutien.

 

Max-Louis MARCETTEAU

 

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AVIS DE RECHERCHE SUR LOIRE-ATLANTIQUE

Ce n’est pas le genre de ce blog, mais voilà … la famille avant tout.

Mon frère aîné a disparu depuis le 10 janvier 2020.

Toutes les recherches sont restées vaines, pour l’instant.

Je souhaite faire partager ce flyers sur les réseaux et si vous pouvez le faire aussi faites-le.

Vous remerciant par avance de votre aide.

Max-Louis MARCETTEAU

 

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Plaire à sa photographie à ma photogénie

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Loire_pierre_percée_Iotop_2019

Nouveau challenge – édition 2020 – Le marathon de la nouvelle


 » Demain sera toujours demain », mais quand le réveil sonne, il est aujourd’hui … les yeux noyés dans un rêve qui se gomme comme honteux d’avoir existé.

La page blanche dans le brouillard du matin et l’overdose de la fatigue qui tient le trottoir sur les douleurs de l’être à la marge de se tenir debout équilibriste sur le devant de la scène de son théâtre …

Mon miroir se moque de moi … je souris béatement comme si je devais me plaire à sa photographie à ma photogénie … je suis étrangement pâle de cet éclairage vers mon extérieur … je frotte de ma brosse à dents mes quelques dents encore …

Si je pouvais essorer mon cerveau comme mes vêtements après les battements de la machine à laver … la douche est salvatrice le bain régénérateur et pourtant le propre ne fait pas l’addition de ma bonne santé mentale …

Le revers ne connaît pas l’endroit, ils se font tout à fois face tout en étant opposés le no man’s land infranchissable même par raison atomique alors que je me regarde nu entre trois miroirs j’éclate de rire de me voir de tous les côtés de cette épaisseur sans relief …

J’évite le rasoir six fois par semaine et rate pourtant cinq fois par semaine mon bus du matin comme une disposition à me retenir sur mon territoire mais aujourd’hui c’est dimanche l’orgue de l’église me souffle son impatience … j’ai encore cet orgueil de servir à quel qu’instrument … une raison de vivre encore … sans doute …

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Mon sourire bicarbonate

Atlas nautique du monde composé en 1582 par le cartographe messinin Joan Martines

Atlas nautique du monde composé en 1582 par le cartographe messinin Joan Martines

Agenda Ironique Décembre 2019


Vendredi 5 octobre 1582. Je me réveille ou crois me réveiller. J’entends au loin une corne de brume et ce n’est pas un rebec, quoi que… Je me lève de ma paillasse. Il fait humide et mon rat colocataire fait le beau sur ses deux pattes arrières pour me réclamer, comme tous les jours son Noël, un morceau de mon pain de sarrasin que je planque dans mon bahut endroit peu coutumier de son utilité de garde-manger mais seul endroit contre ce genre de rongeur sympathique mais égoïste.

Aujourd’hui, j’attends une bonne œuvre, comme tous les mois et comme chaque jour je m’agenouille et récite le Sub tuum præsidium face à une ouverture d’une demi-coudée royale de long sur une de large aux barreaux bien ancrés sur ce jour qui se lève bien trop haut pour distinguer une possible civilisation où seuls le ciel et un peu de soleil me font la courte-échelle pour les apercevoir.

J’existe encore dans cette prison parce que j’ai l’espoir d’en sortir, peut-être demain peut-être pas, et mon paquet attendu est devant mes yeux. Je l’ouvre lentement, ce sac en toile de chanvre. Il y a du boucané, miches de pain, quelques racines, des œufs et poissons séchés et un pli un tantinet dégradé au sceau inconnu non décacheté. Étrange. Je pense : carte au trésor, carte d’évasion ?

J’enferme mes modestes nourritures, range mon unique livre et mon céans se pose sur mon pliant faudesteuil puis je déplie le pli de huit délicatement sur mon bahut. A cet instant tout s’arrête, même mon rongeur de grignoter son morceau de bois favori, le suintement des épais murs se sont figés, mon gardien posté à ma porte-barreaux montre le dos rond, il ne manque qu’une belle lumière pour découvrir mon visage radieux, mon sourire bicarbonate.

Et là-devant moi, une carte marine, d’un nommé Joan Martines, au nom de code Sasthas Oka à la signature reconnaissable par son SO en filigrane. Je suis perplexe et une énigme comme un gouffre insondable du questionnement s’impose à moi : à quoi peut-elle bien me servir ? A rien ! Ou bien, à rêver d’une terre lointaine inexplorée, mystérieuse, insoupçonnée, ignorée, inaccessible comme l’âme de mon rat qui me regarde incrédule et reprend son machouillage de bois et mon gardien qui se redresse, se retourne, son visage ironique, son sourire édenté à peine visible sous ses moustaches et barbe crasseuses.

