Parloir sourd au format miroir à soi

Max Ernst - Santa conversazione - 1921 - Dédicacé à Benjamin Péret

Max Ernst – Santa conversazione – 1921 – Dédicacé à Benjamin Péret

Agenda Ironique Juillet.

(Choix ici du lipogramme (sans e))


 

Il part. L’horizon noir pour salut, sa main sur son front brûlant … pas à pas, il sort … d’ici pour la …

… prison… sa prison… son rasoir… murs du parloir, sourds au format miroir à soi, par la voix sans nuit, sans goût, fait son habit… la claustration sur lui, position du fautif au chagrin garrot, banni parmi tous bannis, un cachot lui sourit …

… aux visions poisons, d’abandon a sa raison … lui pantin corrompu a son ragoût d’alcool du mal construction amplification aux poumons d’un vaudou d’un air au bruit à subir l’attraction du …

La nuit, l’imagination au carcan à vif à vouloir fuir fait noircir son sang … aux matins toujours trop durs … poings au mur … croupir à l’infini dans son hôpital …

Tous, rugissants dans son ciboulot … tous fous …

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Credo

Oniksiya Sofinikum en cosplays

Oniksiya Sofinikum en cosplays

La foi est intraduisible et impalpable. Pourtant, elle est cette confiance qui donne la vue aux aveugles et brûle les pupilles aux égarés. « Le juste vivra par la foi » nous dit St PAUL dans sa première épître aux romains car la foi est la loi. Ce n’est pas la loi qui construit la foi mais bien celle-ci qui l’établie.

En vérité, la foi ne se définit pas, « car tout ce qui est écrit a été écrit pour notre instruction » rajoute St PAUL, elle se vit, telle est l’évidence.

La foi sert d’Unité. Élément indissociable de la cohésion d’un groupe sain, elle ne peut se fractionner, s’éroder. Elle est ou elle n’est pas. Elle n’a pas de condition intermédiaire si ce n’est sa propre déchéance, alors la foi n’est plus la foi, elle devient un démoniaque profit, au pouvoir des ténèbres. En revanche, elle doit évoluer et rester identique aux yeux des fidèles. Évoluer dans sa maturité et rester identique pour que le groupe puisse la reconnaître dans son habit.

Le problème de la foi est de s’en nourrir, de s’en abreuver par excès, telle l’inquisition, par exemple ou tout simplement, la vider de sa substance, telle que nous la vivons actuellement.

Mais la foi n’a-t-elle pas pris une autre dimension, nous laissant sur la route ? Sommes-nous digne de la recevoir ? Ou tout bêtement, nous avons quitté son giron pour nous leurrer sous des pseudos foi qui n’ont d’aspect que le mercantile. Évidence, évidence ! L’humain est comme un mulet, il lui faut le bâton et la carotte pour avancer sur le droit chemin et un seul conducteur. Le hic, il n’a aucun des trois. L’humain vagabonde, se cherche et ne se trouve pas, normal. Il suppute, questionne, tâtonne, bouscule, raisonne, tourne en rond et le Temps, lui avance, en pas de sénateur, direction l’Apocalypse.

Des trois vertus théologales : la foi, l’espérance et la charité, il nous reste cette dernière qui se traduit par : amour. Amour du prochain, un des dix commandements, « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Il est déjà peut-être trop tard . . . !

©Max-Louis MARCETTEAU