Il ne reste qu’une larme en signature

Film de William Wyler – 1953 –
Audrey Hepburn – Gregory Peck

Éveil & vous – Éditions : #recreature 

Voici l’ensemble des 31 mini-textes du challenge #recreature du mois d’août 2021


Au trouble l’homme pourtant tenait sa position funambule telle la boussole défiant les lois de la raison portait son vaillant flambeau d’Amour vers sa blonde élue à l’érection qu’un Hermite nommé Hamour devenu fou l’avait liée à son destin mortel à la menace de son H…

… H à l’envergure de tenir sa proie aux Fleurs serrées au cou par une main gauche le cœur dans une main droite des offrandes une donation par défaut devant l’autel marbre quatre étoiles de la soumission quand l’homme surgit l’ombre comme armure l’ermite crie…

… cri au défouloir de la peur d’un écho constricteur il se voit défait de son diktat et déplié de ses fers manipulateurs par l’homme engagé à filer doux au bras de sa conquête blonde élue au printemps inaltérable par sa beauté épineuse nommée Lotus…

… Lotus à la Naissance noble au teint d’ange s’enhardit par sa délivrance au contact de l’homme qui l’embarque sur le bateau de la passion lui qui rame comme un damné heureux sur la voie transcendantale de l’Amour aveugle de nom et visionnaire de modestie…

… modestie les voilà tous deux comme dans une bogue à l’abri des indécents et de l’ingérence à la poitrine triomphante et menaçante brandissant ses lois comme un crucifix devant le bonheur d’aimer audacieux qui échappe aux filets du commun et du croc-en-Jambe de la banalité…

… banalité au rencard Lotus et l’Homme s’emploient à s’aimer tant que le jour est sensible et la nuit singulière la jouissance est reine et le repos attend son heure dans le hamac bichonné enlacé entre deux arbres solidement ancrés dans une terre qui tient du conte…

… conte à conte font l’histoire d’une vie à vie et à deux doubles vies à double tour la passion est une spirale qui n’attend pas le quotidien pour l’emporter sur le Chariot des habitudes tirées à quatre épingles à devenir momifier comme des meubles à l’ancienne cirés de suffocants souvenirs…

… souvenirs de belles heurs de l’ermite l’Hamour qui tenait en son cœur sa Foi sur le devant de sa scène et défiait sa chair à résister à la tentation de femmes qui s’empalaient à son pilon par images de nuit au chant d’une hulotte qu’éclairait une bougie complice sans ombre …

… ombre chemine à l’Ombre de son ombre mine de rien gît en fond la mine de l’harmonie au sourire tissé à l’envers à la denture acérée du Pouvoir sur l’autre rive de l’Amour les étincelles de la discorde soufflent sur la concorde du couple par effet d’un essoufflement …

… essoufflement de la passion à l’embrasement précédent en feu de paille dirons certains ou d’autres comme manège de Chevaux de bois où tout brûle jusqu’à l’ombilic qui ressentait des papillonnements en ses profondeurs il ne reste qu’une larme en signature …

… signature pour deux à la séparation un jour de Lune au froid grisou le ciel souffre et le nuage de permanence fait office de mouchoir tristesse et de rage mélangés comme un explosif dont le détonateur est l’échec qui fait écarteler les sentiments …

…sentiments photographiés sur la plaque Rouge de la joue giflée par l’effervescence d’un décroisement d’Amour et d’une liaison haute tension fébrile dépouillée de sa substance comme d’un oxygène carbonisé par le tissu des mensonges…

… mensonges qui frappent jusqu’à la terre aux mille pas de la trahison se déforment à l’intérieur du corps et l’assomment tel le forgeron à sa Force fait dessein de produire une arme fatale à l’ennemi désigné par excès de l’avoir aimé à sa cause avec son égoïsme d’Amour …

… d’Amour les couleurs devenues floues se délavent sur fond de fard sur la route d’un retour sans fin les larmes inutiles se glacent dans le fond des yeux et la gorge nouée jusqu’à l’embranchement interne de cet ombilic froissé de douleur quand un Arbre surgit sans raison…

… raison pliée sur elle-même la vie tient son fil à bout de bras au parterre des fractures la bouche ouverte comme une dernière lettre à prononcer un dernier souffle à soutenir mais l’air est sec en son Désert tout salé à ses lèvres elle l’appelle déjà le corps trop froid…