Comme dit l’expression, je n’ai pas été nourri dans une bouteille (1) et sans être tatillon, tous ces traits itinérants, ces rosaces, ces bateaux, ces noms inconnus gravés, est-ce l’Enfer ? Mon enfer, à moi, je le connais, on s’est adapté. Est-ce mon épreuve ? Est-ce mon ultime pénitence ? Ainsi, un démon humain aurait-il par effet de provoquer mon inquisition, à me provoquer, à me détacher de ma croix ? A expurger mon âme, mes bonnes prières par la tentation ?

Je m’agenouille aussitôt et prie avec ferveur à haute voix. Et si ? Eh oui ! Je me relève. Je comprends. Mes yeux sont embrasés aux signes cabalistiques dissimulés avec talent sur cette carte. Je sors ma plume, mon encre, les feuilles de mon bahut, mes cierges d’abeille, et fiévreux, j’écris ce qui semble la Vérité qui m’est délivrée, à moi. A cet instant, je deviens le détenteur d’un secret.

L’obscur s’impatiente et la lumière crie son dernier appel. Je viens de découvrir la Vérité. Cette Vérité dessinée sur cette carte. Carte qui … devient soudainement brillante. Un maléfice ? Cette carte est maléfique ! Voilà, j’ai compris. On a ourdi contre moi. On veut me faire devenir fol.

Mon cœur bat irrégulièrement, mon souffle s’éprend de rester enfermé en moi comme moi entre ces murs. J’essaye de crier. Rien à faire. Mes yeux brûlent… mes narines sont en feu… ma gorge gonfle par mille piqûres de scorpions… je me tétanise… bave par le nez …

— Eh bien, il a son compte.
— Oui, gardien, il y a son compte.
— La carte a diffusé une poudre incolore hallucinatoire et toxique.
— Il l’a bien mérité, ce bâtard, amant de la première dame de la cour de notre Seigneur, mon épouse.

Jeudi 14 octobre 1582, mort d’un homme à l’épitaphe gravée sur une plaque de bois par une inconnue : ma passion est mon crime, ma prison est mon aventure.

(1) : élevé dans l’ignorance

(si vous avez un peu de temps : pouvez-vous me dire pourquoi, cette histoire, dans tous les cas, ne peut exister ?)

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Ce Nous était impérissable et méprisable

24h_du_Mans_Iotop_2007

24h_du_Mans_Iotop_2007

Le Marathon de la Nouvelle (merci à Sabrina de cette découverte)


… quand la vieillesse d’une bouteille de whisky m’avait susurré entre mes mains son appétit de me connaître plus intiment entre mes lèvres j’avais cédé comme un puceau devant l’importance du désir … Nous venait de naître inséparable insécable …

Nous vivait sur un banc de fortune à la misère ambiante parmi d’autres désorientés mais pas déboussolés du magnétisme de poursuivre encore un moment l’ivresse d’une fatalité écrite sur les contours déviants d’une fabrication d’humains à la chaîne de montage dont nous étions les défauts devenus indésirables … et pourtant nourris et logés aux travers des aides …

Ce Nous était impérissable et méprisable aux yeux des autres ceux de la normalité qui d’une exception se permettaient comme cuistres de marins d’eau douce l’octroie d’un écart de conduite comme une expérience à vivre un déboîtement à la convention inscrite qui en vérité pour certains étaient une deuxième nature à l’abri des regards parmi d’autres dépravés …

Bref, Nous avait ses propres codes et vomissait ses tripes aux dégoûts des gens nés pour cravacher et d’autres pour être des cochers à la solde d’une réussite sociale qui n’avait à leur offrir qu’un tombeau en marbre … quand Nous savait que la fosse commune dit « terrain commun » est gratis y compris les prestations attenantes à une sépulture… et tout cela pour une terre commune…

Comme quoi rien ne sert de courir trop vite pour mourir la société Nous prend en charge de part en part … même à part…

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Elle avait l’utopie dans les yeux

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Texte_calligraphie_Iotop_2016

Le Marathon de la Nouvelle (merci à Sabrina de cette découverte)


Elle avait l’utopie dans les yeux … aujourd’hui, ils sont vitreux et j’ai les larmes suspendues entre deux mondes : la maison des morts et la maison des vivants …

