Mouillée au titre de naître encore

Photographie Iotop_2021

J’ai fait un petit tour sur Scribay. Il y a des défis d’écriture pour s’amuser.


Il perdit la tête au tranchant du sourire de la guillotine habillée du noir sang séché d’un coup au lever du jour déjà en deuil par des jets vermillon que baillaient des nuages vaisseaux filandreux jusqu’à la terre frileuse de douceur et mouillée au titre de naître encore et encore que l’œil du supplicié papillonnait en morse quelques secondes comme un dernier message à la révélation d’un secret mis à jour par le mot fin de son existence qui pouvait enfin souffler sur son solde de tout compte et se retirer sur un autre quai en attente d’une autre existence… l’humour noir en moins…

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

AVIS DE RECHERCHE … FIN

Bon jour à tous,

Suite à la disparition de mon frère aîné,  un corps a été retrouvé lundi au Croisic, dans l’eau, non loin du Moulin de Penn Avel.

Selon les premières constatations et de l’autopsie qui a eu lieu vendredi matin à Nantes il pourrait s’agir très probablement de mon frère (selon la gendarmerie).

Pour comparer les prélèvements de l’autopsie et ceux effectués lors de la réquisition chez mon frère il faut que j’attende plusieurs jours à plusieurs semaines.

Comme il apparaît que ce corps soit celui de mon frère (et en attente de confirmation) et même s’il est considéré officiellement, actuellement et pour l’instant, disparu, notre famille entame son deuil.

Notre famille tient à remercier toutes les personnes pour les partages sur les réseaux de l’avis de recherche et les distributions de flyers dans plusieurs départements et leurs soutiens ainsi que la gendarmerie nationale et plus particulièrement de Savenay.

Max-Louis MARCETTEAU

 

Chagrin

Oeuvre de Jerome Parker

Oeuvre de Jerome Parker

Couvrir son regard d’une brume perlée de noir,

Habillée par les mots hachés des hauts tourments,

Au centre de la souffrance radieuse de sa gloire,

Gravée à cœur à l’épice des souvenirs grelottants,

Rougissent les larmes aux creux des mains au soir,

Invitées au deuil journalier, la mort embaume l’existant,

Naissent les douleurs aux noms inconnus, sans foi, ni loi !

©Max-Louis MARCETTEAU 2015