Le Paresseux – Chapitre I

Photographie de Sylvain Collet

Un paresseux qui n’a l’air de rien, passe son temps à réfléchir sur le bipède à lunettes qui coupe du bambou aussi gros que la tuyauterie d’un réacteur en fin de vie, non loin de son arbre favori. Il n’a de sa vie autant cogité qu’à roupiller en haut de sa branche, son lit de camp suspendu, sur ce phénomène bipèdique qui jure à chaque coup de coupe-coupe depuis une lunaison. Il se demande comment il tient debout sans tomber et pourquoi il tranche à la base des bambous inoffensifs. Le paresseux n’a pas l’âme guerrière pour défendre son modeste territoire.

© Max-Louis MARCETTEAU

D’un éther a la rondeur de mon aimée – 5/12

Nicolas-François Gromort 05 1837

Nicolas-François Gromort 05 1837

Agenda Ironique Avril   (en 12 épisodes) – Pour la lecture des 12 épisodes déjà écrits le lien ICI

Les illustrations de Nicolas François Gromort (Fondeur en caractères, actif à Paris vers 1830)


5/12

Nicolas et François l’explication

—… alors pas de faux pas, à présent reprenons à la base.
— Ce n’est pas faux.
— Ta blessure est guérie tout à fait.
— Grace à toi tu m’as sauvé de mon entêtement.
— Loin s’en faut… ta bien aimée Lucie t’as raisonnée.
— Ainsi et ici pas de faux départ.
— Reprenons notre amitié comme un fer brut.
— Belle expression.
— Forgeons des vrais liens sans épines.
— Entre nous la concorde et la cervoise.
— Bien dit et sans faux col.
— A nos chemins à nos croisements…
— A nos aboiements sans morsure…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020