Une pensée suspendue sur le point d’interrogation

Photographie iotop2021

J’ai fait un petit tour sur Scribay. Il y a des défis d’écriture pour s’amuser.


Le regard au-dessus du vide, le dessous des yeux s’effilochent. L’expression anéantie, la crispation vidée, les joues défigées, les lèvres enracinées, le nez épinglé… il ne reste qu’une pensée suspendue sur le point d’interrogation… du spectateur unique dégrisé d’émotion…

….

…plouf l’œil…

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

J’ai le bibelot du carafon qui tinte

Photographie de Karen M

Agenda Ironique Septembre 2021


J’ai le bibelot du carafon qui tinte au premier degré de ma conscience qui s’entête à me tenir pour responsable. Je dis : non !

Comment ? L’amphibole est dans ma poche droite ?

Docteur, venez à mon secours …

Il est deux heures du matin moins le tiers des minutes en retard qui s’attendaient à ce que je me réveille plus tôt dans un canapé qui, lui, ne s’attendait pas à supporter ma présence tout en long … et mon cauchemar qui se marre sans phare en dehors du plumard … j’ai soif …

L’aquarium est encore allumé ? Et le poisson-lune qui m’interroge.

Je me lève.

Que diable fais-je ici ? Dans cette tenue d’Adam… ai-je croqué une pomme hallucinogène ? Une femme aurait-elle eu l’audace de … car ici il y a parfum de femme !!!

Je suis sans voix. D’ailleurs, mes mots restent sourds dans ma gorge. Sensation de comprendre que … je ne comprends rien à ma situation. Je regarde une nouvelle fois ma montre : deux heures trois minutes. Je ne suis pas tout à fait nu. J’ai ma montre et … mes chaussettes. Il est important de garder ses chaussettes en toute occasion. Elles sont les garantes d’une bonne santé. Bien choisir ses chaussettes c’est prendre la première précaution de ne pas plonger dans le premier rhume venu.

Qu’importe, ma condition m’alerte de partir de ce lieu étrangement inconnu et retrouver un esprit cohérent et frais.

Est-ce qu’une dévergondée aurait mutiné ma raison et butiné le … consentement ? Je n’y crois pas et en attendant, je me couvre d’une nappe en dentelle d’une table basse en bois bien verni à ne pas succomber aux alcools et abus des gens d’ici.

Les ombres de la pièce se soulèvent à ma vue. Je me mets en mon séant de peur de tenir tête, à ces ombres anciennes et menaçantes. Mon cœur se soulève comme une herse et pointe à ma gauche comme pointe d’épée, transperce la chair vive…

— Alors ?… Il va s’en sortir ? Dit une femme.

— Son délire s’estompe, susurre une pompière.

— Quelle idée aussi d’aller sauver de la noyade une femme … lui qui nage comme une enclume … !

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Foi de celle qui sauve

Film de William Wyler – 1953 –
Audrey Hepburn – Gregory Peck

Éveil & vous – Éditions : #recreature  – 31/31 – L’ensemble des 31 mini-textes de ce challenge ICI


…foi de celle qui sauve quoi qu’on en dise des tourments des pardons des rancœurs de la pauvreté de l’effacement à celle qui ouvre la voie du possible don de soi à l’autre comme d’une eau qui va à son fleuve naturellement ainsi sauvés Lotus et l’Hamour prennent le chemin d’une destinée heureuse ….

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Agenda Ironique Août 2021 – Rappel

Dessin de Angelika MARCETTEAU 2021

Bon alors, je m’y colle pour la cinquième fois. Quoi qu’il en soit je suis heureux d’apporter ma pierre à l’édifice de cet Agenda Ironique qui dure depuis plusieurs années.

