Un éclaboussement à l’oreille des passants

Tout est dans le regard. Dessinateur ?

Tout est dans le regard. Dessinateur ?

Sujet(s) proposé(s) par Nemo Auditur.


« Un jugement trop prompt est souvent sans justice« , dit Voltaire.
— Comme quoi rien n’est parfait, se dit l’homme à haute voix assis sur le banc des déshérités de la société entre son camembert beurre et son saucisson liés entre les barreaux d’une baguette indéfinissablement tendre devant les pigeons trop avides des miettes de bonheurs et trop feignants pour grainer leur pitance.

Et l’homme déchire de ses mauvaises dents l’élément délicat du croustillant de l’habit doré que de légers craquements définissent une douleur et la mie délicatement moelleuse docile et à la fois résistante s’abandonne que le camembert cède aussi avec son aérienne senteur son cru de lait révolutionnaire et que le beurre salé de Guérande fondant aux contacts de ses amants précités n’impressionne pas le saucisson qui a déjà tranché sa position et s’enhardit à s’opposer à se cabrer même à lutter à être mordu sans vergogne par le premier venu … et l’homme de s’arracher une canine plantée dans le sauciflard et de penser que voltaire avait raison … ce sandwich n’est pas aussi malléable que prévu …

Et tout à son affaire … un homme-sandwich s’était attardé devant la scène … de l’homme au sandwich, lui dit :

— « La vérité pure et simple est très rarement pure et jamais simple« , nous dit Wilde.
— Vous lisez dans mes pensées, homme à la botte de la société industrieuse et malfaisante ?
— Mon temps de marche est inversement proportionnel à ma concentration à définir un sens à la pensée extra-nébuleuse de mes contemporains …
— Vous n’êtes pas … un peu fêlé ?
— Qu’importe la fêlure, mon image n’est floue que pour les autres…

Et … de la discussion courtoise à la joute oratoire, un bouillon de phrases pimentées et parfois inintelligibles comme un éclaboussement à l’oreille des passants à dévisager les protagonistes possédés par leur sujet comme un tournesol hypnotisé par leur soleil dévalise leur bon sens commun quand certains s’arrêtent pour jeter quelques pièces pensants à un théâtre de rue …

— … vous convenez, certes, mais la tranche de saucisson si elle avait son mot à dire elle aurait tout autant raison de poser ses conditions …
— Non, non vous égarez … toute forme inerte n’est pas apte à formuler désirs ou griefs …

Voilà pas qu’un agent de la force publique nommé autrefois gardien de la paix à l’écoute des lutteurs oratoires s’infiltre s’interpose se mêle à la mini-mêlé comme un grain de sel de belle envergure pour faire tourner possiblement la chose à l’aigre et il dit :

— « J‘ai personnellement plus de plaisir à comprendre les hommes qu’à les juger » nous dit Zweig.
— Voilà une sage expression, mais que vous mêlez-vous ? dit l’homme-sandwich
— Oui, ce n’est pas dans notre convention d’intégrer une parole non donnée ! dit l’homme au sandwich.
— Aujourd’hui la parole ne se donne pas, elle se prend et l’on se méprend sur le devant de la scène d’un quiproquo à une moquerie et présentement j’aime votre devenir en phrasé qui m’interpelle comme attiré telle une abeille par une fleur de champ en goguette et …
— Monsieur le gardien des lois et autres tenues démocratiques, votre discours est sympathique mais nous causons sandwichs nous vous déplaise …
— J’en suis conscient et je vous comprends mais je dois par devoir faire cesser votre tripotage verbal et en venir à ma présence…
— Qu’est-ce ?
— Je vous embarque pour tapage oratoire en milieu urbain sans autorisation préfectorale au regard de l’article R 2439-10A-1 …

Morale : la loi du plus fort ne tient pas toujours à comprendre l’autre, c’est bien connu.

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Il est mort, seul

Oeuvre de Ramon Masats - Barcelone 1953 - Blanca Berlin Galeria

Oeuvre de Ramon Masats – Barcelone 1953 – Blanca Berlin Galeria

Des mots, une histoire : récolte 50


 

« Pour vivre heureux, vivons cachés » disait-il.

 

Il est mort, seul,

Sa liste de bonheurs entre les dents,

Et les palabres de la messe à promettre un Paradis … un lac desséché.

 

La misère est en nous … et le mur du désir hurle dessalé de son envergure sur le grain de sa peau …

Et l’oniromancie rit, la dupe.

 

Avec la danse d’un seul temps, il s’était égaré dans le monde d’une Incertitude aux dents acérées d’une Inhumanité, devant l’ogresse de la réalité, à cette envie de la goûter … cette souffrance n’était pas chimérique

 

Il est mort … seul.

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Rho-Man Tout en Gala-Tik – Chapitre 5

Créature_Tout_en_Gala-Tik_Iotop_2020

Créature_Tout_en_Gala-Tik Iotop_2020

Enfin le fameux Chapitre 5 du roman Rho-Man Tout en Gala-Tik sort aujourd’hui – Sur une idée commune avec Carnetsparesseux. Chaque semaine, tous les mercredis, un nouveau chapitre sera présenté, chacun sur son blog.