Elle avait eu un tracé de vie poussiéreux tellement les années s’étaient accumulées les unes aux autres banalement d’une photographie à une autre se superposaient les jours comme une pile de livres tous identiques à l’auteure lisse … péniblement lisse …

Je suis assis sur le bord de la marge … il fait novembre et l’écume poisseuse des feuilles d’automne ont ce sang chromatisé comme traumatisé par sa propre saison qui se dépouille de ses sentiments et déverse ses souvenirs sur une terre de gémissements telle une coulée de lave elle se dégorge …

Le soleil n’a jamais vraiment brillé pour nous deux et pourtant aujourd’hui j’ai le cœur brûlant de t’avoir perdue sans une lettre d’adieu et mon encre sèche à la chorale de mon émotion et nul besoin de mots pour dominer ma fièvre …

Tu m’as abandonné tu Nous as abandonné sur le bord de notre route avec cette phrase :  » il est trop tard » … Oui, il est toujours trop tard quelque part dans une vie et tes lignes sont déjà gommées par l’effet de ma rage … je ne veux plus t’entendre au fond de ce moi qui fait écho de toi comme une cathédrale qui brûle et dont les craquements de notre amour s’enchevêtrent et le plomb fondu de mes larmes creusent tes lignes pour définitivement t’enterrer …

Et la révélation s’ouvre à moi, je n’étais qu’une coquille dans le livre de ta vie … toi mon écriture …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

L’herbe froissée de ma posture

Port_st_nazaire_Iotop 2019

Port_st_nazaire_Iotop 2019

Blog oulimots contrainte écriture (mots définitions)


… la pluie … toujours la pluie … pluie d’automne crûment insolente … pluie sur mon visage mon corps dénudé allongé sur l’herbe froissée de ma posture… et ces odeurs humide poisseuse de campagne indécente …toute de nuit … et les vies glissent sur ma peau et plissent ma chair… de mes supplices jouissent délices les goûteurs de goutte-à-goutte de vies encore faites de caprices sur ces sols de terres qui agonisent …

Et si j’avais eu la cuisse légère à aimer à l’emporte-pièce l’homme urbain entre bois de campagne et quatre murs de cris la morale assise à pleurer ses morts sur la croix crayonnée d’un autre homme moins dénudé que moi mais dépossédé de la mortalité …je suis, hélas, ce hasard fait d’un vagin … ah! quelle malice que la vie faite complice de tous les coups tordus au seul bénéfice qu’on y tient à cette garce qui nous tisse de l’espoir grandeur nature …

Et pourtant à présent la nuit porte sa coupable envie de me faire mourir comme le flux de mon sang dans mes artères frappent fortement parois et cavités … je respire cette terre recroquevillée … nous le sommes toutes les deux blessées griffées entaillées lacérées retournées incisées déchirées … sacrifiées à ces guerres de territoires …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Regards allongés de souvenirs fumés à l’âme

Lampe_petrole_la_divatte_Iotop_2019

Lampe_petrole_la_divatte_Iotop_2019

Des mots, une histoire : récolte 24


Il paraît que je suis : obsolète, comme un mot qui n’a plus de sens ma vie n’a de sens que la direction qui n’est plus la mienne mais celle des autres de la masse de la multitude qui de cette douceur de croire en rien si ce n’est à l’irrévérencieux à l’ironie à la moquerie aux tendances aux influenceurs à tous ces nouveaux paradigmes ces nouveaux dieux il me manque moi : une aventurière

Les railleurs me disent qu’elle ne se trouve pas « sous les sabots d’un cheval » mais je l’ai trouvée dans une brocante parmi des objets : obsolètes, qui l’entouraient avec des regards allongés de souvenirs fumés à l’âme mine de rien aux tenues usées mais nobles prêtent à recevoir les bons soins d’une nature aimable compatissante …

Elle était là à pimenter sa première heure à chiner quand une onde brève et intense nous a saisi comme une embardée en plein océan à nos effluves enlacés nous étions sous ce charme indéfinissable et ferrés à cœur pris sur le fait de tenir ce que nous cherchions depuis si longtemps que le temps lui-même de nos vies commençait à s’essouffler quand chacune de nos mains d’un élan aussi certain d’atteindre l’éclair d’une foudre qu’au moment ultime et inattendu … je déclarais forfait … elle avait été plus rapide que moi à enlever d’un coup sans éclat mais avec cette certitude qui fait les vraies occasions d’emporter … l’objet désiré …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

