Un épiderme sensible a l’ambition d’être aimé

Oeuvre de René Magritte – Le miroir vivant

Du blog : Mil et une => écriture conviviale : sujet 15 et origine


personnage éclatant de rire… édenté de l’espoir qui se moque de sa ligne de vie brisée à l’adolescence par effet d’un excès de pouvoir… dont l’horizon c’est ouvert un matin au chant d’un rêve qui avait perdu son chemin entre les arbres d’une réalité reconstituée et d’une langue rose bonbon d’un tableau de maître excentrique et perfectionniste possédé de l’art comme un épiderme sensible a l’ambition d’être aimé… pour s’ouvrir à l’armoire des secrets, à l’alcôve d’une femme qui a posé un regard bienveillant sur les stigmates qui suintent l’angoisse, la peur… brille le chemin de la rédemption comme un trophée… quand les cris d’oiseaux poussiéreux réveillés par les démons des mots heureux, à l’échine courbée, au visage des lettres enfoncées… un melon de belle cuisine surgit, roulé par le mot inadvertance aux pieds du personnage… personnage éclatant de rire…

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Lettre de démission

Photographie de Arthur Elgort en October 1992 - Kate Moss

Photographie de Arthur Elgort en October 1992 – Kate Moss

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Je suis l’éclat, tu es la nuisance.
Je suis
prétentieux, tu es l’espoir.
Je suis un
chien, tu es l’outrage.
Je suis les
cris de tes colères, tu es le chuchotement de mon cœur aimé.

Bon week-end et adieu…

Puis, il s’enveloppa dans une grande enveloppe et se posta lui-même au premier bureau de Poste.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Noir et blanc je suis de visu

Photographie de George Krause

Photographie de George Krause

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°24  le mot : noir et blanc


Noir et blanc je suis de visu
L’image de ma personnalité
Toute délavée et décousue
De bord à bord médiocrité

Prescrite depuis ce temps
D’enfance assombrie à vif
Par à-coups d’effet parents
Barbelés à l’acide affectif

J’ai péri plusieurs fois d’ici
A l’ailleurs de moi aux cris
De vivre mes larmes nuits
Blanches blotties à fond de lit

Refuge d’un instant réduit
Au quart d’une vie tuée
Par le puits sans fond bâti
Pour se noyer … amputé !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Aimer, toute la question est là.

Aimer, toute la question est là.
Mais qui ? Pour quelle raison ?
Quand on ne sait pas aimer ici-bas,
La vie est une constante oraison.
Aimer, c’est bien beau, au vrai.
Mais quand on n’a jamais appris,
Les maladresses sont des traits,
À rayer le cœur qui devient aigri !
Aimer, c’est une belle utopie.
Mais l’autre, une simple copie,
Un miroir, voire une parodie,
Comment aimer cette tyrannie ?
Aimer, faut-il être béni ! Ô oui !
Mais qu’en est-il des trépassés,
Des mots d’amour déjà cueillis,
Puis jetés sur le rivage, entassés ?
Aimer, choisir de l’être, aussi !
Délit d’amour trop souvent,
Réprimé entre larmes et cris,
Choix du silence de l’amant !

©Max-Louis MARCETTEAU