Tout en s’accrochant à rester lucide

Il ne comprend pas Qi Peuh Leu P+ à la hauteur de sa logique positionnée telle la chauve-souris (et pas à celle que l’on pense) qui s’interroge sur la consistance de son état sur le tableau ancien de Karnaugh et d’une algèbre dissociée sur un code duodécimal à deux voies réfléchies appris lors de son stage de réadaptation dans la circonscription des Allumés Des Pipants Mots (ADPM) suite à une mission improbable qui s’est avérée tout à fait impossible dans une configuration inconcevable avec une hiérarchie déficiente par excès de confiance comme le lait de brebis dans l’éprouvette de la science qui s’est égaré…

Il ne comprend pas l’échelle de la valeur qui s’impose à ses beaux yeux opales de feu à ce retournement de situation dont il est l’objet et comme tout objet sa valeur est proportionnelle à l’envie de le garder en vie inversement à la distance des questions qui lui seront imposées comme tentations à le piéger dans une toile d’araignée sans nom qui aura tôt fait de lui aspirer toute envie de vie jusqu’à la sécheresse de ses os dans le bouillon d’une réincarnation improbable car non inscrite dans l’un des chapitres de l’éducation intemporelle qui structure toute ethnie.

La pièce qui l’accueille est aussi minimaliste que la tête chauve du premier tétratonaute venu aux yeux partiellement artificiels défiant les spectres les plus osés des ondes qui parcourent les Quatre Univers Parallèles et Adjacents ce qui donne un aperçu non pas définitif et ou exhaustif de l’endroit… fermé à toute interprétation farfelue et ou exagérée qui n’aurait pour objectif que de perdre le fil de la pensée de Qi Peuh si ce n’est à se convaincre de l’absurdité de sa positon inconfortable voire désagréable suspendu par les pieds à une hauteur tenue par une architecture de barres ferrailleuses et audacieuses de formes qui l’interroge.

La question est à la question ce qu’est la réponse est à la réponse, se dit-il la tête en bas, les bras ballants, le bout des doigts à quelques timètrecents du sol boiteux tout à présent totalement réveillé telle la plante créant sa photosynthèse à la lumière d’une obscurité éteinte… qu’aussitôt il s’aperçoit que ses pensées se diffusent dans le non-sens comme le colimaçon rejoint l’apothéose du palier à la relation d’une jonction qui s’étend vers les seuils inconnus de la connaissance… qu’il retombe dans le fracas d’une déraison tout en s’accrochant à rester lucide quand il est interpellé :

— D’où vnies-tu cohse ainmée ?
— Qu’est-ce que c’est ? dit-il en essayant d’onduler comme une anguille.
— Ce n’est pas le pielbmor, je vuos ruasrse ! dit la créature.
— Je ne comprends rien à votre charabia ! Et détachez-moi !
— Deocemunt lellluibe.
— Margoulin ! Escorporte ! Exterminateur ! Oppresseur ! Distipulateur ! Envahiss…

Et comme une extinction inattendue d’un élément moteur vivant, il s’éteint subitement le Qi Peuh par une action indéterminée de la créature filiforme qui appelle sa doublure presque sans ombre qui d’un trait à un autre considère l’élément Qi Peuh Leu P+ dans un état moins conforme qu’il n’y paraissait quelques Eurhes avant et constate amèrement qu’il ne sera pas l’interlocuteur privilégié des négociations futures sur la métamorphose de leur société vers une autre structure à l’architecture aux contreforts harmonieux à l’équilibre des gravités et l’élasticité des formules de conceptions.

Les créatures s’interrogent de la disjonction de l’élément bipédique suspendu et inerte quand un soubresaut à peine perceptible traverse la pièce fédérant un questionnement d’inquiétude qui leur plie les revers structurels.

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Le souffle lui-même va prendre l’air

Concours des œufs de pâques - published in Vu magazine numero 158 - 25 March 1931

Concours des œufs de pâques – published in Vu magazine numero 158 – 25 March 1931

Blog entreleslignes Sabrina

(Cette semaine pas de 5ème chapitre (encore) du roman Rho-Man Tout en Gala-Tik, toujours en chantier (peu de temps pour m’y consacrer et me concentrer) et Carnetsparesseux  ? ou au moins ICI)


L’interphone, ou le parlophone, est une oreille toujours attentive dans tous les immeubles. Qui peut dire le contraire ? Ce n’est pas une mauvaise langue … du rez-de-chaussée… à la fenêtre entre-ouverte, à la croisée coupable telle l’indiscrétion à la sève vivante de son pillage verbal quotidien et voit d’un bon œil une récolte d’infos de l’anodin à l’intime …

Zoé Rey ne nie pas. Elle assume.

Drissa Keita, locataire de cet immeuble, au deuxième étage du couloir tout à gauche d’une porte droite, amant de Zoé, lui, ne supporte plus son intrusion maladive dans la vie des autres.

Médium de formation intuitive, collaborateur du Dr U Meyer, psychanalyste animalier, spécialiste du primate stultus sapien, en dehors de ses heures de canapé et Maître Gadin, avocat des fruitiers qui bordent, entourent, contournent, débordent, s’épanchent de l’immeuble territoire partagé départagé aux paliers couloirs étages escaliers des habitants tels que Marc Louis Alice Cloé Martin et Pierre Clerc Chris Fleurs et la Gardienne forte de caractère telle une herse … tout ce monde joue l’envers du décor … mine de rien … le sourire en porte-à-faux à la mode de tous les jours … tous, ce jour, sont devant la porte de Zoé, chaque oreille tendue à l’extrême de l’ouïe … ils attendent … car c’est aujourd’hui …