Je ne suis pas très prolixe sur ce genre de domaine et pour informations voici des liens (la genèse) : ICI ou ICI
Et celui du mois de Juillet 2021 chez : Victor Hugotte

Le thème : Fable

J’explique : la fable est de tout temps parmi nous entre le mensonge et l’imaginaire en passant par l’érotisme et le pamphlet, elle couvre tous les pans de la société. Le récit nous transporte où nous enfonce qu’importe la fable est la chair de notre chair sans nous en rendre compte, qu’elle soit anodine ou prégnante.

Je vous propose de composer un texte (prose ou poésie – long ou court) dans le genre qu’il vous plaît (fantastique, utopique, commun, amoureux, journalier, carnet de bord, romantique, animalier, érotique…) le tout… Ironique.

Et pour « faire » bonne mesure, une citation à placer où bon vous semble dans le texte proposé :

« Une lettre se détache de notre nom et nous ne sommes déjà plus » Edmond Jabès : Le Livre des Questions Tome 2

Les temps alloués :
– Du mercredi 4 août au vendredi 27 août 2021.
– Vote du 28 au 31 août de la même année.

Faites savoir par un commentaire et un lien quand votre œuvre est en ligne sur votre blog.

Et je fais un récap juste en dessous…

À vos belles fables… d’une chouette écriture…

Max-Louis alias Iotop


Voici les textes :

1) Texte de Hélène : Le Vieux Port, la Bonne Mère, et les Pointus

2) Texte de Solène : Il était une fois une fabuleuse rencontre

3) Texte de Jean-Louis : le chêne et le corps beau d’après La Fontaine

4) Texte de Perle Vallens : La plume et la peau (fable)

5) Texte de John : La sole et la rosse

6) Texte de Chchshr : Zuang Zi et le boucher, une fable sur les gestes de l’artisan

Son égoïsme d’Amour

Oeuvre de Kryseis-Art – Grace

Éveil & vous – Éditions : #recreature  – 13/31


… mensonges qui frappent jusqu’à la terre aux mille pas de la trahison se déforment à l’intérieur du corps et l’assomment tel le forgeron à sa Force fait dessein de produire une arme fatale à l’ennemi désigné par excès de l’avoir aimé à sa cause avec son égoïsme d’Amour …

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Ombre chemine à l’Ombre


Oeuvre de Emilie Leger –
Meme La Nuit Est Seule

Éveil & vous – Éditions : #recreature  – 09/31


… ombre chemine à l’Ombre de son ombre mine de rien gît en fond la mine de l’harmonie au sourire tissé à l’envers à la denture acérée du Pouvoir sur l’autre rive de l’Amour les étincelles de la discorde soufflent sur la concorde du couple par effet d’un essoufflement …

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Des habitudes tirées à quatre épingles

Oeuvre de Elias Chatzoudis – Red Riding Hood

Éveil & vous – Éditions : #recreature  – 07/31


… conte à conte font l’histoire d’une vie à vie et à deux doubles vies à double tour la passion est une spirale qui n’attend pas le quotidien pour l’emporter sur le Chariot des habitudes tirées à quatre épingles à devenir momifier comme des meubles à l’ancienne cirés de suffocants souvenirs…

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Le purgatoire ne sert pas… des repas vegan

Photographie de Dmitry Baev – Milady

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre la nourriture spirituelle est un filet des âmes dont l’hostie est l’hameçon que le corps en diable de bonne foi fait son office et défi la profession de foi de gâter et jouir à la fois de son éternelle rédemption même pour les retardataires anglicans le purgatoire ne sert pas… des repas vegan.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

