Visage

Photo de Giuliano Bekor

Photo de Giuliano Bekor

Visage d’hier, visage troubadour,

Tu m’as pris par ton regard,

Un soir de clair d’amour,

A tes mots étendards !

Visage violoncelle, visage ciel,

Tu m’as fait voyager à la sève

De tes envies passionnelles,

Aux jours mille nuits de rêves !

Visage de peine, visage errant,

Tu m’as embarqué sur ces flots,

Aux ouragans conquérants,

Tes voiles me protégeant !

Visage ardent, visage pétillant,

Tu m’as enrôlé sur les reflets

Océan du bonheur géant,

Main dans la main, parfait !

Visage offert, visage sincère,

Tu m’as donné les arpents

Fertiles de tes sentiments,

Toutes les saisons d’amour !

Visage aimé, visage défiguré,

Tu traces les traits douleurs

Sur mes mains blessées

Des prières en pleurs !

Visage aujourd’hui disparu,

Mes doigts, ses inconnus,

Se refroidissent à bleuir

Sur le miroir de nos souvenirs,

Et je vis, telle une martyre !

©Max-Louis MARCETTEAU

A ceux …

Oeuvre de Giacomo Pacchiarotto

Oeuvre de Giacomo Pacchiarotto

A ceux qui aiment

A ceux qui détestent,

La terre est la même,

Les coeurs empestent !

A ceux qui aiment,

Le chemin est carême,

A ceux qui détestent,

Les croix sont indigestes !

A ceux qui détestent,

Les démons en harem,

A ceux qui aiment,

Toute vie est funeste !

A ceux qui détestent,

Années de Maremme,

Il suffirait d’un geste !

A ceux qui aiment,

La finitude peste,

Détruit son diadème !

A ceux qui aiment,

A ceux qui détestent,

La bougie est idem,

La chorale requiem !

© Max-Louis MARCETTEAU

Reflet

Oeuvre_de_Loui_Jover

Oeuvre_de_Loui_Jover

Relever la tête. Se frapper le visage de ton regard perçant. Sourire de sang.

Je brise ma chaîne. J’ouvre la porte de l’inconnu. J’ai froid sans toi. J’ai peur.

Dans cet espace inconstructible tu viens me récupérer comme un jeune chiot.

Je me blottis dans tes bras. Je tremble de réconfort. Je reprends ma laisse, bonheur.

Je pars en ta compagnie sur la route de mes défauts. Oui, je t’aime, à mes dépends.

Je reste près de toi ma maîtresse. J’avoue mon impuissance, moi le parfait idiot !

©Max-Louis MARCETTEAU