…froid sans vergogne gagne son terrain et le corps combat à mains nues quand l’âme prie à l’indulgence que l’ermite Hamour entend l’onde de cet appel du secours sur sa route de pèlerin déchu aux Traces qui font dessins de son épreuve la nuit enfin s’estompe…

…s’estompe la Coupe des ombres pendues de la Mort à son chevet au sourire entendu qu’elle n’avait pas déployé loin s’en faut son geste fatal et fait passage au filtre d’Hamour ranime les fibres de Lotus qui s’impatiente maintenant de vivre par excès quand le défaut était sa signature…

… signature d’un baiser sur la joue de la réconciliation le feu intérieur telle une machinerie complexe reprenait vie dans les âmes et les corps qui se redressaient pour une nouvelle marche purgée de calvaires et ouverte pour Embrasser le monde d’un seul souffle…

… souffle de vie qui sème le printemps des amants retrouvés tel le rugissement du Lion fait constellation par écho aux brillants d’étoiles à la nuit quand les griffes de l’Amour s’enracinent dans les chairs l’abandon jouit et les blessures de l’attente se referment en leur cachot…

…cachot les mots noyés dans l’insalubre l’homme les écrits sur le parchemin de la jalousie qui s’enflamme comme un bûcher par une prière hérétique d’un Hiérophante aux yeux de corbeau aux lèvres d’un bleu méthylène que rien n’arrête même une croix extatique…

…extatique à la Lumière du soupçonneux qui frotte les deux pierres l’une de la jalousie l’autre de l’envie pour rassembler leurs éclats et les flécher vers les belles âmes de l’Amour le Cupidon qui de mailles n’a aucune est blessé sur le seuil de la première lettre…

… lettre qui s’oppose à la parole quand l’air est tenu par son regard de trahison les Émotions se chahutent les larmes se sèchent sur la plage du regret dont le sable est grain irritant au sensible de l’égoïsme de l’homme au parloir de sa biographie fait plainte…

…plainte qui rampe aux interstices de l’indifférence Lotus et l’Hamour font nombre commun et s’arment pourtant de rudes paroles à l’encontre de l’hère l’homme lié à sa douleur comme une vrille et est devenu l’être indocile à la Froideur d’une vengeance amoureuse en devenir …

…devenir pour exister peut-être encore quelque part dans le cœur de l’aimée et tenir sous les houles des nuits jusqu’à la Lune prochaine qui attend ses premiers tourments sous les roues épaisses des angoisses qui broient les pétales de Roses parfum poison…

…poison d’office à l’entrée de l’antre à l’âtre de l’être le Triangle fait triptyque sur le tableau des amants possédés d’eux-mêmes à l’habillement d’une bulle d’Amour que rien ne vient troubler en apparence quand les dehors s’arment d’une fatalité déguisée…

… déguisée la vengeance en met de choix mine de rien aux mines des intéressés enveloppés de Lunettes déformantes en paravents et manipulés par leurs sentiments sincères qui se reproduisent au gré des ébats et joutes de corps à corps dévergondés et jutés…

…jutés par tous les fruits des mots d’Amour aux timbres de leurs chants nuit et jour l’Astre noir du Destin se détache pour une ultime tâche sur les lignes des amants bienheureux de consumer un bonheur de vivre entier comme à l’addition de tous les amants passés…

…passés au fil d’une seule épée tenue par tous les hommes par un seul élan même sous les Couettes amies et soutenir l’acte au-delà de l’acte le souffle édifiant de confiance et de terreur qui s’ensuit à l’effet d’une foudre qui atteint le cœur la morale défiée…

…défiées les heures à venir au-devant d’un tranchant métal à l’allure de fierté pourtant transparent jusqu’au dernier moment le sang devient fleuve sur la terre fait lignée de millénaire en millénaire ce jour se tient tels ces Poissons voraces piranhas la Vie se retranche…

…se retranche l’idée funeste de l’homme possédé de sa maîtresse vengeance se roule à ses pieds de tenir sa promesse quand une cartomancienne de Marseille présente la carte du pèlerin comme un changement de cap sur le devant de sa scène un nouvel acte de foi…

…foi de celle qui sauve quoi qu’on en dise des tourments des pardons des rancœurs de la pauvreté de l’effacement à celle qui ouvre la voie du possible don de soi à l’autre comme d’une eau qui va à son fleuve naturellement ainsi sauvés Lotus et l’Hamour prennent le chemin d’une destinée heureuse ….

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

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