Minéral en dentier de bel effet sur une pleine Lune

Théâtre de la Gaîté – Le voyage dans la Lune
opéra-féerie – 1875

Challenge Lune et des participants


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… minéral en dentier de bel effet sur une pleine Lune dévorante de beauté le Lac de l’Effroi l’humain déviant sa route de la nuit cauchemarde comme un puits coupable de la noyade de l’amant loup-garou à belles dents d’aimer …

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Franchir la ligne haute tension du plaisir

Photographie Imre Fábián

Challenge Lune et des participants


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… renaître du Lac de l’Oubli par la magie d’un souffle qui vous aime encore et malgré tout les défauts à dépouiller l’âme d’une vertu qui s’entendait à flageller sa chair par des obsessions de franchir la ligne haute tension du plaisir …

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Une forme convenable aux épines de la main

Livre de Louis Enault 1876 – Londres – Gravure Gustave Doré – Holland House

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre la fraîcheur d’un visage telle une Belle de Londres s’épice d’un avenir à la certitude ancrée que demain a une forme convenable aux épines de la main émoussées et le cœur nature d’aimer jusqu’à la pendaison possible d’un adultère sur le podium … des célébrités.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Mes hanches se cabrent à la géométrie d’un vertige

Oeuvre de Ron Hicks

Oeuvre de Ron Hicks

Du blog : Mil et une => écriture conviviale : sujet 23 et origine


— Le hasard sait-il qu’il existe ?
— Existe en moi Mon Amour !
— Amour aux liens de nos souffles … un jeu à deux flammes.
— Flammes les mots … embroche à la rime ma langue.
— Langue enrobée j’écris à la salive … à ton désir… en son rigorisme secret.
— Secret de nos deux épées … « si je t’aime, prends garde à toi«  à me blesser à la passion qui se dessine.
— Dessine la stratégie en ton filet … mon printemps s’impatiente.
— Impatiente mon été est tout à toi … ma baie est inondée …
— Inondée tu es déracinée à mon empreinte de mâle à mon donjon.
— Donjon tu domines … mes hanches se cabrent à la géométrie d’un vertige.
— Vertige … j’entends « la danse macabre« … l’instant me crie déjà le manque de toi.
— Toi, qui est déjà séparation … l’abîme qui se profile … son archet pointe mon cœur.
— Cœur, Notre Amour n’a pas de nom … il est de cette rosace des vents … vivant.
— Vivant comme un magnétisme … j’ose le partir pour nous sauver.
— Sauver … il ne restera que des hardes de souvenirs.
— Souvenirs comme des venins … prends le large, défais-toi de ma peau, de mon parfum, de mes mots …
— Mots, je deviens mon poison.
— Poison, l’Amour est signé et l’acte d’Aimer est accompli !
— Accompli … à l’adultère.

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Arrime ton pylône et souque-moi

Batman et Catwoman - In the Mouth of Madness - 2003 - Jim Lee

Batman et Catwoman – In the Mouth of Madness – 2003 – Jim Lee

Suite à une demande soutenue de lectrices et lecteurs aux premières scènes  🙂 voici ce qui se passe derrière le rideau de ce couple inattendu …


Voix off : le rideau se lève impudiquement à la lumière tamisée d’une vertu déshabillée pour la circonstance d’un moment rare d’intimité comme un voyeurisme d’effet dans le nid d’amour… d’un talon aiguille et d’une basket…

Scène 10 : 20h10

— Alors, grand fou, tu me fais voir du pays ?
— Attend coquine… veux-tu de mon gouvernail ?
— Je suis ta carène !
— On s’enclenche ?
— A l’embarquement, mon Basketou !

Scène 11 : 20h11

— T’as les yeux d’une ballerine et le corps d’une cuissarde.
— Cuissarde pour toi renverse-moi mon brodequin mon galérien.
— Galérien de tes envies je vais brasser ton océan.
— Océan de rouleaux de cyprine attend le tsunami.
— Tsunami s’enroule en lacets de caresses à la charentaise.
— Charentaise à toi mon richelieu séduit tous mes caprices.
— Caprices naviguent sous ta peau de soie baby à tous les endroits.
— Endroits des à l’envers douleurs soyeuses pliées à la prise de mes hanches.
— Hanches de bord à bord tes courbes en plages de sable d’olonne.
— Olonne-moi les flancs et remonte aux phares sensibles de mes pointes.
— Pointes érectiles à la rosée de tes dunes voluptueuses je m’arrime.
— Arrime ton pylône et souque-moi à revers à débord de mon yoni ô oui.
— Ô oui tu es mon île de possession et pirate tes trésors avec zèle.
— Zèle encore plus profond en mon ventre mon volcan s’embrase à ta messe noire.
— Noire est mon dessin à te rendre gorge à la fresque de ta jouissance.
— Jouissance palpable, déborde-toi de ta semence en vague écumeuse.
— Écumeuse en ton corps vibre à l’unisson du mien ma tendre révolution.
— Révolution qui se joue au corps à corps de nos bouches s’entrelacent nos langues.
— Langues d’aimer à jouer à empaler les orifices d’ici et de là les mots se goûtent susurrés.
— Susurrés les frôlements de nos chairs aux vifs d’être imprimés pour l’éternité.
— Éternité, Nous a Aimé.
— Aimé, oui quel Bonheur…

Scène 12 : 02h22

— Aurons-nous des petits chaussons ?
— Qui sait de la nature des choses et des mystères ?
— Alors à cette union romanesque jouons la pièce à venir.
— Ta différence me va si bien Mon Amour.
— Idem.

Scène 13 : 02h33

Voix off : l’amour est comme une bougie, il est toujours allumé quand il reste à consommer.

