Le froid pince le pauvre dans ses moindres recoins

Photographie de Brassaï - Deux clochards - boulevard Rochechouard - Paris - 1935.

Photographie de Brassaï – Deux clochards – boulevard Rochechouard – Paris – 1935.

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°50 le mot : froid


Le froid pince le pauvre dans ses moindres recoins
Et sa peau se violace sous le carton de Noël glacé
Et les cotillons en feu d’artifice en famille bien loin
De lui autour d’une table garnie de tout entrelacé

De cadeaux et nourriture dans la chaleur d’aimer
Il est cette solitude clouée au sol de l’indifférence
Le souffle de vie comme une option mais emmuré
Au-dehors par les invisibles regards il y a urgence

A relever les hommes de la terre par les blessures
De la différence dans la maison du cœur de l’humain
Une place est toujours à résidence ouverte à nature
D’espoir de sauver l’humanité entière par une main … tendue !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

A la nuit les lampadaires prisent le vent chaud

Oeuvre de Pierre Amédée Marcel Beronneau - Orphée à Hadès - 1897

Oeuvre de Pierre Amédée Marcel Beronneau – Orphée à Hadès – 1897

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°41 le mot : nuit


A la nuit les lampadaires prisent le vent chaud
Des amours égarés dans l’ombre des remparts
Adultères aux coutures des années charnières
Et le sans-logis porte sa voix à l’immonde goulot
Des traumatismes qui s’ouvrent sur le brancard
Traite d’une vie dérisoire faite de sable et d’hier

Ratés qui se roulent en boule dans le vil carton
D’hiver au seuil d’une porte toujours automnale
Les chapitres se brûlent à la bougie des démons
Et l’Amour n’a qu’une seule signature musicale

Et les être se rencontrent, lient, se délient à corps
Perdus aux confins de leur passion toutes couleurs
Dans les sangs les fibres à nos mots boutons-d’or
Mon Amour ton ivresse me manque à toute heure …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018