La loi de Murphy a bon dos

Photographie de Julien Eveno
Voile de brume

Blog de Sabrina


Assise sur le bord du fleuve
Baignant son chagrin épreuve
Colette belle comme le jour
Devait décider quel parcours
Elle devait prendre pour sa vie
Finalement pas rose qu’elle se dit
Grognant au vent toujours rude
Hélant ses pensées d’inquiétude
Implorant le hasard du destin
Jurant qu’il ferait tout pour rien
Kopeck il lança pile ou bien face
La loi de Murphy a bon dos passe
Misère connaît pas le pile sourit
Nonobstant les quolibets endurcis
Ouvre une nouvelle et belle voie
Possible à la noble Colette de soie
Quitte sa mouise et dévale le cœur
Râpé mais encore solide à c’tte heure
Sur la bonne route pour de vrai
Toute guillerette enfin si fait
Use ses sentiments à son prince
Voleur de cœurs qu’elle en pince
Willy son ange gardien le vaurien
Xérès au goulot l’animal coquin
Y-a-qu’à dit-il à Colette défaite
Zigzaguant de chagrin plongeant la tête … la première dans le fleuve ….

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Compréhension toute éberluée, le menton relevé

Marisa Mell smoking a cigarette disguised as a nun, circa 1963, nonne

Agenda Ironique Novembre 2020 : Laurence et Jean-Louis


Si on considère « une place pour chaque chose et chaque chose à sa place » cela sous-entend sans sonotone que « chacun chez soi et les moutons seront bien gardés » nous place devant des assertions qui portent sur le haut de l’Everest la raison en ces fameux mots : « dans la nature, tout à toujours une raison » selon Léonard (et pas Bernstein), ce qui permet d’approcher une certaine vérité qui a toujours dans son casier une très belle toile à la Jules Joseph Lefebvre de 1870.

Cependant, : « on passe une moitié de sa vie à attendre ceux qu’on aimera et l’autre moitié à quitter ceux qu’on aime » écrit le Père Hugo avec raison, et je vous vois hausser le sourcil gauche bien fourni à la Georges car vous cherchez avec désespoir le pourquoi du comment, tel le puits devant une eau qui s’évapore à son pied …

Eh oui, quel rapport ? Eh bien, s’il y a « un temps pour chaque chose » et « une place pour chaque chose et chaque chose à sa place » la citation du Père Hugo devient par effet caduque. Ce qui nous amène directement l’énoncé suivant : « En Normandie, poire de mouton, poire précoce bonne à manger ». Est-ce à dire que Hugo nous a pris pour des moutons depuis tant d’années ? Et, à la vérité toute décente et nue (voir Jules Joseph Lefebvre) le flambeau ne fait pas mine de prendre de la hauteur devant nos yeux et notre compréhension toute éberluée, le menton relevé, la raison vacillante mais non abattue, car n’oublions pas que le verbe aimer se conjugue au moins à deux et un divorce de l’être aimé.e devient par effet non avenu car l’attente a pris racine et feuillage jusqu’au ciel de l’espoir devenu lui-même un squelette méconnaissable…

La trahison est fière, devant nous, comme une statue à l’envergure antonyme de la Liberté, la larme bien salée de l’œil droit qui roule (ce n’est pas l’œil qui roule, suivez) comme un torrent de satisfaction car, il est écrit : « Il y a un moment pour tout, et un temps pour tout faire sous le ciel », en un mot : « tout vient à point à qui sait attendre »…

En cela, ne jurons pas outre mesure tel un fabuliste plagiaire trop connu qui : « jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus » au fond du tombeau sans ver luisant mais avec humour : « Bretzel liquide ! ».

Comme quoi, il y a bien : «  Un temps pour chaque chose ».

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Un Défi de Lecture pour 2021

Une fois n’est pas coutume, partage d’un défi lecture :


Un Défi de Lecture pour 2021 « Le Printemps des Artistes » — La Bouche à Oreilles

Vous savez sans doute que je participe à très peu de défis de lectures, mais j’ai décidé d’organiser pour la première fois un défi sur le thème de l’art et des artistes.Le but ? Lire un livre ou un poème (ou voir un film) dont un des personnages principaux est un artiste et/ou qui se […]

Un Défi de Lecture pour 2021 « Le Printemps des Artistes » — La Bouche à Oreilles

