Cul et chemise ?

Photographie de George Hoyningen-Huene - 1929

Photographie de George Hoyningen-Huene – 1929

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Je ne vais pas faire l’autruche. Non, non… Il faut sortir du quotidien et ouvrir les yeux… mais tristesse et corde sont dans chaque paluche.

Le temps de relever la tête avant de la perdre. Le temps du pourquoi est à enterrer… attention tout de même à la fosse déjà bien creusée… un faux pas est vite arrivé et le bonheur de l’asticot n’est jamais vraiment loin.

Je vais goûter l’abricot de la vie… ce qui en soi ne veut strictement rien dire.

— Tu fais quoi ?
— Je goûte l’abricot de la vie !
— Ah ? Et… je parie que ta copine t’as largué ?
— Non, non… c’est une expression nouvelle !
— Tendance ?
— Oui, c’est ça !

En fait, cette expression est l’arbre qui cache la forêt.

— Un abricot devenu arbre qui cache une forêt !
— Wouaaaah, c’est la fumette du matin et l’intoxication de la pensée ?

Bref, c’est le mystère. Comme quoi, il ne faut pas s’éterniser sur des expressions dont l’invention est douteuse, mais qui peut porter son fruit… unique.

Aujourd’hui, je sors de mon quotidien. Je vais prendre le frais et me prendre en main à défaut de me donner ce fameux « coup de pied au cul » encore une expression qui me rappelle celle-ci, aussi fameuse, d’un général : « Donnez-moi quinze jours de dictature, je vous décentralise la France à coups de pied dans le cul. » (et pour les puristes, il s’agit du général d’Amandine dans Le Bœuf Clandestin de Marcel le Bien Aymé).

Quoi qu’il en soit, je vais de ce pas à la piscine (une fosse d’eau) noyer mon ennui de vie et y mouiller ma chemise à défaut de la perdre si ce n’est provoquer une rencontre appropriée et devenir… cul et chemise…

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

La Mort… Grande Garce…

Dessin animé - Les Pingouins de Madagascar - Kowalski

Dessin animé – Les Pingouins de Madagascar – Kowalski

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Rien de moins sûr que nous soyons des héros si ce n’est de potentielles poules mouillées goinfrées gavées d’informations sur le bord de nos routes quotidiennes au rôle du mort voyeur alimentaire aux yeux d’une pseudo-liberté embastillée criarde loin de la chérir de l’ébat elle se débat des griffes de lois bornées malavisées ineptes de l’Arcane sans nom qui a son cou porte l’insigne des gibiers humanoïdes et au coup de chaque milliseconde sonne le sommeil au mot éternité qui se déboyaute bidonne se tire-bouchonne son restant de harde la gueuse chante quand même l’hymne de la déchéance décrépitude déclin délabrement et nous sans refuge voix éraillée… elle aura notre peau mais pas notre âme… cette Grande Garce … la Mort …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Zone grise de l’idée en devenir…

Dessin de André Franquin - Idées Noires

Dessin de André Franquin – Idées Noires

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Tout est là, devant moi. Des mots en vrac, des mots qui demandent la transhumance : direction l’alpage. La marge fossé n’est pas d’humeur du genre : « lâche-moi la basque ». Le stylo s’impatiente, son océan d’encre houle sa vague, son agacement, du genre : « je vais en faire une montagne ».

Et pourtant rien ne sort. C’est le vide plein de tout au désordre d’attendre un ordre qui hésite à s’exprimer à se décider d’obéir à sa substance d’être.

Je me souligne au fluo et me plonge la tête dans la salle d’attente du four à mots où mijote un filet de merlan en papillote. Je suis immobile devant la ligne directrice au fouet de m’indiquer la marche à suivre au pas de la cadence folle, folle…

Je refuse de m’embarquer même au mot eau (faux jumeau de moto) sans âme qui ira baver sur les lignes marie chastes aux mouchoirs flottants de la larme facile et dont les enfants auraient aussi l’indélicatesse de dessiner avec leurs doigts peintures, affront de l’alpage qui n’est pas Canson.