Et puis, un pétale porté au souffle de l’effondrement punaisé de l’humanité s’affranchit de la gravité des choses et de la formule et s’enhardit à se déposer sur le bord de la fenêtre coupable par excès de présence en son mur porteur …

Tel le détonateur, il est cet instant déclencheur, cette seconde où tout bascule, le souffle lui-même va prendre l’air … et à l’échelle d’un tremblement aortique du genre d’une surcharge volumique diastolique, aux spasmes des dividendes du ras-le-bol, ce peuple épié par l’indécente Zoé … celle-ci entend mille respirations qui transpirent de sa porte d’entrée …

L’effet de courbe de Wöhler s’amplifie à la vitesse d’élan chassé à l’hiver aux appeaux et le coup fatal vient de l’interphone qui se réveille à l’oreille de Zoé :

— Alors, on m’espionne ?
— Qui est là ? s’étonne la préposée possédée de sa raison … encore.
— Je suis dans ta tête, chantonne l’interphone.
— …
— Alors, on se pétrifie sur sa place ?
— C’est une blague ? dit-elle possiblement piégée, le regard égaré entre la porte d’entrée pour une fuite possible et la fenêtre qui d’un claquement entrecroisé inexplicable s’est refermée.
— Est-ce blague que d’être à l’affût de l’intimité des gens ?
— Je je je … ne … comprends pas …
— Je vais t’emmurer dans des voix multiples et bariolées.
— Expliquez-vous ?
— M’expliquer ? Je n’explique rien, comme vous d’ailleurs. Ce trop d’années de pillage emmagasiné va s’effondrer comme un barrage dont les soutènements sont rongés.
— Je n’ai pas peur de vous !
— Non ? Alors, dégorgeons à plein toutes les conversations pêle-mêle de ces quelques décades…

Aux bruissements de la pensée, l’interphone cellulaire étend ses mailles, tisse une schizophrénie brutale dans le cerveau déplié à la démence et à l’acouphène tel un barotraumatisme, Zoé frappe durement sa porte d’entrée que toutes les oreilles en même temps se décollent aux hurlements des locataires et d’un élan d’une possédée elle disparaît dans les méandres du bois de sa porte qui soudainement régurgite de la moelle de cervelle …

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Ton bonjour sous le bras

Fei Fei Sun pour Vogue Italia juin 2015 par Mert Alas & Marcus Piggott

Fei Fei Sun pour Vogue Italia juin 2015 par Mert Alas & Marcus Piggott

Les petits cahiers d’Émilie. Émilie 13.20    (Hors délai)
(Cette semaine pas de 5ème chapitre du roman Rho-Man Tout en Gala-Tik, toujours en chantier (peu de temps pour m’y consacrer et me concentrer) mais Carnetsparesseux est bien présent ICI)


Il est sept heures dans le salon ; la baie vitrée baille haut ; le soleil fait sa rentrée en petite tenue thermonucléaire. Et toi, ton bonjour sous le bras sans effort, ton semblant de patience pénélopéenne en grande tenue et ton sourire béat comme un piège, m’aborde pour me saborder :

— Tiens, t’es toujours là !
— J’ai encore ce courage du cocu…
— Si ce n’est une faiblesse … te voilà humilié et pourtant tu frétilles, ici, devant moi.
— Non, je ne frétille pas, ce n’est pas dans mon caractère … tu le sais de ta mauvaise foi…
— … et à poil ! T’as honte de rien !
— Honte ? Tu sais très bien que je dors ainsi et puis l’homme nu ne vaut-il pas l’homme habillé ?
— « L’habit ne fait pas le moine » c’est sûr … allez, tu sais que je ne veux pas de couple à trois… ne reste pas ici.
— Je paye la moitié du loyer … ce n’est pas un vecteur négligeable.
— Et alors ? Ton droit ne vaut pas obligation de ta présence ici !
— Je souhaite peut-être aussi réparer mon erreur…
— Tu es déjà une erreur à toi tout seul …
— Ta dureté est de diamant … je pense sérieusement à étreindre ton joli cou présentement …
— Il te faudrait ce brillant courage, ce rien du meurtrier pour exceller dans cet acte … ce qui est peu probable …
— Ne joue pas à ce jeu …
— Ne m’approche pas !!!
— A t’énerver brusquement ainsi … ta peur me fait bander …
— Arrête !!!
— Trop tard …

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Rho-Man Tout en Gala-Tik – Chapitre I

Sur une idée commune avec Carnetsparesseux. chaque semaine, tous les mercredis, un nouveau chapitre sera présenté, chacun sur son blog.

(Les autres chapitres : ICI)


De la mesure immensurable

Un ensemble automatisé nommé : Le MobilLus-Domus extra-galactique, s’est mis en place en deux temps que le mouvement temporel n’a rien vu venir mais qui somme toute permet à une seule voix de le déployer en habitat principal. Ainsi l’équipe de Qi Peuh, se tient prête à prendre possession dans un seul élan, pour une première nuit, ce nouvel espace dédié. En effet, selon la convention B-45#78, il est fortement conseillé d’installer l’équipage et la mission à l’extérieur du vaisseau principal par précaution.