L’arme de l’impatience en main

Photographie de David Yarrow - rhinocéros au Kenya

Photographie de David Yarrow – rhinocéros au Kenya

Sabrina (Blog : entre les lignes) : atelier d’écriture #1

(Voici un nouveau atelier d’écriture mensuel et si votre encre vous titille, je vous invite à participer) 🙂


J’ai entendu un jour dans un jardin des plantes entre deux bancs et retenu comme une vague qui ne devait jamais atteindre un rivage ou un récif : « … les enfants sont d’un totalitarisme … » … le reste s’étant évaporé entre l’oreille droite et le neurone spiralé à clé fractale. Est-ce une assertion ou pas ? Il fallait que cela se confirme ou s’infirme un jour.

Et, aujourd’hui, je vois un enfant dans une allée d’un centre commercial qui hurle comme un canard à qui on vient d’arracher par défaut d’information préalable et à vif sans anesthésie une paire de plumes de son arrière-train.

La maman du garnement par le comportement de son marmot s’est gonflée d’une colère que l’air dédaigneux des clients proches savourent la défaite devant son manque d’autorité ou de conciliation maternelle ou seulement d’amour si ce n’est d’attention tout simplement.

L’alarme vocale du galopin hurleur consterne l’agent de sécurité un ancien d’Indochine qui s’approche franchement l’arme de l’impatience en main et d’un direct vocal tel un mégaphone intégré dans sa gorge profonde et déridée d’alcool, annonce :

— Tu te feras dévorer par les Petites Sirènes !!!

Les yeux du gamin se sont posés terrifiés sur le vieux visage de l’homme ancien guerrier et tout jeune employé de ce grand magasin déformé par ses marchandises possédées de E additifs, vomissant en filigrane les futures maladies …

— Comment osez-vous gueuler comme ça sur mon fils ?
— Vous êtes l’impudente distance entre vous-même et vous-même.
— Vous délirez !
— Vous êtes cette enfant insupportable et poussiéreuse de vos souvenirs comme d’une lie qui vous gangrène …
— Arrêtez ce délire !

Et le gamin de mordre avec toute l’ardeur d’un jeune loup … le mollet de l’agent de sécurité.

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

La sonnette tinte un air de glacier

Ellen Greene – Film La Petite boutique des horreurs de Frank Oz - 1986

Ellen Greene – Film La Petite boutique des horreurs de Frank Oz – 1986

Les petits cahiers d’Émilie. Émilie 18.20


Le temps d’ouvrir une boîte d’haricots verts, de rincer, de verser dans un bain-marie, que la sonnette tinte un air de glacier qui se détache d’un pôle arctique qui de nue terre va bientôt se retrouver.

Est-ce que l’on vient m’annoncer une nouvelle à enflammer mon cœur ou à le détruire … moi qui n’attends rien ?

Je n’ose m’aventurer dans le vestibule, ouvrir la porte et regarder en face les propos grandeur nature … que je grossisse l’importance comme une montagne … possiblement.

Trêve de radotage ! je m’élance ! le courage en main et les jambes toutes à mon ordre de marche, je déclenche la poignée de la porte, le grand jour m’éclaire … il n’y a personne … c’est un lapin, une farce de garnements … sans doute …

Je reviens à ma chère cuisine quand une nouvelle fois la sonnette reprend sa formule glaciaire. Est-ce l’effet de mon troisième whisky de la matinée, consommation quotidienne, qui me joue ce tour de cochon ? Est-ce la chaleur ambiante de mon fourneau et les émanations de mes plats en préparation ? Est-ce le moite de mon rhume qui m’embrume et fait bourdonnement à l’oreille droite ?

