… l’épine dorsale de la paranoïa

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Des mots, une histoire : récolte 21(participation hors délai)


Je suis là au fond d’un semblant de lit dans mon dix mètres carrés aux coins arrondis par les punitions de ma vie et les bonnets d’ânes de l’ordre du … désordre …

J’ai été soupçonneux jusqu’à l’épine dorsale de la paranoïa, j’ai parcouru les mondes de ton corps, j’ai caressé toutes les lignes verticales de ta jouissance … j’ai liquidé tes larmes, j’ai passé mes nuits à ligoter ta vie de jour … j’ai dévoré ta liberté …

La gazette en a fait un gros titre une seule journée … le jour de ta mort provoquée par un jaloux … moi …

Mes angoisses viennent de toi … quand je repense souvent à tes yeux révulsés par le manque d’air à serrer ton cou qui était bien épais à bien y repenser ta bouche a fait une bulle comme un appel d’espoir jeté dans le plein de mort de notre chambre qui se voulait d’atteindre la fenêtre ouverte de cet été de canicule où ton corps trop nu m’avait fait soupçonner un voisin lointain de l’autre côté de la rue un genre de particulier célibataire possiblement …

Tu as été ma faille… mon amour …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Les jours s’aquarellent

Oeuvre de Herbert Behrens-Hangeler

Oeuvre de Herbert Behrens-Hangeler

Blog de girlkissedbyfire : défi 52 Semaines 2018 (2eme semaine : détail)


Les jours s'aquarellent,
 Le vent délave l'horizon,
 Le soleil brosse ses rayons
 Et je porte le deuil d'Elle.

Je suis et je ne suis pas,
 Effondré, assis de pleurs,
 Je rage, vomis ce trépas,
 Dépose ma vie bonheur.

On ne survit pas, non,
 On végète tel un Pluton
 Entailles sur des tailles,
 Ma vie devenue faille.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018