L’homme qui s’offre des mots à haute définition

Michael Collins – training – Apollo 11- Nasa

Challenge Lune et des participants


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… d’antan d’une Mer de la Tranquillité en apparence les images gravées aux pixels des empreintes de l’homme qui s’offre des mots à haute définition à l’heure de la Pleine Lune tout reste encore à créer …

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Comme si le présent était une marionnette

 

Oeuvre de François Schuiten - Autoportrait"- réalisé au Festival Angoulême 2003

Oeuvre de François Schuiten – Autoportrait- réalisé au Festival Angoulême 2003

Du blog : Mil et une => écriture conviviale : sujet 22 et origine


—… alors je retiens deux et pose quatre à l’addition de mes traits tirés par les nuits tangentielles des ombres qui se dénudent au loueur voyeur à la mine patibulaire de l’immeuble d’en face aux fenêtres spectrales aux mille yeux… et je me noie dans les pourquoi du lac du pourquoi boite à rythmes désarticulée moi qui n’ai plus de larmes au sel du désir qui me taraudait comme l’outil du mécanicien de service qui s’essayait à réparer les brisures d’un moteur nommé cœur… à cette mécanique qui se rouille sur le parvis de la page blanche du refus d’aimer… encore… et pourtant ses obscurités en sa cité sont dévorées par la fièvre d’avancer… je crayonne au crayon porte drapeau qui me déchaîne d’une liberté à une liberté soi-disant… crayon racine à t’aimer sur ta peau au format A0000 +++ en grain 0,70 a la fragilité d’une encre vive et solide à l’ancrage je dessine de l’alpha à l’oméga les territoires de ma parole murée dont l’adresse est introuvable dans l’annuaire de mes mots… je joue contre moi-même et les dés du destin se dessinent et se gomment à chaque seconde comme si le présent était une marionnette dans le défilé des images à parader devant le lecteur nu de sa propre consistance et de la lectrice habillée d’un seul trait de possession empalée de connaître la fin d’une histoire qui sursaute à chaque point à la ligne comme un arrêt du cœur et qui reprend à l’essence de l’idée sur une nouvelle route débordée inondée… d’aimer… je suis prisonnier de tous ces traits qui s’appliquent à me droguer jusqu’à la moelle je suis cet esclave de la mine… et le trait maître est puissant et me courbe à sa volonté et je rage d’agir au plus vite moi le perfectionniste de suivre à la lettre les instructions et j’ose à mon corps défendant… jouir…

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Ville à bras le corps

Photographie Max Louis - Immeuble a Canclaux Nantes

Photographie Max Louis – Immeuble à Canclaux Nantes

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°18  le mot : ville


Ville à bras le corps déroutée aux lignes
Trams de trames de directions débordées
De rues en boulevards bavards de signes
Verbaux lumineux d’interdits décidés

Les vies s’étirent en mégabits de flashs
De buzz, de rush, de keufs, de fracas
Too much de vomissures en taches
Déferlent images et people indélicats

L’exploitation est là à dévorer l’ultime
Parcelle de vraie liberté menottée
De jour en joue l’on tire la victime
A terre de ville dans son infirmité !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018