Minéral en dentier de bel effet sur une pleine Lune

Théâtre de la Gaîté – Le voyage dans la Lune
opéra-féerie – 1875

Challenge Lune et des participants


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… minéral en dentier de bel effet sur une pleine Lune dévorante de beauté le Lac de l’Effroi l’humain déviant sa route de la nuit cauchemarde comme un puits coupable de la noyade de l’amant loup-garou à belles dents d’aimer …

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Rho-Man Tout en Gala-Tik – Chapitre I

Sur une idée commune avec Carnetsparesseux. chaque semaine, tous les mercredis, un nouveau chapitre sera présenté, chacun sur son blog.

(Les autres chapitres : ICI)


De la mesure immensurable

Un ensemble automatisé nommé : Le MobilLus-Domus extra-galactique, s’est mis en place en deux temps que le mouvement temporel n’a rien vu venir mais qui somme toute permet à une seule voix de le déployer en habitat principal. Ainsi l’équipe de Qi Peuh, se tient prête à prendre possession dans un seul élan, pour une première nuit, ce nouvel espace dédié. En effet, selon la convention B-45#78, il est fortement conseillé d’installer l’équipage et la mission à l’extérieur du vaisseau principal par précaution.

Aussi les premières bonnes remarques fusent comme un feu d’artifice au mois de décembre comme en la lointaine capitale mondiale Kourou-Kourou (avec l’accent chantant) de l’exoplanète Terra-Bleue aujourd’hui jungle de première catégorie. Et Paulo-Tel n’est pas en reste, de remarques :

— Bel ensemble, hein ?
— Au moins un quatre étoiles ! lui répond Mante-Lao, cheveux de jais en court de coupe, poitrine en courbe de Gauss, regard d’antilope.
— A la Bételgeuse ! tonne O-Tel frère de Paulo-Tel, un grand gaillard aux épaules d’Atlas, aux mains à la Loki.
— Non ! A la Pollux ! siffle la belle Ula-Pil que personne ne présente. Le mot : belle, suffit à lui-même, ou lui suffit à elle-même.
— C’est vrai, je suis d’accord ! A la Pollux ! ajoute Jol-Hil, le mécanicien de bord, à l’allure d’un Baldr. (et pas un bol d’air).

L’équipage de Qi Peuh est une belle brochette de personnalité, qui embarque les yeux émerveillés, se dit Qi Peuh avant de prendre le premier quart de garde même si l’I.A. de service surveille de ses senseurs la totalité d’un périmètre de bonne mesure.

Tous dans un commun et ultime accord ne choisissent pas leur appartement, ou local de détente. Dans ce modèle de MobilLus-Domus, le collectivisme d’abord, conforme à une chambrée d’un confortable espace avec l’intimité requise en deux exemplaires. Bref, c’est la colonie sans les vacances.

Et cela plaît à Mante-Lao et Ula-Pil. Mission agrémentée du luxe, c’est aussi cela la vie d’aventurière. Ce temps est bien fini de partir avec son braquemart et son couteau telle une Alexandra David-Néel pour parcourir le monde, ou sauver des compatriotes, tel le légendaire Rambo ou attaquer une ville de Troie à plusieurs même en compagnie d’un Achille (et pas Talon).

Dans cette vaste chambrée à rotonde en duplex, ou ce duplex en rotonde, elles choisissent l’étage. Normal, les femmes aiment voir les choses en vue si ce n’est avoir de la hauteur même sans talons et sans parachute et avec de l’esprit (pour certaines).

Pour tout équipage, l’équipage a un sac à dos, en polymères à dimensions fractales hybrides inversées (résiste à tous les rayonnements, même celle de la bêtise), qui contient l’essentiel, voire comme à l’exemple le nécessaire de toilette avec quelques rechanges pour ces dames (les hommes, On le sait, sont des rustres).

Bref, quoi qu’il en soit ces primates s’installent et marquent ainsi leur territoire avec les convenances d’usage et au besoin d’une marque à la voix qui permet d’apporter un semblant de pouvoir si ce n’est de puissance. Quand, un effet de détonation inattendue semble se faire entendre ; et que seule discerne Mante-Lao, à la capacité de détection acoustique exceptionnel.

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Ruée vers le néant …

Photographie de Louis Stettner

Photographie de Louis Stettner

Le blog de ghislaine53 : défi d’écriture n°63.


C’est un petit matin frileux, le soleil en T-shirt, le ciel en string bleu et moi … dans une boite en carton frigo-congélo Brandt devant les portes de Vuitton…

J’aime ce moment entre rêve et réalité. Le brumeux qui s’impose comme un bienfait avant d’être … viré comme un mal-propre par la société civile dite civilisée dont je suis l’indispensable marge … mais l’effet aveugle voire borgne de la chose me fait vomir de la bile chaque matin sur les pompes des vigiles propres de près mais loin de connaître le mot respect …

Et de concert avec moi-même je gueule tel un chien édenté de toute ma dignité de bipède blessé et je remballe mon attirail dans mon chariot à la caddy et je vais m’octroyer un autre emplacement plus digne sur le trottoir des obligeants qui est mon pâturage pour la matinée à la monnaie clémente…

Et puis je vais me retirer sous le couvert d’une petite faim chez l’ami Paul dans son dortoir du Square Trousseau et enfiler quelques restes d’aliments des habitants contagieux de bonnes actions. Et puis je vais d’un pas moins assuré me reposer dans les rues parallèles et éviter des congénères bien bien barrés de râlements, meuglements, de chicanes ….

Et puis mon amie soirée va venir me rejoindre, on va picoler, prolonger à la première brume du delirium, mon caddy menotté par sécurité,je vais transformer le tout à vomir une nouvelle fois sur ma vie de paria sans souvenir des miens, de ma vie d’avant, un arrêt sur l’image de la femme de ma vie …qui m’a détruit … cette sociopathe ..

© Max-Louis MARCETTEAU 2018