L’aube s’approche de mon visage

Port_st_nazaire_Iotop_2019

Port_st_nazaire_Iotop_2019

Le Marathon de la Nouvelle (merci à Sabrina de cette découverte)


Je marche aux rues nuiteuses de la ville qui se gargarisent des sommeils aux ronflements des rêves et incontinences aux réveils d’un sursaut de coeur au matelas déformé par la voix d’un rêve barbelé de barbe à papa mais dont le sucre-glu emprisonne les gestes de délivrance …

Je marche en compagnie de ma fidèle bouteille de whisky valorisée par mon adoration aux degrés de mon réchauffement corporel et des débordements de mes plages fixes sur les boulevards à refaire le monde comme un dessinateur créateur d’un autre vivant humain jusqu’à l’os de l’orbite à la spatiale conquête de l’harmonie ente lui-même et sa conscience à la disparition de son animalité …

Je m’assois sur le banc bois à multiplace dans l’unique but de m’envoler au premier allongement d’un nouveau rêve pour oublier qu’ici je ne suis qu’une quantité négligeable négligé à néantiser en un mot à nettoyer de la place des indésirables comme une feuille morte sur le mauvais tableau …

L’aube s’approche de mon visage et mon allongement s’étire encore et encore sur des landes de rayons cosmiques d’un soleil flamboyant découpant l’horizon à la hache d’un jour à l’ombilic abricot quand un oiseau d’eau à la rencontre inattendue me dit :

— Alors soûlot un autre seau pour te réveiller complètement ?
— Ignoble, dis-je étendu sur le bord d’une parenthèse.
— Ignoble ? Je suis ta sécheresse de ligne de vie.
— Tu me parais trempée d’un sacré caractère.
— Je suis ta dernière ligne de flottaison mon coco.
— T’occupes, ma vie m’appartient.
— Eh bien, prends soin de ne pas laisser de trace.
— Je suis déjà invisible.
— Que tu dis …

Devant moi, des visages inconnus, des propos défilent …

— Monsieur ? …. monsieur ? …
— Il revient à lui…
— … vous êtes hors de danger … tout va bien … vous avez bu la tasse des baïnes …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Scotché entre la septième et sixième marche

Escalier_st_nazaire_Iotop_2019

Escalier_st_nazaire_Iotop_2019

Des mots, une histoire : récolte 23


Aujourd’hui, le tapis me fait la tête … et moi aussi. Il me paraît d’un poussiéreux galactique. Je vais le rouler et le déposer dans le parking collectif. Je sais qu’il y a un sans domicile fixe qui va se fixer … dans quelques jours dans ce lieu protégé… l’hiver arrive à grands pas …

Je descends les escaliers, éclairage vivace, tapis sur l’épaule, pour rejoindre le parc de stationnement … au sous-sol, quand une araignée anthracite aussi plate que ma main et aussi large, me précède…

J’en crois pas mes yeux … tétanisé, vitrifié, une avalanche nommée angoisse me crie son saisissement et je reste scotché entre la septième et sixième marche quand au même moment les gros yeux de l’arthropode chélicère semblent me sourire …

Mon humanité appelle au crime d’une telle bête quand elle avance de quatre pattes, je recule de deux marches et je me sens pris au piège d’un tel phénomène qui vient d’une autre planète si ce n’est du port qui est à deux pas d’ici …

Je me décide à tenir tête à cette immonde bestiole avec une bonne bouteille d’acétone et un bon briquet pour une flambée digne d’un big bang … mais, car il y a un mais, je n’ai pas ce matériel et j’ai l’impression que je vais éclater comme une bulle de trouille qui ne va pas tarder à remonter quatre à quatre pour évacuer ce cauchemar à huit pattes …

Quand, par une idée incongrue dont la nature humaine a le secret par sa préférence de se déclarer au bon moment, je balance mon tapis roulé dans un élan de rage puisé à la moelle de la laine de cette arme blanche inattendue …

Et d’un fracas de craquements qui ressemblent à un météore qui traverse un toit, à la charpente de type fermette, habillage tuiles, un cri étouffé et pourtant perceptible sort de la gorge de la bête qui s’écroule en contrebas de l’escalier et se recroqueville pour mourir sans avoir compris le fatal de sa situation …

— Quel drame ! Ces jeunes à fumer n’importe quoi !
— En effet, son vieux mari tout perclus de rhumatismes a été tué par erreur dans l’escalier du sous-sol …
— La fameuse araignée …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019