Aussi les premières bonnes remarques fusent comme un feu d’artifice au mois de décembre comme en la lointaine capitale mondiale Kourou-Kourou (avec l’accent chantant) de l’exoplanète Terra-Bleue aujourd’hui jungle de première catégorie. Et Paulo-Tel n’est pas en reste, de remarques :

— Bel ensemble, hein ?
— Au moins un quatre étoiles ! lui répond Mante-Lao, cheveux de jais en court de coupe, poitrine en courbe de Gauss, regard d’antilope.
— A la Bételgeuse ! tonne O-Tel frère de Paulo-Tel, un grand gaillard aux épaules d’Atlas, aux mains à la Loki.
— Non ! A la Pollux ! siffle la belle Ula-Pil que personne ne présente. Le mot : belle, suffit à lui-même, ou lui suffit à elle-même.
— C’est vrai, je suis d’accord ! A la Pollux ! ajoute Jol-Hil, le mécanicien de bord, à l’allure d’un Baldr. (et pas un bol d’air).

L’équipage de Qi Peuh est une belle brochette de personnalité, qui embarque les yeux émerveillés, se dit Qi Peuh avant de prendre le premier quart de garde même si l’I.A. de service surveille de ses senseurs la totalité d’un périmètre de bonne mesure.

Tous dans un commun et ultime accord ne choisissent pas leur appartement, ou local de détente. Dans ce modèle de MobilLus-Domus, le collectivisme d’abord, conforme à une chambrée d’un confortable espace avec l’intimité requise en deux exemplaires. Bref, c’est la colonie sans les vacances.

Et cela plaît à Mante-Lao et Ula-Pil. Mission agrémentée du luxe, c’est aussi cela la vie d’aventurière. Ce temps est bien fini de partir avec son braquemart et son couteau telle une Alexandra David-Néel pour parcourir le monde, ou sauver des compatriotes, tel le légendaire Rambo ou attaquer une ville de Troie à plusieurs même en compagnie d’un Achille (et pas Talon).

Dans cette vaste chambrée à rotonde en duplex, ou ce duplex en rotonde, elles choisissent l’étage. Normal, les femmes aiment voir les choses en vue si ce n’est avoir de la hauteur même sans talons et sans parachute et avec de l’esprit (pour certaines).

Pour tout équipage, l’équipage a un sac à dos, en polymères à dimensions fractales hybrides inversées (résiste à tous les rayonnements, même celle de la bêtise), qui contient l’essentiel, voire comme à l’exemple le nécessaire de toilette avec quelques rechanges pour ces dames (les hommes, On le sait, sont des rustres).

Bref, quoi qu’il en soit ces primates s’installent et marquent ainsi leur territoire avec les convenances d’usage et au besoin d’une marque à la voix qui permet d’apporter un semblant de pouvoir si ce n’est de puissance. Quand, un effet de détonation inattendue semble se faire entendre ; et que seule discerne Mante-Lao, à la capacité de détection acoustique exceptionnel.

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

D’un éther a la rondeur de mon aimée – 5/12

Nicolas-François Gromort 05 1837

Nicolas-François Gromort 05 1837

Agenda Ironique Avril   (en 12 épisodes) – Pour la lecture des 12 épisodes déjà écrits le lien ICI

Les illustrations de Nicolas François Gromort (Fondeur en caractères, actif à Paris vers 1830)


5/12

Nicolas et François l’explication

—… alors pas de faux pas, à présent reprenons à la base.
— Ce n’est pas faux.
— Ta blessure est guérie tout à fait.
— Grace à toi tu m’as sauvé de mon entêtement.
— Loin s’en faut… ta bien aimée Lucie t’as raisonnée.
— Ainsi et ici pas de faux départ.
— Reprenons notre amitié comme un fer brut.
— Belle expression.
— Forgeons des vrais liens sans épines.
— Entre nous la concorde et la cervoise.
— Bien dit et sans faux col.
— A nos chemins à nos croisements…
— A nos aboiements sans morsure…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

D’un éther a la rondeur de mon aimée – 3/12

Nicolas-François Gromort 03 1837

Nicolas-François Gromort 03 1837

Agenda Ironique Avril   (en 12 épisodes) – Pour la lecture des 12 épisodes déjà écrits le lien ICI

Les illustrations de Nicolas François Gromort (Fondeur en caractères, actif à Paris vers 1830)


3/12

Nicolas et François duellistes

—… tu as osé profaner le nom de mon aimée.
— Rien n’est plus faux !
— Faux frère !
— Faux éclat a embobiné le cœur de mon cœur à ton poison !
— A cœur, je n’ai rien à me reprocher !
— Au reproche, l’une de nos épées va faire le distinguo !
— Je ne veux point de cela !
— Tu n’es pas digne !
— A ma botte je peux te mettre à défaut !
— Que tu affirmes insolent … !
— Tu as été dupé par un envieux !
— Que nenni vaurien !!!
—…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

D’un éther a la rondeur de mon aimée – 2/12

Nicolas-François Gromort 02 1837

Nicolas-François Gromort 02 1837

Agenda Ironique Avril   (en 12 épisodes) – Pour la lecture des 12 épisodes déjà écrits le lien ICI

Les illustrations de Nicolas François Gromort (Fondeur en caractères, actif à Paris vers 1830)


2/12

François, bien avant Le Penseur

— Je suis et je reste. Je suis et je peste. Je suis et j’attends. Je suis… qui suis-je qu’une pensée évanescente qui s’accroche comme toi végétal imparfait et sympathique à la nature de mon état ? Tu ne pleures pas ta sève, toi. Tandis que moi… tandis que moi, je suis assis sur l’indifférence du monde, dépossédé de mes actions et planté par mes générations précédentes à pousser les autres vers une même terre qui nous enterrent comme une offrande presque un terreau de souvenirs… je suis un chant une ballade …

