Tu es devenue …

Oeuvre de Stephen Elvidge

Oeuvre de Stephen Elvidge

 

Tu es devenue morte saison, cercueil de feuilles,

Ton terreau ne servira pas les asticots au seuil

D’un Paradis de légumes, ils creusent les galeries

De tes rides, les chairs moites comme un nid

Abandonné, ils te déshabillent à la froide nuit,

Aux corps à corps avec tes rêves seule tu jouis,

Et les parfums de tes amants alarment les cris

De tes fibres essoufflées tiennent la panoplie

Tels des pantins, ton fil de vie vient d’être cueilli.

 

© Max-Louis MARCETTEAU

Rien ne va plus

Blog de annedenisdelln contrainte d’écriture. Et voici le texte 🙂

Rien ne va plus, les jeux sont défaits. Défait, le mot est faible comme le tronc d’arbre devant la tronçonneuse de service. Service compris, je sors du café, l’air d’avoir pris une douche froide. Froide c’est bien toi, en ton caractère chaud. Chaud devant tu avais ces mots dans ta bouche qui se truffait devant un chapeau melon reconvertit en détective privé. Privé, je l’étais de toi, ma princesse, ma pomme. Pomme que nous avons croqué entre le troisième étage de la vie et le cinquième de l’adultère. Adultère et cartomancienne qui avait des chausses de boxeur, gants transparents, et nous alerta sur notre devenir en s’exe clamant : “ Nom d’une pipe en boite, il ne faut plus prendre les parapluies pour des sirènes!”. Sirènes, nous étions en double, triple, alerte, plan Paul Marre. Mare déjà et l’eau dans le réservoir des futurs souvenirs qui rappelaient par un éclair fugace et fuyant la révolution, les jacobins, les communards, les jansénistes, les girondins, les montagnards. Les montagnards, j’avais le goût de la rive gauche entre le premier lampadaire du pont Neuf et la rue adjacente en pavés. Pavés dans la même mare, je me devais de prendre la première malle venue et me tirer à la lueur du ciel décoiffé par des nuages blancs sur fond de néant. Néant, j’y suis à présent et pour rien.

©Max-Louis MARCETTEAU 2017

11ème mois avec Toi

 

NOUS, ciel azur puni de nos incertitudes,
Obsédé d’une éternité des Bermudes,
Vois quels orages sourds d’inquiétude
Et de désert du manque en solitude
Marécage du temps de l’Amour dénude
Brise l’âme aux pinces d’une froide lassitude
Répand le mot mourir tout propre et prude
Entre NOUS s’étend notre Croix du Sud.

©Max-Louis MARCETTEAU 2017

1er mois avec Toi

Tea Time de Anzaisachie sur Deviant_Art

https://anzaisachie.deviantart.com/ – Tea Time de Anzaisachie sur Deviant_Art

 

Je pose mes premiers pas, discrets,
Auprès de toi mon Amour, cyprès,
Nature de ma sève à me provoquer, portrait,
Viens viens prends ma main d’amant, d’excès,
Invite ta froide passion au verbe aimer, corset,
Envenime-moi de ta passion ma beauté, fleuret,
Regarde ton reflet dans mon cœur fait de … craie !

© Max-Louis MARCETTEAU 2017