Vie impliquée à reconnaître son image

Isabelle des Charbinières des œuvres dont j’apprécie les reflets les respirations sous-jacentes et les éclats aux nuances singulières ..


L’instant se tient, se teint, se peint, se ceint … s’ouvre …. aux lignes se heurtent froissées s’épaulent et se déploient s’étiolent et s’envolent s’enroulent s’effacent à la lumière veuve comme révélée au moment flanqué de vie impliquée à reconnaître son image au miroir de son âme reflets d’effets à la litanie d’une voix coulée sur le chemin d’une rédemption transfigurée saturée de renaître à l’infini immobile devant la honte de l’instant enlacé par son souvenir une vague cendrée glacée à cœur aux larmes verticales l’anémie du temps suffoque saisi et sidéré défi un semblant d’existence à l’œil bleu mourant étincelle à la vapeur d’une idée filigrane sur le bord du chemin …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

La vieillesse

Oeuvre de Magnus Zeller

Oeuvre de Magnus Zeller

La vieillesse courbe tous les horizons,

Momifie le passé, abandonne la raison.

L’aujourd’hui est une pendaison,

Lente, convulsive, jaunie, garnie

De râles à la succion du poison

Des heures au linceul de l’agonie !

Fuir la mort, subir la vie,

Ouvrir son sac du passé,

Chavirer sur l’onde bleuit,

Briser son miroir et nier

Son existence d’un cri !

La vieillesse aigrie suppure sur les rides

Des regrets pendus dans le crâne, vide !

©Max-Louis MARCETTEAU