D’un questionnement à un autre, ma main tourne la poignée … elle me reste dans la main. Quel est ce mauvais tour que l’on me joue ? Et une voix forte se fait entendre … derrière ma porte :

— Ouvrez-moi ! Ouvrez-moi !
— Mais … mais c’est moi qui suis enfermé chez moi !
— Prenez un marteau, une masse … n’importe quoi mais ouvrez cette porte !
— Vous êtes un dingue, un dérangé du ciboulot… j’appelle la police !
— Il n’y aura personne à arrêter !
— …
— Ouvrez-moi !
— Comment personne ? Je vous entends, moi, donc vous êtes bien présent !
— Oui et … non.
— Comment : oui et non ?
— Cela va être difficile à croire.
— Je craque maintenant, ou j’attends ?
— Attendez.
— J’écoute.
— Je suis vous…
— …
— Je sais c’est difficile à croire.
— J’ai un don d’ubiquité ?
— Non.
— Alors !
— Vous devez m’ouvrir absolument la porte !
— Et pourquoi ?
— Eh bien, pour effectuer …
— Effectuer ?
— Effectuer le transfert ! Dépêchez-vous !
— Le transfert de qui ?
— De vous … de toi …
— De moi ? Mais … vous me tutoyez, là !
— Oui, et si tu tardes, nous allons errer pendant un certain temps !
— Je peux me réveiller, là ? Ou je rêve ?
— Non, hélas !
— Et pourquoi ?
— Tu es … mort !

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Agenda Ironique d’Août de l’An 2020

Plage_ile_Reunion_2008_famille_Iotop

Plage_ile_Reunion_2008_famille_Iotop


Bon alors, je m’y colle pour la troisième fois mais par défaut cette fois-ci et donc moins fébrile en me basant sur le même format. Quoi qu’il en soit je suis heureux d’apporter ma pierre à l’édifice de cet Agenda Ironique qui dure depuis plusieurs années.

Je ne suis pas très prolixe sur ce genre de domaine et pour informations voici des liens (la genèse) : ICI ou ICI
Et celui du mois de Juillet chez : Emmanuel Glais

Le thème : plage

J’explique : je n’aime pas le contenant plage (bord de mer) en général mais j’apprécie son contenu. Cependant, il est intéressant d’élargir le champ : plage, comme par exemple : plage horaire, plage de mots, plage d’un navire, plage de bouteilles, plage de livres, plage de naturistes, plage arrière d’un véhicule … etc etc

Je vous propose de composer un texte (prose ou poésie – long ou court) avec la plage de votre choix (réelle ou imaginaire) et dans le genre qu’il vous plaira (fantastique, utopique, commun, amoureux, journalier, carnet de bord, romantique, animalier, érotique …) le tout … Ironique.

Et pour « faire » bonne mesure, quatre mots imposés :
– Flot
– Argile
– Perche
– Monoï
(vous pouvez les placer dans le désordre ou l’ordre et même en faire des anagrammes ou les triturer selon votre bon vouloir).

Vous avez jusqu’au :
– Du 1er au 26 août 2020
– Vote du 27 au 31 août de la même année.

Faites savoir par un commentaire et un lien quand votre œuvre est en ligne sur votre blog.

Et je fais un récap juste en dessous …

À vos ancres … euh vos encres bien trempées … 🙂

Iotop 2020


1 ) Le 02 août 2020 => texte de Chachashire : Age des gens d’Août onirique.

2 ) Le 06 août 2020 => texte de Iotop : impression de sable mouillé dans le cerveau

3 ) Le 06 août 2020 => texte de Gibulène : Les vacances d’Onésime

4 ) Le 10 août 2020 => texte de Jean-Louis : L’agenda Ironique d’Août 2020  (Haïkus)

5 ) Le 11 août 2020 => texte de Régis : Le sable noir des Marquises (Acrostiches)

6 ) Le 11 août 2020 => texte de Solène : Souvenirs proustiens

7 ) Le 11 août 2020 => texte de Carnetsparesseux : Où est passé la plage ? (1ère partie)

