Enfin une bonne nouvelle

Louise_Brooks

Louise_Brooks

 

Les petits cahiers d’Émilie. Emilie 7.20 (Hors délai)


Ma première pâtisserie du matin, c’est toi mon amour… pendant ta douche ou après… jamais avant… principe d’un commun accord et cet accord n’est pas en sucre et parfois tu me joues de ta voix d’orgue pour créer cet appétit de luxure à m’envoûter mais je tiens bon à ma propre rambarde pour ne pas céder à tes injonctions et ma faiblesse n’est pas la tienne au sel de tes lèvres gourmandes et de tentations du voluptueux au bestial je résiste à ta belle fraise et pourtant quand tu pratiques ton sortilège en dernier recours à haute teneur en sensualité celui-ci m’emporte à ton caprice tu me débauches sur des mots qui semble la création d’un Bacchus aux frémissements bouillonnants des dunes de ton corps chaud braise comme un trio genre Nirvana tu es une baïne…

Mais aujourd’hui, c’est dimanche, tu es partie pour une semaine dans les Landes pour te rafraîchir les idées dans ta famille, ainsi me voilà au repos à me préparer un cookie de belle envergure une douceur dont ton aversion est vomitive… je me retrouve enfin avec moi-même… enfin une bonne nouvelle…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Propos d’Amour !

Image du film Trans-Europ-Express -1967

Image du film Trans-Europ-Express -1967

Elle, pose sa tête sur un oreiller papillons, étendue sur un lit de draps de lys.
Lui, lit l’Équipe, vautré dans un fauteuil usé d’Ikéa.

– Hier au soir, vous eûtes de belles embardées à mon endroit, mon bel étalon !
– Qu’est-­ce que tu dégoises l’aristo ?
– Que je fus retournée comme une terre meuble, motte humide, sur pluie d’été au contact de votre soc.
– J’t’ai retroussé comme une gueuse, ouais !
– Cependant, vous fûtes possédé de ma chair, et mon cœur s’en est ouvert, tout à ma voix.
– Oh ! j’t’ai simplement brouté l’gazon, ma belle.
– Certes, mais vous fîtes plus, vous défilâtes le tricotin de mes mots les plus obtus.
– Y a pas de quoi jaser.
– Possible, mais vous butinâmes outrageusement ma prairie, ce champ interdit.
– Oh ! j’t’ai simplement chatouillée la fraise et si tu as trouvé le Pérou, bé, tant mieux.
– Et vos caresses sur mes clavecins, des vaguelettes intenses, insoutenables … Vous vous souvîntes ?
– Avec des pareils nibards, c’était couru d’avance.
– Et puis, vous bûtes à mon terroir en sa chaude saison d’été comme un Romanée­-Conti.
– Faut croire que j’avais soif de tes badigoinces pulpeuses.
– Et de vos élans en estocades, j’en fus toute pâmée, ma peau de lys s’en souvient, en ses bleues agates.
– Je t’ai marouflée la croupe sans vergogne.
– En vérité, nous nous aimâmes démasqués : moi prisonnière de vos intransigeantes demandes et vous, défiant vos fantasmes.
– Je suis un mordu et t’as morflé ma louloute.
– Vous me cueillîtes, déboisée et enflammée dans vos élans chevaleresques.
– En terrain d’obstacles tu es la meilleure.
– Vous me fîtes perler mes premières larmes d’amour.
– J’t’ai décoincé le paradis et t’as chialé au quatrième tour de piste, quand même.
– Puis nous bûmes dans le même verre d’amour, enivrés jusqu’aux étoiles.
– Faut tout de même pas pousser, tu as le feu aux miches.
– Enfin, vous me conquîtes, Mon Désiré. De mon iceberg vous allumâtes un volcan.
– Fortiche tout de même, le mec. Je n’aurais pas parié placé sur ce coup­-là. Vrai de vrai ma pouliche.
– Allez, ne faites pas le mufle et revenez à moi. Possédez-­moi encore, tout entière, mon Pygmalion. Défroquez vos allures de revêche et astiquez mes attraits d’entrecuisses.
– Va falloir que je me remette au turbin.Y a pas à dire, j’ai la cote avec toi, ma cocotte.

©Max-Louis MARCETTEAU