Je tourne en rond du rond de rond gribouillage de bienveillance, je commence à entrapercevoir le ciboulot qui se creuse à la création car l’idée ne fait pas dans l’altruisme.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Demain a toujours existé

image_auteur_inconnu_ville_grenoble

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Défi de lateliersouslesfeuilles => A vos claviers #5 :


Si demain est un autre jour, ce jour est bien défini comme ayant existé. Je confirme. Ce qui devait s’accomplir, a été accompli. Que dire de plus ?

“I did not understand”. C’est simple, le jour d’après existe. Ce n’est pas que le titre d’un film. Ce jour inscrit dans le calendrier a une réalité d’agir dans le futur. Le futur proche est l’extension à subir un passé proche : hier. Le produit des hier fabrique la somme des futures proches et lointains sans tarir.

Cela posé on constate sans rougir que le demain existentiel suit tout simplement des “rails” qui ont été posés bien avant son existence possible et rien ne peut redéfinir un demain.

Je vois des expressions de visage se recouvrir du mot : dubitatif.

Reprenons : ce jour d’après qui est la succession des autres jours ne fait que repartir avec des strates à grossir au fur et à mesure de sa propre histoire et à engloutir sa propre existence donc de connaître sans faillir la suite.

Donc demain a déjà existé, il suffit seulement de le vivre pour reconnaître toute sa substance…

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Cogitation

« Ce qui n’a pas de lieu, un grand désordre » du site Paradisbancale

La topographie de la pensée n’a pas lieu de tenir compte d’un ordre quelconque dans sa représentativité d’un lieu existant physiquement dont les données imagées ne sont que pures spéculations car non soumises au préalable à sa connaissance.

Ceci posé :

Quoi qu’on pense, le lieu est attribut de la perméabilité de la pensée, permettant ainsi de dessiner un bloc de pensées qui accorde un seul élément de référence afin de pouvoir constituer une définition si ce n’est un début de construction.

Ce non-lieu ne fait pas office de lieu permanent. Il est lieu partout où bon nous semble. D’ici ou d’ailleurs entre les images réelles imprégnées de notre rétine, à celui existant par les différents spectres de la lumière invisible qui peuvent sous-entendre que, pour l’exemple, le grand désordre s’installe, simplement pour étayer un début de pensée sur le sujet. Il est paradoxalement le point d’équilibre.

Nous abordons la pensée relative, sur un lieu relatif et dont la consistance des deux, peut prévaloir sur tous les termes, si ce n’est qu’un seul, au pouvoir de créer une entité subjective pour le plaisir d’assembler des idées, des définitions, ici, le désordre comme point d’appui.

Cependant, on a tout lieu de penser que les mots : lieu et désordre (grand étant un qualificatif pour rehausser le désordre) ne sont que des faire-valoir. Car ce qui importe, ici, est la négation : n’a pas. Il soumet ces deux mots à son diktat. Il émet sa puissance comme un empereur sur ces sujets.

Par cette première hypothèse : « Ce qui n’a pas de lieu, un grand désordre », la pensée plus que le lieu permet d’appréhender qu’un désordre possible est présent. Rien, nous le confirme. Il en ressort toutes les possibilités, le désordre en est une. Nous pourrions à loisir décliner. Et à chaque déclinaison, un autre monde viendrait se greffer dans la propre pensée, jusqu’à envahir (soyons fous) la réalité. Celle-ci, pourrait vaciller et ne plus se reconnaître. Elle deviendrait une réalité désordre, voire pire, disparaîtrait. Le désordre maître à bord n’aurait plus qu’à donner naissance au chaos. D’ailleurs, n’en est-il pas ainsi ?

©Max-Louis MARCETTEAU