8 ) Le 14 août 2020 => texte de Rowane : Brise-larmes

9 ) Le 19 août 2020 => texte de Victor Hugotte : Danser sur la plage en temps de pandémie

10 ) Le 23 août 2020 => texte de Sabrina : Plage de rêve

11 ) Le 23 août 2020 => texte de Laurence : Sur la route des vacances

12 ) Le 25 août 2020 => texte de Véronique : Coquillages et coquecigrues

13 )  Le 26 août 2020 => texte de Lyssa : Laisser trace

14 )  Le  26 août 2020 => texte de Gérard : Avoir une vraie vie de chien

15 ) Le 26 août 2020 => texte d’Emmanuel : La page blanche

 

Pour voir les votes => ICI

Un délire post-humain ?

Arbre_nantes_Iotop_2018

Arbre_nantes_Iotop_2018

Des mots, une histoire : récolte 27


… et je remonte le boulevard des Invalides. Il est vingt-trois * vingt-deux. Je passe devant le lycée Victor Duruy, nom d’un illustre inconnu mais dont je sais de source autorisée qu’il était un cancre devenu ministre. Comme quoi cette dualité se marie à merveille et de constater la définition de la  » réussite : accession au dernier poste, c’est-à-dire au niveau d’incompétence,” du père Malraux, une pointure, mais bon il ne doit plus chausser l’espoir de revenir si ce n’est à la rencontre avec qui vous savez et je retiens de lui ce discours sur Moulin (pas le commissaire) un jour de décembre avec cette force de voix presque d’outre-tombe que le temps lui-même avait ses moments de tremblements qui ne laissent pas de marbre même pour une mise au Panthéon… quand non loin de là une auréole me fait un signe, parmi d’autres qui circulent en double alignement sur la partie dédiée à l’évocation, un dénommé Roger Jaudoux mort pour la France à 24 ans en l’été 1944 …

Je m’interromps … aussi incroyable que l’impossible existe, je vois traverser sur ce boulevard, devant mes yeux, un kangourou, oui, un kangourou … je note l’heure en mémoire neuronale … est-ce une hallucination transcendantale, une bizarrerie quantique, un éblouissement austral, un délire post-humain ?

Et bien sûr, pas de témoin si ce n’est des étincelles qui crépitent en farandoles à cet instant dans les arbres secoués par d’autres spasmes internes défiants la théorie du chaos quand un autre phénomène inattendu m’étonne par le simple fait qu’il ait disparu depuis quelques décennies : le pique-assiette.

Oui, je sais … que vient faire ce phénomène dans ce contexte ? Eh bien, je vous le demande ? Ces vestiges d’un temps  » … que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître … » détroussaient les auréoles naïves de quelques pétaoctets de mémoire encore vive pour les revendre à des pro-humanoïdes dissociés …

Je me débranche … le défi annoncé par mon employeur ne sera pas … mon voyage inter-connecté pour touristes vers la planète Terre est un échec …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Ses couleurs font symphonie

Jeanne de Bourbon

Jeanne de Bourbon

Des mots, une histoire : récolte 19 (participation hors délai)


Dans cet immense jardin entre deux personnages l’arrosoir est au chômage et l’automne prend la pause pour son dernier tableau son ultime souffle dont la beauté fruitée murmure son impermanence au jeu de la vie dans la case moribonde ses couleurs font symphonie sur le trajet

Et l’ancre du temps est persona non grata en un mot tricard et passe son … temps … à tenir un bar obscur à la lumière de quelques minutes errantes à l’expression facile :  » j’en ai pour deux minutes » à la barmaid à la réponse du tac-au-tac avant de les servir : « j’en ai pour deux secondes » et cela au regard d’une gardienne de la paix de boissons surnommée : « T’en as pas pour deux heures » et tout ce temps tous à se retrouver à chœur de requiem à la Mozart

