L’artiste à demi-pinceau au caractère lunatique

Photographie Roland Vanoverberghe

Challenge Lune et des participants

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… Lyre et tâtonner sur les premières syllabes du Lac de l’Hiver cendré par le trait gras de la mine qui sourit à large spectre comme sur l’image dépeinte sur le chevalet de l’artiste à demi-pinceau au caractère lunatique …

© Max-Louis MARCETTEAU 2021


 

Quand l’ombre de l’égoïsme…

Source Wijipédia

Photographie de Nicolás Pérez – 2002 – Valladolid – España – wikipédia

Du blog : Mil et une => écriture conviviale : sujet 13 et origine


Figure de paon en rosace d’amour, le cerisier des Collines fait le beau. Cependant il se pose la question existentielle que la nature lui permet, en voilà un extrait :

—  … à quoi cela sert-il, moi qui suis seul à des kilomètres à la ronde, d’être aussi beau ? Mon entourage est de pierres à défaut de marbre et les prairies environnantes s’étalent de respect mais ne daignent pas m’adresser la parole. Qu’il est difficile d’être soi-même quand l’ombre de l’égoïsme des autres vous… snob. Il faudrait prendre le mal par la racine. Cependant, je suis par essence de cette immobilité qui voyage en sous-sol à l’onde propice d’un terrain silencieux comme un territoire… en cimetière. Étrange position qui est la mienne. Mon état symbolique est un appel à la vie et ma cime est un couvre-chef qui rayonne dans le ciel bleu de l’indifférence d’un ciel d’autorité qui ne souffre aucun nuage même égaré et ce ciel dont je parle ne goutte rien et la plaisanterie encore moins. Je pensais, en ma jeunesse, qu’il était puits de science et qu’il conversait avec les étoiles, les comètes et ces drôles d’oiseaux d’ailes fixes comme des flèches sans direction. Toute vérité se découvre comme une erreur si ce n’est une disjonction avec ce que l’on souhaite accepter. Je me déçois d’être naïf et ma séduction printanière est de cette naïveté qui me ferait rougir si j’avais des joues comme paraît-il les humains. D’ailleurs, il y a combien de temps que je n’ai aperçu de cette espèce ? De toute façon, je ne suis d’aucune utilité. Et pourtant, j’existe. Et si j’existe c’est que j’ai une utilité. Laquelle ? Et si j’étais une invention ? Ou pire, un mutant ? Est-ce que je vis ma vie comme une erreur… ornementale ?…

Ainsi, de ce monologue ininterrompu le cerisier des Collines traverse les années en lumière de temps que semble éprouver aussi l’éternité dans son exil.

© Max-Louis MARCETTEAU 2019