« … La pluie nous a lessivés et lavés
Et le soleil desséchés et noircis ;
Pies, corbeaux nous ont les yeux crevés,
Et arraché la barbe et les sourcils
Jamais nul temps nous ne sommes assis ;
De-ci de-là, comme le vent varie,
À son plaisir sans cesser nous charrie… » (François Villon)

— Je suis et je reste. Je suis et je peste. Je suis et j’attends. J’offense mes ancêtres et pose mes conditions sur mon devenir à l’alchimie de renaître autrement dans le pourtour d’un éther à la rondeur de mon aimée possédée de la prière de s’évader de ses maîtres qui tiennent lois et bourses et morales douteuses à l’usure et l’avarice et Dieu m’entende si je mens à la hauteur de ses yeux qu’il m’aveugle de son intransigeance et miséricorde… le temps me pince la gorge et m’étouffe de son requiem…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Enfin une bonne nouvelle

Louise_Brooks

Louise_Brooks

 

Les petits cahiers d’Émilie. Emilie 7.20 (Hors délai)


Ma première pâtisserie du matin, c’est toi mon amour… pendant ta douche ou après… jamais avant… principe d’un commun accord et cet accord n’est pas en sucre et parfois tu me joues de ta voix d’orgue pour créer cet appétit de luxure à m’envoûter mais je tiens bon à ma propre rambarde pour ne pas céder à tes injonctions et ma faiblesse n’est pas la tienne au sel de tes lèvres gourmandes et de tentations du voluptueux au bestial je résiste à ta belle fraise et pourtant quand tu pratiques ton sortilège en dernier recours à haute teneur en sensualité celui-ci m’emporte à ton caprice tu me débauches sur des mots qui semble la création d’un Bacchus aux frémissements bouillonnants des dunes de ton corps chaud braise comme un trio genre Nirvana tu es une baïne…

Mais aujourd’hui, c’est dimanche, tu es partie pour une semaine dans les Landes pour te rafraîchir les idées dans ta famille, ainsi me voilà au repos à me préparer un cookie de belle envergure une douceur dont ton aversion est vomitive… je me retrouve enfin avec moi-même… enfin une bonne nouvelle…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

La mort en équilibre

Passerelle_Iotop_2020

Passerelle_Iotop_2020

 

Agenda Ironique de Mars et en lien (Hors délai)


— « Monsieur Popples » tu es là ?… conscience trouble-fête ?
— Je suis là… crise flaques d’obsessions « a des yeux de framboises ».
— Tu es sortie de ton lit… injection retard de toi absente… « et se demande connaissance ».
— Te voilà chambré « et comtoise ».
— Mon humeur s’infecte… dehors, dehors !!!
— « Je vous prie de rester courtois, voyons ! » Je suis ta contention support sans consentement… à l’isolement.
— Je suis moi et pas un autre !!!… tu entends ? Je suis moi, moi, moi !!!
— Grimaces, grimaces… je suis ta fixation ton addiction ta sociétale hallucination au programme de soins en rupture…
— Je fais ce que je veux !!!… et ton blablablabla est le récif de tous les dangers !
— Non, tu es à moi… traumatisme corps d’âme psychose effet boomerang.
— Je suis quelqu’un !!!… une personne… un entier naturel… à l’intégrité libre du vécu.
— Non, non, non… décompensation en approche, l’affect défait l’ordre intime et public.
— Arrête !
— On nous regarde…
— Traitement du trouble que nenni et je mesure le lien de notre relation en souffrance !
— Te débattre ne sert à rien… au cadre plein, tu es démédicamenté, ton anosognosie double intensité…
— Je ne connais pas cette anosognosie, je ne connais pas cette dame…
— Tu es l’impact et le pacte de ta situation… la mort en équilibre…
— Tu es ma restriction… l’angoisse est mon établissement, ma crise a ses images dans mon couloir… tu es ce plan tangentiel à mon agression…
— Alors… contact…

— Alors, docteur ?
— Déséquilibre au rétablissement…
— Pas simple pour un funambule…
— Patience… tout est dans le mental…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Je pense finir en puzzle

Fleur_printemps_Iotop_2020

Fleur_printemps_Iotop_2020

Agenda Ironique de Février (Hors délai)


Deux paires d’yeux brillent dans une nuit réglisse anthracite :

— T’es où ?
— Là !
— Où là ?
— Face à toi, patate !
— Comment que tu sais que tu es face à moi ?
— A ton halène de chacal.
— Ça c’est d’un goût !
— N’insiste pas…
— Bon alors, tu crois que nous sommes au bon endroit ?
— Question stupide, on y voit comme dans une mine à charbon.
— C’est la bonne date ? Celle du règne d’Henri IV ?
— Mais non… nous devions être sous Henri III, normalement…
—… et pourquoi pas les quatre mousquetaires ?
— Et la « Coupe Davis entre 1927 et 1932 » ? Aucun sens ! Nous sommes présentement là pour comprendre la disparition de ces fameux dix jours à partir du 4 octobre 1582.
— Ah oui ! Je ris, parce que j’étais encore dans ce rêve/lecture avec les quatre filles du docteur March.
— Franchement avec tous ces voyages dans le temps, tu deviens azimuté.
— Je pense finir en puzzle.
— Y aurait pas comme une distorsion dans tes propos ?
— Regarde, on dirait que le jour se lève sur le lac des Quatre Cantons
— Tu as des visions ou tu ne deviendrais pas un peu tétradite ?
— Y a un rapport ? Et pourquoi pas tétrarchat, hein ?
— Possiblement aucun… en fait, nous sommes à l’intérieur de ces dix jours… il n’y a que le néant…
— Belle découverte !
— Non, c’est triste.
— Bon, alors, on rentre ?
— On rentre… avec le même procédé.
— Quand changeront-ILS ce mode de retour ! Clamer un quatrain !!!
— Bon allez, on y va ?
— On y va ! En chœur !!!
Oh retour tétra-demandé par la tétra-envie
De poser nos horloges algorithmiques tapis
Du temps de la certitude du bon vin sur lie
Pain ail beurre salé nous on en veut aussi !

