D’un éther a la rondeur de mon aimée – 7/12

Nicolas-François Gromort 07 1837

Nicolas-François Gromort 07 1837

Agenda Ironique Avril   (en 12 épisodes) – Pour la lecture des 12 épisodes déjà écrits le lien ICI

Les illustrations de Nicolas François Gromort (Fondeur en caractères, actif à Paris vers 1830)


7/12

Nicolas et François embarquent

—… Ils t’ont dépouillé les fripouilles…
— Et te remercie de me prêter ton concours pour cet exercice.
— Notre amitié est solidifiée par les coups de boutoirs.
— Allons prenons notre meilleure distance.
— Gagnons quelques écus… je te donnerai ma part.
— Aussi j’en serai redevable.
— Que nenni.
— Je suis ton obligé.
— Tu es mon frère avant tout.
— Ton cœur parle à la sincérité d’une belle source.
— Allons cessons les compliments, nageons.
— Déployons nos plongeons.
— Soyons conquérants…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

D’un éther a la rondeur de mon aimée – 3/12

Nicolas-François Gromort 03 1837

Nicolas-François Gromort 03 1837

Agenda Ironique Avril   (en 12 épisodes) – Pour la lecture des 12 épisodes déjà écrits le lien ICI

Les illustrations de Nicolas François Gromort (Fondeur en caractères, actif à Paris vers 1830)


3/12

Nicolas et François duellistes

—… tu as osé profaner le nom de mon aimée.
— Rien n’est plus faux !
— Faux frère !
— Faux éclat a embobiné le cœur de mon cœur à ton poison !
— A cœur, je n’ai rien à me reprocher !
— Au reproche, l’une de nos épées va faire le distinguo !
— Je ne veux point de cela !
— Tu n’es pas digne !
— A ma botte je peux te mettre à défaut !
— Que tu affirmes insolent … !
— Tu as été dupé par un envieux !
— Que nenni vaurien !!!
—…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

AVIS DE RECHERCHE … FIN

Bon jour à tous,

Suite à la disparition de mon frère aîné,  un corps a été retrouvé lundi au Croisic, dans l’eau, non loin du Moulin de Penn Avel.

Selon les premières constatations et de l’autopsie qui a eu lieu vendredi matin à Nantes il pourrait s’agir très probablement de mon frère (selon la gendarmerie).

Pour comparer les prélèvements de l’autopsie et ceux effectués lors de la réquisition chez mon frère il faut que j’attende plusieurs jours à plusieurs semaines.

Comme il apparaît que ce corps soit celui de mon frère (et en attente de confirmation) et même s’il est considéré officiellement, actuellement et pour l’instant, disparu, notre famille entame son deuil.

Notre famille tient à remercier toutes les personnes pour les partages sur les réseaux de l’avis de recherche et les distributions de flyers dans plusieurs départements et leurs soutiens ainsi que la gendarmerie nationale et plus particulièrement de Savenay.

Max-Louis MARCETTEAU

 

AVIS DE RECHERCHE SUR LOIRE-ATLANTIQUE

Ce n’est pas le genre de ce blog, mais voilà … la famille avant tout.

Mon frère aîné a disparu depuis le 10 janvier 2020.

Toutes les recherches sont restées vaines, pour l’instant.

Je souhaite faire partager ce flyers sur les réseaux et si vous pouvez le faire aussi faites-le.

Vous remerciant par avance de votre aide.

Max-Louis MARCETTEAU

 

MS_avis_recherche_

MS_avis_recherche_

Aux échines cintrées, vers de terre

Oeuvre de Timothy Adam Matthew

Oeuvre de Timothy Adam Matthew

Les narines des crayons : atelier


« Que crains-tu donc ?»(1)

La cheminée de sa braise presque dormante me souffle ses quelques mots. Je suis assis sur une chaise de paille. Mon profil élancé à la serpe à l’oreille encore verte du monde s’éprend de ce questionnement… Je crains le devenir, l’avenir, le venir, du pire à l’anéantir. Je crains les ires et les ir, même jouir comme une petite mort en probable connivence avec la Grande…

Je suis ce que je ne suis qu’une suie, qu’une ombre sur le parvis d’un désert de sel et j’ai soif de mourir comme d’une fleur a cette envie de s’épanouir jusqu’à se noyer de sève et conteste qu’elle se veut fanée.

Je suis ce chien errant entre la pièce à vivre de la société et la pièce à dormir de ma conscience formatée des autres.

Je suis qui ? Je suis quoi ? Je suis… « bon à rien, bon à tout ». Les foins sont là ondoyants, voire polissons, à la danse du ventre, au regard d’un soleil froid, maître de l’univers et de la bonne santé… Dieu arpente ses terres l’air hautain aux échines cintrées vers de terre qui soulèvent la poussière de leur labeur et la sueur de leur foi défigure le néant entre la croix et les clous…

Je divague et bois mon eau d’amertume à l’essorage de ma dépression de jeune homme gâté… oui gâté… tel le sucre pour les dents… et puis, je ris, je ris en des éclats pendus comme des candélabres et Isabelle qui entre dans mon antre ma chambre étonnée et sulfureuse de vingt-et-une années avec ses cheveux blancs tressés…

— Tu ris éveillé mon pauvre Paul ?
— Comme rirais-je en dormant pauvre Isabelle ?
— Éveillé mais endormi par ta fausse conscience !
— Euh… ne me dis pas que tu as encore bu de la fée bleue ?
— Mon frère vous valûtes aux belles années une âme de belle eau, vous êtes à présent un dégénéré…
— Ma douce sœur, vous devriez au conseil d’un dénaturé stopper toute conversation avec moi…
— Je vous aime trop pour me départir d’un tel aveu de votre part.
— Aveu, aveu… non, mais reconnaissez que vous débitez de drôles choses.
— Et vous-même…
— Le monde est trop tordu pour vous laisser prendre comme moi …. en perdition…
— Vous déblatérez pareillement de l’inconsistance au kilomètre.
— Il a été inventé ? Ce mot ?
— Je vous le dis… c’est qu’il existe… foutre-dieu !
— Ne jurez point ma sœur dans ce lieu qui n’est pas bergerie ni auberge de jeunesse…
— Dites moi mon frère aurions-nous changé… de siècle avec nos étranges propos ?
— Nous devrions nous reposer de nos lectures avant-gardistes et reprendre un Plutarque, ou un de ces anciens miteux mais de bonnes textures…
— Rien de bon dans les mondes d’hier et d’aujourd’hui… c’est à pleurer, mon frère.
— Justement bien dit, ma sœur, alors prenez les outils de votre vraie conscience et partez… partez construire votre vie sans vous retourner…

« … Isabelle l’avait écouté …» (2)

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

 

(1) Plaute : Pseudolus => scène IV

(2) Cervantès : « Nouvelles exemplaires » au titre  » l’Espagnole anglaise ».

Pose ton regard

Photo de André Kertész

Photo de André Kertész

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°10  le mot : blanc


Pose ton regard, enveloppe ton iris,
Ouvre ta voix, cri l’envers du cri,
Dissipe ta vie à l’escale du Caprice
Engendres-toi ici toi le frère banni

Épouse ta terre aux orifices arides
A la belle pluie nourricière propice
Dépose ton sourire et le rude vide
Païen tarira ses puits à tes édifices

Nouveaux passeurs de temps au fil
Déposeront les racines en sol fruit
Ainsi tu connaîtras enfin le mille
Ans promis de paix en tes vies

Et le blanc sable pour sablier …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018