Ce calcaire d’humeur tueuse

Sol_air_Iotop_2019

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Des mots, une histoire : récolte 18 (Participation hors délai)


Ce matin, l’incompréhension me regarde … on se scrute, le temps de la parole du déni s’écrit en noir à la lumière d’une lampe champignon … lampe champignon ? Je pose un pied sur le sol mon lit se dérobe se démolit se désintègre … me voilà à la verticale de la gravité du lieu quand une étincelle de belle envergure presque une flamme filiforme me dit :

— Tu aimes ta salle de bains ?
— J’ai l’impression d’être dans un tourbillon spectral …
— Tu as un beau visage ce matin.
— Arrête ! Tu vois bien que j’ai une sale gueule !
— Wouaaah ! Quelle belle humeur de chien.
— Je ressens une rivière profaner à l’intérieur de moi …
— Voilà une facette poétique intéressante.
— Quand tu auras fini de te moquer …
— Et une douche hydromassante pour retirer ce calcaire d’humeur tueuse ?
— Un bain pour me noyer, oui …
— Tu es bien amer
— Tu divagues …
— Je veux te voir renaître.
— Impossible.
— T’imposes pas le négatif.
— Respirer … respirer autrement …
— Tu as les moyens … prends conscience que je suis là.
— Tu es de trop.
— Non, je suis ta flamme d’espoir …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019