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Cette vérité est toute nue au moins trois fois par semaine – Chapitre 2/4

Nantes_Iotop_2016

Nantes_Iotop_2016

(Sur une idée de Carnetsparesseux … une suite de l’Agenda Ironique Décembre 2019Chapitre 1/4)


Mercredi 20 octobre 1582 et les jours suivants la dame de compagnie déploie entre son deuil de prières et de piété des élans de commentaires insidieux aux oreilles de la Dame du Seigneur qui n’est pas sans savoir qu’il faut « séparer le bon grain de l’ivraie » et délayer le ragot pour en retenir l’once essentiel.

Et elle comprend que sa dame de compagnie essaye de l’influence peut-être de la compromettre par effet de ricochet auprès de son Seigneur de mari pour mettre aux fers et condamner le gardien de prison et son époux. Mais les dires sont trop grossiers comme « cousu de fil blanc » ; la Dame du Seigneur, l’interroge après complies :

— Vous êtes perdue.
— Non point, ma Dame, je suis en souffrance.
— Vous me prenez pour une grue.
— Que nenni, mes propos sont honnêtes et …
— Honnêtes ? Vous divaguez. Accuser sans l’avouer un gardien certes, mais votre conjoint, vous risquez tout autant, si ce n’est le déshonneur ainsi que celui de vos enfants.
— J’ai conscience de mes mots et des dangers, mais que m’importe, je suis décidée à rendre gorge à ces deux prédateurs.
— Vous prononcez avec désinvolture votre conscience que vous m’exposez indécente à mon regard. Vous êtes infidèle au contrat de votre mariage.
— Je ne suis pas dupe, ma Dame, il me cocufie avec là … je n’ose le dire, ma Dame, par respect pour vous.
— Dites toujours, si cela me concerne.
— Au premier chef, ma Dame.
— Alors ?
— Alors, mon mari est l’amant … de la maîtresse … de votre mari.
— Que dites vous là , gourgandine… comment oses-tu ainsi me narguez dans ma demeure au coeur de mon intimité.
— Hélas, ma Dame, cette vérité est toute nue au moins trois fois par semaine …
— Arrête ! Je te l’ordonne.
— …
— Veux-tu brûler vive sur la place ? N’oublie jamais que ton amant était un alchimiste et peut-être de cette … magie noire.
— …
— Pardonnez mon outrecuidance, ma Dame.
— Votre arrogance est punitive et mon coeur est résignation. Tout cela je le sais. Triste sort, à nous autres femmes quand l’une à la chair plus tendre nous passons sur l’autre rive de la désolation …
— Et l’homme s’éprend à nous répudier … du lit …
— Si ce n’est pour nous placer au couvent, à la possession parfois d’autres … possessions …
— …
— Reprenons. Votre mari est compromis dans l’affaire des Sacs. C’est ennuyeux, très fâcheux. Et les preuves ?
— Je sais comment les obtenir.
— Nous jouons possiblement nos têtes.
— Qu’importe notre tête, ma Dame, quand le cœur a ses raisons …
— Mais j’y pense … votre amant était le mari de la Princesse de Ploucat ?
— Si fait, si fait.
— Mais alors …
— Mais alors ?

(… à suivre)

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

La recette du châtiment – Chapitre 1/4

Mont saint michel suite 01 Iotop 2012

Mont saint michel suite 01 Iotop 2012

(Sur une idée de Carnetsparesseux … une suite de l’Agenda Ironique Décembre 2019 – « Origine – ICI« )


Samedi 16 octobre 1582, les deux compères sont tenus par un pacte suite à l’abominable et machiavélique assassinat du prisonnier, ancien bras droit obscur du Seigneur Lantsomelf le Grand et un temps son alchimiste dans les années sombres de la guerre des Billbards ancêtres lointains des goulbails crieurs d’effrois et pourvoyeurs des peurs immémoriales.

Aucune enquête n’a été ouverte car le Seigneur goûtait, secrètement, ce mauvais tour… il était un heureux discret et prenait acte de cet effacement comme une aubaine quand l’on sait que l’évêque du territoire soupçonneux pouvait avertir à tout instant la fameuse inquisition au bûcher facile et à la question forgée aux étirements, craquements, écrasements…

Si certaines âmes ont quelques chaudrons de malfaisances en stock, ce mort faisait des heureux, mais le sourire de circonstance de la première dame de la cour du Seigneur aurait dû les inquiéter lors d’une festive rencontre culturelle annuelle des différents vassaux du Seigneur qui présentaient leurs meilleurs troubadours et musiciennes de chambre.

Car une femme blessée, telle l’humiliation, n’a rien de bon pour les fauteurs. Elle est une femme dangereuse à concevoir par le mot vengeance la recette du châtiment ultime et la dame étayait les préparatifs en compagnie d’un compagnon inattendu de la famille des rongeurs, l’ex compagnon du prisonnier, surnommé Urkrokuf.