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Le froid pince comme un crabe

Porte_beaune_Iotop_2018_01

Porte_beaune_Iotop_2018_01

Les petits cahiers d’Émilie – Les plumes d’Asphodele – du 08 au 12 mai 2019


Il est minuit. Je suis sorti de mon duvet. Le froid pince comme un crabe. Je ressens l’horreur de ma situation pour la première fois. Une envie de vomir tous mes joyeux souvenirs d’aimer sur la plage du bonheur qui n’avaient rien d’autres à faire qu’à me procurer une vie aux pages savoureuses…

Et puis, il a suffi d’une fraction de temps qui a buté sur la partition de ma destinée et me voilà culbuté dans le dehors, le feu de la peur et le miaulement d’un chat égaré qui se frotte à mes bottes de cuir griffées de trop de chaussées délavées, de lits de fortune, de cartons déformés et crasseux …

Je suis pris de ce vertige qui semble venir du fond de mes entrailles qui se révulsent comme un volcan trop longtemps contenu de sa lave de rage et de tourments, j’avale quand même un sirop d’air étouffé de ville qui vient de se réveiller sur les parvis de la misère, au froid des peaux qui recherchent le réconfort, un peu d’attention pour continuer à frôler un semblant de vraie vie …

Et puis, je commence à me faire un film d’espoir, je me souris à moi-même, je respire ma nouvelle condition de quelques semaines et vais rejoindre la rue de l’espérance. Ce soir, je ne vais pas jouer à la roulette russe. Non, non. Je ne vais pas prendre ce risque pour gagner un semblant d’argent, un semblant de survie, un semblant de rien. Je veux avoir ce réflexe de celui qui se noie. Ce soir, je vais me prostituer…

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

L’horloge passe son temps à réfléchir

Le chronométreur de Helmut R. Kahr - Horloge astronomique de Rostock construite en 1472

Le chronométreur de Helmut R. Kahr – Horloge astronomique de Rostock construite en 1472

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°34 le mot : technologie


L’horloge passe son temps à réfléchir
Au Tic Tac quartz de son cœur onde
Au retard d’attitude champ du gémir
Tourne la seconde vie d’une vagabonde

A la technologie qui sonde le monde
Aux yeux du Temps se gonflent usés
De pactiser par défaut à la féconde
Spéculation dévergondée déguisée

De griffes libérales endurcies tout aussi
A la concupiscence humaine receleuse
Quand le sablier étrangle l’horloge ainsi
D’un effet psychédélique vomit… l’amoureuse !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Partir ou jaunir sur le bord …

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°11  le mot : transport


Partir ou jaunir sur le bord du lit,
Respirer les souvenirs et tousser
En râlant sur le tambour du cri
Des heures flétries …déchaussées

Partir ou se dévêtir de tes nuits
De je t’aime brûlés sur les bords
Confessés de l’écriture hostie
Le cierge allumé en main de …torts

Partir ou s’enterrer au désert
Remords mâchoires alligators
Et se pendre aux mots colères
S’étouffer au transport …d’aimer

Partir ou boire la rivière de larme
Étendue sur la frontière du corps
Le tien femme errante au charme
Sensible d’aimer ce Nous … encore.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Analement vôtre

Image Getty - Two woman in masculine fashions - 1955

Image Getty – Two woman in masculine fashions – 1955

Blog popinsetcris contrainte écriture.


Je me suis entendu dire, il y a quelque temps de cela : « Analement vôtre ». Je dis : attention ! Un presque cri dans un couloir d’aéroport par cette formule, c’est très embarrassant, surtout quand la personne vous prend dans ses bras, vous embrasse sur les deux joues comme du bon pain.

Je dis : non ! Pas d’écho, sur ce sujet. Je ne suis pas coincé, je suis lucide et un peu pudique tout de même. Enfin ! Tous ces gens qui se sont retournés et ces esprits interrogateurs, voire goguenards et même envieux. Je dis non non !

Ce n’est pas parce que vous avez rendu service une fois, que la planète soit au… jus.

Bon, vous-voulez savoir ? Elle s’appelait Patrice, un trans qui m’avait bien allumé ce soir-là. J’avais très envie d’une relation… même buccale. Il m’avait offert un mojito et puis un autre et un autre. Je ne suis pas un marathonien des cocktails alcoolisés. Ce soir-là, je me suis laissé embarquer, et surtout tenter.

Elle avait un charme fou. Un quelque chose de romantique dans les yeux, de classique par la bouche et des joues à la gothique, bref un visage hérétique comme je les aime. Et le reste proportionné et esthétique.

Pas d’hypocrisie entre nous. J’ai un faible pour les trans. C’est comme ça et il n’y pas d’explication rationnelle. Et d’ailleurs en ce monde-ci il faut toujours tout expliquer, et détailler au bistouri voire au scalpel, pour analyser (j’aime bien ce mot), comprendre, étiqueter, voire cataloguer et pire stigmatiser. Eh bien, non !

Pas d’imposture entre Patrice et moi. C’était franco de jeu. Son regard déjà possédé de moi, elle me plaquait, me retournait, de dessapait vers le bas… j’étais prêt, nous l’étions. Nous l’avions toujours été.

En cette saison de tiédeur, à cet endroit de la ville, le square dit “Dés deux entrées” nous offrait un lieu où l’interdit est jouissif et le cimetière d’à côté voyeur en feux follets, emballait notre éréthisme.

Nous étions intimes dans l’intime. Nous étions seuls dans nos voix à l’unisson. C’était étrangement savoureux, un délice de l’anal au canal brassé électrifié. Nous étions à la fois rugueux et outrageux, fougueuses et cajoleuse…

Et voilà, dans un aéroport, Patrice m’embrasse, m’enroule de ses bras, aux regards d’un monde trop souvent épineux…

© Max-Louis MARCETTEAU 2018