De la nature humaine cette plante enracinée

Dessin animé - La belle au bois dormant - Maléfique - 1959

Dessin animé – La belle au bois dormant – Maléfique – 1959 – (traduction : oh, ils sont sans espoir.
Une véritable honte pour les forces du mal
)

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°47 le mot : nature


De la nature humaine cette plante enracinée
Déraisonnable décalée délinquante disséminée
Décidée à s’implanter en son autodestruction
La Nature prend les mesures par injonctions

De la nature humaine ni bien ni mal considéré
Ni question existentielle ni d’éternité à se figurer
Ni désir d’aimer ni de reproduction à se saturer
Elle n’est qu’une meute en rage de s’être égarée

De la nature humaine le progrès est un virus
Le pouvoir une balle traçante l’avenir un rébus
La guerre un besoin et la paix une aubaine
Tout est dit pour l’Homme laves-toi de tes peines …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

A la verte prairie l’homme se sentait hygge et dépossédé

Photo de couverture du livre Hommes et Combats en Picardie de Jacques Beal

Photo de couverture du livre Hommes et Combats en Picardie de Jacques Beal

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°42 le mot : hygge


A la verte prairie l’homme se sentait hygge et dépossédé
A rouler sur la pente douce son corps meurtri dévêtu gris
Démobilisé de sentiments passionnels dévoré et obsédé
La lumière silencieuse de froid à ce soleil du matin apprenti

Comme chaque jour il mettait le pied à l’horizon intimidé
De vivre encore ce jour naissant sur la terre jeune choisie
Par le front commun d’une guerre de tranchées dévidées
De l’âme adulte dont l’extase à dentition juvénile cramoisie

Dessinait ce visage au fil du temps de l’orgie de chair évadée
De par son sang souffrait le cri muet de crânes crus engloutis
Par l’horreur en appétit de jour en jour de la mort dévergondée
L’homme aujourd’hui souriait à sa faim de fin … tout rougit …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

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Photo Willy van Rooy de Giampaolo Barbieri

Photo Willy van Rooy de Giampaolo Barbieri

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Toi ma Mexicaine aux bottes blanches de quatre lieues, aux cheveux blonds à la Marilyn, au caractère d’une Bonnie, j’attends que tu me délivres du fameux Dragon Jaffin. Je suis son prisonnier et me traite en imposteur, moi qui suis le Mage reconnu de toutes les terres émergées.

Il a osé, le traître, par ma confiance m’isoler avec son feu séducteur et me suis fait prendre à ce piège de… débutant.

Je rage devant son sourire quand il vient m’apporter ma pitance journalière en serviteur accoutré et m’impose les chaînes de lierre qui obéissent à sa seule voix.

Je ressens dans cette solitude d’autres cellules, et une particulière, un genre de… bordel… aux gémissements qui ne laisse aucun doute.

Tu dis ? Je t’entends pas très bien, il y a du parasitage… que je suis à l’épreuve ? Pourtant n’ai-je pas réussi mon renouvellement de Mage avec succès, l’année passée ? Réponds !

Tu es vraiment décidée à me mettre en ébullition, moi qui a été ton Maître, ta Voie, ta Fertile Perception, tu me laisses à ma propre angoisse dans ce cachot !

Maudite, trois fois ! Je rage doublement et… je ne suis qu’un naïf d’une vision nocturne : je perçois les contours mais non les âmes. Je vois la guerre et non les blessures, les morts… Je vois le sexe et non l’amour, les sentiments…

Je suis coupable de ne pas avoir su… t’aimer… Je sais pourquoi, je suis ici, aujourd’hui dans cette situation inconfortable…

Tu dis ? Je suis un monstre ? Comment un monstre ? Je tremble de rage dans cette prison qui n’est pas la mienne…

Tu dis ? Cette prison est ma prison ? Tu délires… je suis mutilé, humilié, offensé, rabaissé…

— Monsieur, monsieur… arrêtez de crier comme cela, vous êtes dans un cinéma.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018