Arrime ton pylône et souque-moi

Batman et Catwoman - In the Mouth of Madness - 2003 - Jim Lee

Batman et Catwoman – In the Mouth of Madness – 2003 – Jim Lee

Suite à une demande soutenue de lectrices et lecteurs aux premières scènes  🙂 voici ce qui se passe derrière le rideau de ce couple inattendu …


Voix off : le rideau se lève impudiquement à la lumière tamisée d’une vertu déshabillée pour la circonstance d’un moment rare d’intimité comme un voyeurisme d’effet dans le nid d’amour… d’un talon aiguille et d’une basket…

Scène 10 : 20h10

— Alors, grand fou, tu me fais voir du pays ?
— Attend coquine… veux-tu de mon gouvernail ?
— Je suis ta carène !
— On s’enclenche ?
— A l’embarquement, mon Basketou !

Scène 11 : 20h11

— T’as les yeux d’une ballerine et le corps d’une cuissarde.
— Cuissarde pour toi renverse-moi mon brodequin mon galérien.
— Galérien de tes envies je vais brasser ton océan.
— Océan de rouleaux de cyprine attend le tsunami.
— Tsunami s’enroule en lacets de caresses à la charentaise.
— Charentaise à toi mon richelieu séduit tous mes caprices.
— Caprices naviguent sous ta peau de soie baby à tous les endroits.
— Endroits des à l’envers douleurs soyeuses pliées à la prise de mes hanches.
— Hanches de bord à bord tes courbes en plages de sable d’olonne.
— Olonne-moi les flancs et remonte aux phares sensibles de mes pointes.
— Pointes érectiles à la rosée de tes dunes voluptueuses je m’arrime.
— Arrime ton pylône et souque-moi à revers à débord de mon yoni ô oui.
— Ô oui tu es mon île de possession et pirate tes trésors avec zèle.
— Zèle encore plus profond en mon ventre mon volcan s’embrase à ta messe noire.
— Noire est mon dessin à te rendre gorge à la fresque de ta jouissance.
— Jouissance palpable, déborde-toi de ta semence en vague écumeuse.
— Écumeuse en ton corps vibre à l’unisson du mien ma tendre révolution.
— Révolution qui se joue au corps à corps de nos bouches s’entrelacent nos langues.
— Langues d’aimer à jouer à empaler les orifices d’ici et de là les mots se goûtent susurrés.
— Susurrés les frôlements de nos chairs aux vifs d’être imprimés pour l’éternité.
— Éternité, Nous a Aimé.
— Aimé, oui quel Bonheur…

Scène 12 : 02h22

— Aurons-nous des petits chaussons ?
— Qui sait de la nature des choses et des mystères ?
— Alors à cette union romanesque jouons la pièce à venir.
— Ta différence me va si bien Mon Amour.
— Idem.

Scène 13 : 02h33

Voix off : l’amour est comme une bougie, il est toujours allumé quand il reste à consommer.

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Abandon

Oeuvre de Armando Barrios

Oeuvre de Armando Barrios

Blog popinsetcris contrainte écriture.


 

Aujourd’hui j’entrave mes premiers mots, mes premières émotions d’un matin crachin oursin à dessein d’imposer sa mauvaise humeur comme une mauvaise herbe envahissante tentacule.

Et puis ce chuchotement qui part de là et va vers ici ou la-bas comment savoir avec mon humeur de dents carriers et douleurs cintrées à col de nuque.

Et pourtant je me sens terriblement vivante à cette empreinte marquée sur ma ligne de vie en collet battu, je m’accroche, m’agrippe, m’empoigne, m’attache, et puis je m’accouple à la caresse de ta bouche salivé et sapide.

Enfin, je cyprine pour toi, mon Amour, ventre à ventre, nos fruits à nos courbes se bandent et se débandent. Tu es ma toison d’or, ma parenthèse infernale, ma tyrannique fleur… et ma morsure.

Tu es ma moisson… et je meurs, sur le parvis de tes mots, de ta lettre, glissée par honte sous la jupe de ma porte, au regard de mon seuil.

J’ai envie de CRIER… Tu es ma raison et mon Ordre. Je ne suis qu’une larve qui jamais ne connaîtra le paradis de notre amour.

Je HURLE… me vide, me dessèche, devient poupée de chiffon entre ces quatre murs d’hôpital…

© Max-Louis MARCETTEAU 2018