Quand l’été indien égaré sur les terres de cet automne se pointe au bar et demande à la cascade d’un flot en répétition sans bégaiement un Daïquiri Hemingway le teint orange de la barmaid se fait pourpre comme une révélation à la grisaille ambiante comme un appel à l’aventure …

— Perdre mon temps dans ce tableau, je pars, dit-elle en changeant sa tenue par une d’été que lui offre séance tenante l’indien.
— Vient ma Belle de Temps Nouveau…
— Emporte moi à clair d’océan diamant …

Et nos deux épouvantails … s’envolent …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Aux échines cintrées, vers de terre

Oeuvre de Timothy Adam Matthew

Oeuvre de Timothy Adam Matthew

Les narines des crayons : atelier


« Que crains-tu donc ?»(1)

La cheminée de sa braise presque dormante me souffle ses quelques mots. Je suis assis sur une chaise de paille. Mon profil élancé à la serpe à l’oreille encore verte du monde s’éprend de ce questionnement… Je crains le devenir, l’avenir, le venir, du pire à l’anéantir. Je crains les ires et les ir, même jouir comme une petite mort en probable connivence avec la Grande…

Je suis ce que je ne suis qu’une suie, qu’une ombre sur le parvis d’un désert de sel et j’ai soif de mourir comme d’une fleur a cette envie de s’épanouir jusqu’à se noyer de sève et conteste qu’elle se veut fanée.

Je suis ce chien errant entre la pièce à vivre de la société et la pièce à dormir de ma conscience formatée des autres.

Je suis qui ? Je suis quoi ? Je suis… « bon à rien, bon à tout ». Les foins sont là ondoyants, voire polissons, à la danse du ventre, au regard d’un soleil froid, maître de l’univers et de la bonne santé… Dieu arpente ses terres l’air hautain aux échines cintrées vers de terre qui soulèvent la poussière de leur labeur et la sueur de leur foi défigure le néant entre la croix et les clous…

Je divague et bois mon eau d’amertume à l’essorage de ma dépression de jeune homme gâté… oui gâté… tel le sucre pour les dents… et puis, je ris, je ris en des éclats pendus comme des candélabres et Isabelle qui entre dans mon antre ma chambre étonnée et sulfureuse de vingt-et-une années avec ses cheveux blancs tressés…

— Tu ris éveillé mon pauvre Paul ?
— Comme rirais-je en dormant pauvre Isabelle ?
— Éveillé mais endormi par ta fausse conscience !
— Euh… ne me dis pas que tu as encore bu de la fée bleue ?
— Mon frère vous valûtes aux belles années une âme de belle eau, vous êtes à présent un dégénéré…
— Ma douce sœur, vous devriez au conseil d’un dénaturé stopper toute conversation avec moi…
— Je vous aime trop pour me départir d’un tel aveu de votre part.
— Aveu, aveu… non, mais reconnaissez que vous débitez de drôles choses.
— Et vous-même…
— Le monde est trop tordu pour vous laisser prendre comme moi …. en perdition…
— Vous déblatérez pareillement de l’inconsistance au kilomètre.
— Il a été inventé ? Ce mot ?
— Je vous le dis… c’est qu’il existe… foutre-dieu !
— Ne jurez point ma sœur dans ce lieu qui n’est pas bergerie ni auberge de jeunesse…
— Dites moi mon frère aurions-nous changé… de siècle avec nos étranges propos ?
— Nous devrions nous reposer de nos lectures avant-gardistes et reprendre un Plutarque, ou un de ces anciens miteux mais de bonnes textures…
— Rien de bon dans les mondes d’hier et d’aujourd’hui… c’est à pleurer, mon frère.
— Justement bien dit, ma sœur, alors prenez les outils de votre vraie conscience et partez… partez construire votre vie sans vous retourner…

« … Isabelle l’avait écouté …» (2)

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

 

(1) Plaute : Pseudolus => scène IV

(2) Cervantès : « Nouvelles exemplaires » au titre  » l’Espagnole anglaise ».