Tous deux étaient en rendez-vous au creux d’un âtre presque invisible dans le sous-bassement de la forteresse à l’humidité répugnante à l’odeur outrageante et seuls à la lumière de suif souffreteuse, l’une assise sur un banc de pierre et l’autre perché sur une saillie ferrailleuse à hauteur d’yeux de la Dame :

— Alors, dame, vous n’avez point peur ?
— Qu’importe la peur, le Rongeur, je tisse, je tisse ma punition.
— Et vous échafaudez à vous chauffer le sang.
— Vous avez les mots bien pendus et la moquerie distillée.
— Votre amant alchimiste était aussi un magicien de tout de premier ordre.
— Qu’importe, il était mon âme, il est devenu ma raison.
— Posez votre plan.
— Il est simple : mordez à la gorge les deux assassins de mon amant, violemment.
— Je ne suis pas votre arme, je viens en conseil.
— Je n’ai que faire d’un conseiller.
— Faites apport de poison.
— Fi de ce genre, et retournez à votre logis.
— Vous préconisez de l’extravagant, vous n’avez pas les moyens.
— Prendre un autre chemin, être invisible et pointer la mort à l’endroit désiré.
— Dame, ne pleurez pas.
— Je pleure de cette rage de ne point assouvir la mort de mon amant adoré.
— Ces deux malandrins n’ont-ils point une faiblesse ?
— Une faiblesse ? De tels hommes, manipulateurs, malséants, et surtout imprévisibles avec des espions partout.
— Hum…
— Précisez ?
— Je pensais à l’incident irréversible celui dont le trépas prend sa place.
— Dites toujours.
— Je ne puis point vous conseillez, vous m’en feriez reproche.
— Il est possible, le Rongeur, mais posez la chose.
— Alors, voici…
— Je suis tout ouïe …

( … à suivre)

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Motif d’un algorithme neuronal

Cuisine_expo_Iotop_2017

Cuisine_expo_Iotop_2017

Le Marathon de la Nouvelle (merci à Sabrina de cette découverte)


Il est là, derrière la porte. Je sais qu’il m’attend …je n’avais pas compris les subtilités de ses changements. Une prise de conscience entre lui et moi. Une idée qui germe dans le mauvais terreau et le terrain vague du possible au dérapage de l’embourbement de l’acte irréparable de l’effet d’une angoisse à calmer la loi défigurée à la Une d’un événement sur les réseaux aux visages sociaux qui purgent leurs propres démons…

Il est là, derrière une porte. Je sais qu’il m’attend … l’âme défiant les contenus et à la fois les contenants il est redoutable et à cet instant il joue au sous-marin en sous-main il est prêt à me torpiller comme l’ennemi à passer à l’acte l’arme à gauche quoi qu’il en coûte tout est là de sa détermination comme un leitmotiv il va gratter le bois comme un signe de sa présence physique …

Il est là, derrière ma porte. Je sais qu’il m’attend … je m’avance d’un pas à un autre suspendu à la lueur d’un doute d’une peur à la réponse d’un partir mais j’avance à contre sens du bon sens de la logique d’un instinct de survie qui me hurle d’une voix intérieure tissée à la raison parfois rasoir qui ne risque pas un iota de son entité à son pourcentage de probabilité sur le motif d’un algorithme neuronal qu’il sait à présent en sursis …

J’ouvre la porte de la cuisine … il est là … le couteau assassin…

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

En direction de la direction du hasard

Chaussée_beaulieu_Iotop_2019_01

Chaussée_beaulieu_Iotop_2019_01

Participation à l’Agenda Ironique de Mai 2019


 

Nuage de mots -site wordart- texte max-louis marcetteau 2019

Nuage de mots –site wordart– texte max-louis marcetteau 2019

 

A la configuration d’un Temps qui mesure la hauteur de son pouvoir, j’ausculte le bitume de mon avenir au regard cyclope d’un coquelicot rescapé au contre-fort d’une civilisation chaussée de l’intention du progrès qui s’ouvre lentement … les veines.

J’étais l’énergumène de service à servir de distraction comme le clown mais mon cirque à moi c’était le monde. Et puis, un jour, On m’a enfermé et On m’a renommé, d’un mot étrange : schizophrène.

J’ai voulu m’évader et me déguiser en maringouin pour contenir les voix qui m’interpellaient comme des sirènes pour aspirer quelques phrases à me saouler accroché au bar de la délivrance à l’alcool-test de la résignation j’ai percuté La volonté des Ont qui voulaient définir un processus de guérison car prisonnier de mes entités supérieures.

Mes quatre murs s’entendent telle une lambrusque à m’essorer les neurones et je crie à l’invasion au démantèlement de mon territoire que l’un d’eux m’annonce l’air hautain et docte qu’une comète à la Olbers en juillet 2024 s’interposera en sa haute magnitude et de sa cour de météores gagneront la partie.

D’un effet tilte, je m’évade par la sortie de secours comme un appel à l’aide vers un extérieur plein de trop plein d’un tout qui ne ressemble à rien de cohérent et je cours cours cours en direction de la direction du hasard qui m’interpelle à l’aide d’un sifflet et d’un képi qui s’impose en tête de liste de ma répulsion telle la blouse blanche aux discours d’un obtus qui n’ose franchir ma frontière de peur d’être happé par le trop de vide qui se peint à l’intérieur d’un moi qui s’essouffle après une course poursuite sur cette immense rue vide … je m’écroule.

