Ses couleurs font symphonie

Jeanne de Bourbon

Jeanne de Bourbon

Des mots, une histoire : récolte 19 (participation hors délai)


Dans cet immense jardin entre deux personnages l’arrosoir est au chômage et l’automne prend la pause pour son dernier tableau son ultime souffle dont la beauté fruitée murmure son impermanence au jeu de la vie dans la case moribonde ses couleurs font symphonie sur le trajet

Et l’ancre du temps est persona non grata en un mot tricard et passe son … temps … à tenir un bar obscur à la lumière de quelques minutes errantes à l’expression facile :  » j’en ai pour deux minutes » à la barmaid à la réponse du tac-au-tac avant de les servir : « j’en ai pour deux secondes » et cela au regard d’une gardienne de la paix de boissons surnommée : « T’en as pas pour deux heures » et tout ce temps tous à se retrouver à chœur de requiem à la Mozart

Quand l’été indien égaré sur les terres de cet automne se pointe au bar et demande à la cascade d’un flot en répétition sans bégaiement un Daïquiri Hemingway le teint orange de la barmaid se fait pourpre comme une révélation à la grisaille ambiante comme un appel à l’aventure …

— Perdre mon temps dans ce tableau, je pars, dit-elle en changeant sa tenue par une d’été que lui offre séance tenante l’indien.
— Vient ma Belle de Temps Nouveau…
— Emporte moi à clair d’océan diamant …

Et nos deux épouvantails … s’envolent …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

L’automne sonne ses premières heures fermentées

Photographie de Julien Delaval - Cevennes

Photographie de Julien Delaval – Cevennes

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°39 le mot : automne


L’automne sonne ses premières heures fermentées
Le feuillage commence à pleurer ses couleurs vives
Le jour dépose ses heures de congés toujours goûtés
Et acceptés par la nature des choses ce tout leitmotiv

Enlacé par les cycles identiques et différents par effet
De vie s’impose et s’oppose à la gestion des mondes
Qui s’adoptent d’une écriture à une autre ainsi greffée
Le complexe s’inscrit aux beautés naissent de ses ondes

D’interactions possédées les nuages du temps pleuvent
Par assemblés l’empalement d’une saison pliée dévorée
Au diktat de sa forme et à nos yeux elle est belle veuve
Joyeuse dans ses difformités excessives et transfigurées !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Automne

Oeuvre de Johanna Harmon

Oeuvre de Johanna Harmon

Tu es mon automne. Mes feuilles d’écritures tombent dans le ruisseau

De mes larmes qui tempêtent d’être à nouveau seul. Tu étais mon soleil,

J’étais ton arbre de vie. Tu es partie, sur la pointe de tes rayons au beau

Milieu d’une histoire d’amour qui a perdu sa première majuscule de miel.

Je goûte les vents violents de ma décrépitude. Une brise cinglante flèche

Des brèches sur mon corps dynamité par tes souvenirs, notre passion !

Je cours sur la pluie de tes phrases aussi sublimes que la peinture fraîche

D’un Van Gogh arrachée à la réalité dans l’internement de sa déraison !

A genoux, dans la boue, gluante de mes lignes, je construis mon espace

Barbelé des nuits flashées de ton fantôme que j’engloutis d’un corps

A corps qui caresse ma peau d’un acide, ta sueur, ce liquide, cette mélasse

Que j’ingurgite à l’écœurement et m’empoisonne jusqu’au matin, à mort !

Mon œil droit est enflammé par la tension d’un non-sommeil, je hurle la douleur

Qui se rit de vivre en moi comme une nature parfaite. Je l’entretiens, comme

Toi, dans l’intime de mes écrits, de ma vie, un semblant de vie, un malheur

En sept lettres qui charpente son ossature et me tient la main en somme !

C’est maintenant, que je vis cette Histoire d’Amour.