Pose ton regard

Photo de André Kertész

Photo de André Kertész

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°10  le mot : blanc


Pose ton regard, enveloppe ton iris,
Ouvre ta voix, cri l’envers du cri,
Dissipe ta vie à l’escale du Caprice
Engendres-toi ici toi le frère banni

Épouse ta terre aux orifices arides
A la belle pluie nourricière propice
Dépose ton sourire et le rude vide
Païen tarira ses puits à tes édifices

Nouveaux passeurs de temps au fil
Déposeront les racines en sol fruit
Ainsi tu connaîtras enfin le mille
Ans promis de paix en tes vies

Et le blanc sable pour sablier …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

A

Blog de girlkissedbyfire : défi 52 Semaines 2018 (8 ème semaine : A)


A déborde dévore l’Arc-en-ciel de ce nous Argile tombeau tu viendras bien assez tôt A ta couronne offrir la comédie bossue déchirure de vies à l’issue sourire de l’Ange déchu Amuseur des corps ravisseurs d’orgasmes A la position d’un tout possessif signé en bas de page du lit d’une Âtre flambant nos voix nos doigts nous étions déjà cadenassés au bord du gouffre les peurs de ventre à ventre de sexe à sexe à éjaculer tout ce A en nous d’égoïste de sa dictature d’Aimer totalement de tout son poids nous A écrasé par la foi Accolade froide du croyant de la passion Agneau toujours égorgé au mauvais moment aux tremblements des doutes peuplades qui parades de coupe-coupe à nos estafilades pirates de toi à moi A la grâce de nous nous sommes froissés entre papiers à mots décousus et draps aux ébats aujourd’hui trépassés nous sommes sur la terrasse de notre crépuscule A l’impasse de la grimace du A ce vorace qui entasse non loin de là les souvenirs vivaces qui gangrènes nos heures Abandonnées sur le parvis d’une église à la chorale de mon cierge pris en main A Abdiqué à ta langue de chatte satinée A l’endroit incliné nous étions à nous bénir A nous dominer A nous buriner A nous déraciner et puis le souffle nous A manqué au dernier degré de notre ciel illuminé orages sans pluie A claqué … et Nous Aussi …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Agenda Ironique Février de l’An 2018

Muséum d'histoire naturelle de Nantes - Photo de iotop

Muséum d’histoire naturelle de Nantes – Photo de iotop

Bon alors, je m’y colle pour la première fois et donc je suis un peu fébrile.

Je ne suis pas très prolixe sur ce genre de domaine et pour informations voici des liens : ICI ou ICI

Et celui du mois de Janvier : victorhugotte 🙂

Le thème : le conte.

  • Enfant ou adulte
  • Long ou court
  • Poésie ou prose
  • Une morale bien sûre
  • Pour corser le tout avec 4 mots imposés :
    ⇒ quadragésime
    ⇒ tringueld,
    ⇒ gagnant,
    ⇒ truculence
    vous pouvez les placer dans le désordre ou l’ordre et même en faire des anagrammes ou les triturer selon votre bon vouloir.

– Date de départ du 1 février 2018 au 22 février 2018
– Vote du 23 au 27 février. (Les votes ICI)

  • Faites savoir par un commentaire et lien quand votre œuvre est en ligne sur votre blog.

Bonne plume et bonne encre (défense de couler) 🙂

(je suis à votre écoute pour toute question (et si je peux répondre)… en commentaire) 🙂

Mise à jour  le 27/02/2018 :

1) contribution de Palimpzeste

2) contribution de AlphonsineUne morale en cache …

3) contribution de lateliersouslesfeuilles  8 février 2018 à 21h 33 min :  nono le poireau

4) contribution de victorhugotte 

5) contribution de jobougon 

ledessousdesmots

Valentyne

 carnetsparesseux

laurence délis

chachashire

Max-Louis (Alias iotop)