Et ce coquelicot de bitume m’hèle dans sa beauté éphémère de parfum en coup de vent dépoussiéré, je ressens la pointe de son appel comme une occurrence cosmologique et respire ce signe…

— Alors ? dit l’ambulancier
— Je ne comprends pas, dit le médecin urgentiste.
— Et moi donc, rajoute le pompier

Tous trois penchés dans le cercle du questionnement devant une dépouille de vêtements … sans corps.

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Un épiderme sensible a l’ambition d’être aimé

Oeuvre de René Magritte – Le miroir vivant

Du blog : Mil et une => écriture conviviale : sujet 15 et origine


personnage éclatant de rire… édenté de l’espoir qui se moque de sa ligne de vie brisée à l’adolescence par effet d’un excès de pouvoir… dont l’horizon c’est ouvert un matin au chant d’un rêve qui avait perdu son chemin entre les arbres d’une réalité reconstituée et d’une langue rose bonbon d’un tableau de maître excentrique et perfectionniste possédé de l’art comme un épiderme sensible a l’ambition d’être aimé… pour s’ouvrir à l’armoire des secrets, à l’alcôve d’une femme qui a posé un regard bienveillant sur les stigmates qui suintent l’angoisse, la peur… brille le chemin de la rédemption comme un trophée… quand les cris d’oiseaux poussiéreux réveillés par les démons des mots heureux, à l’échine courbée, au visage des lettres enfoncées… un melon de belle cuisine surgit, roulé par le mot inadvertance aux pieds du personnage… personnage éclatant de rire…

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

J’ai les entrailles de l’écrit

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


J’ai les entrailles de l’écrit celles qui soudent les lignes aux mots dans la torpeur de la fièvre intestine muse de douleurs qui se mord les seins de l’imaginaire en cette … d’une seule promenade dans une seule direction j’irai tirer mon rideau d’une seule main ferme et d’un trait d’humour si j’ai encore la parole facile et le verbe du futur toujours présent pour passer l’arme à gauche avant les vêpres le regard nitide et le lacrymal retenu je voudrais vous voir bambocher une semaine entière autour de ma dépouille reluisante d’huile et de cire comme si je devais être vivant encore et encore au-delà de cette éternité humaine que je vomis dans le vivant d’aujourd’hui mais qui me taraudera dans le demain qui viendra bien trop vite par sa grande ligne directrice j’aurai le doigt pointé comme une statue qui pointe l’horizon comme si elle était créatrice de sa propre existence qui n’est en fait de création d’un marionnettiste qui fabrique … des marionnettes comme des vies qu’il n’aura jamais comme le rêveur qui se croit de toutes les aventures et pourrit naturellement dans sa fange entre deux draps trop usés pour encore reconnaître une eau claire de fontaine pour se laver et reprendre vraiment goût à la vraie vie celle qui tend les bras tous les jours et dont on rejette sa chaleur par peur de bien trop vivre pleinement comme une audace devant la mort …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

La Terre est un WC qui déborde sur ce monde mou

Dessin de Bubo - Inktober 2018 - #1

Dessin de Bubo – Inktober 2018 – #1  (je vous invite à découvrir cet artiste de BD)

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°40 le mot : mou


La Terre est un WC qui déborde sur ce monde mou
Aux regards translucides des cris de lèvres cousues
Les écrits pénètrent dans le pixel et l’Océan se joue
Sur sols de dictatures alimentaires blisters de visu

Identifiables à l’industriel irresponsable en personne
Tous les responsables par blocus de la bêtise sonne
Tocsins sur les réseaux défiants la réalité sur l’avenir
Les gouvernants s’opposent, s’arrosent à tout blanchir

Les nouveaux gladiateurs que nous sommes oyez
Vos cœurs de raison à l’intelligence du cœur prenez
Quelques mots d’action sur les lignes de forces
De l’union de tous formons une nouvelle … écorce …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

En position…

Photo de l'acteur Tom Hardy

Photo de l’acteur Tom Hardy

Blog popinsetcris contrainte écriture.


Si le peuple avait la consistance du roseau et non celle du beurre, nous aurions une vie toute harmonieuse. Et aucune pénurie ne viendrait nous secouer l’angoisse et les strophes de plaintes.

Nous sommes continuellement dans la contrainte. S’adapter et guetter le prochain précipice, le dépasser en équilibriste, il suffit d’un rien pour y choir.

Alors, faisons force de proposition pour un peuple uni, fort, et humain.

Oui, mais voilà, rien sert de l’écrire, de l’énoncer, le désert des sourds est un vaste champ d’égoïstes (et pas les malentendants, ne faisons pas l’amalgame). Faut-il trouver une source, un leader, une “locomotive”, une meneuse (pas de revue) pour mobiliser les forces potentielles et présentes…

Bon, j’arrête, je trempe dans le discours politique. L’agora manque. Où es-tu peuple ? Prends à revers les réseaux sociaux et position sur le nouveau créneau de tes intérêts collectifs et non celui qui engendre la division, le moutonnage, et la soustraction de données à l’échelle mondiale avec une politique de confidentialité qui fait sourire jaune.

A ces quelques mots comme des grains de sables qui osent, s’accumulent sur cette montagne du possible changement d’une nature humaine qui pointe son bout de son nez dans le cœur de l’homme qui cache sa peine, sa joie.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018