Parloir sourd au format miroir à soi

Max Ernst - Santa conversazione - 1921 - Dédicacé à Benjamin Péret

Max Ernst – Santa conversazione – 1921 – Dédicacé à Benjamin Péret

Agenda Ironique Juillet.

(Choix ici du lipogramme (sans e))


 

Il part. L’horizon noir pour salut, sa main sur son front brûlant … pas à pas, il sort … d’ici pour la …

… prison… sa prison… son rasoir… murs du parloir, sourds au format miroir à soi, par la voix sans nuit, sans goût, fait son habit… la claustration sur lui, position du fautif au chagrin garrot, banni parmi tous bannis, un cachot lui sourit …

… aux visions poisons, d’abandon a sa raison … lui pantin corrompu a son ragoût d’alcool du mal construction amplification aux poumons d’un vaudou d’un air au bruit à subir l’attraction du …

La nuit, l’imagination au carcan à vif à vouloir fuir fait noircir son sang … aux matins toujours trop durs … poings au mur … croupir à l’infini dans son hôpital …

Tous, rugissants dans son ciboulot … tous fous …

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Tout infini est immature comme l’humain

Journal_Donald_Duck_Fevrier_1990

Journal_Donald_Duck_Fevrier_1990


… à l’infini comme un échange perpétuel et modifié à tout instant qui semble stable comme une oscillation qui varie insensiblement et pourtant qui s’oppose à elle-même par effet de franchir sa propre survit pour exister …à l’infini …

En fait, l’infini est porté exclusivement par le seul fait de le prononcer. Cette « force de gravité » s’immortalise par son propre nom et porte ainsi une définition, des légendes et surtout les mystères de sa propre consistance … car la spéculation est dans son domaine. En effet, n’ayant aucune conscience matérielle, cet infini reste à se décrire et par voie de conséquence par la simple idée de son existence probable par les mathématiques, la philosophie et par autres sciences … alors que le commun des mortels, sait, lui, que l’infini est une parabole et son infini, à lui, n’est qu’une portion visible de son existence comme un horizon qui n’a pas de fin… devant ses yeux émerveillés … comme un champ perdu dans le cosmos …

Et de fait, nul besoin de poser l’infini comme élément du vivant. Aussi est-il souhaitable de définir l’infini comme élément mesurable qui est pourtant par définition … immensurable ? Car ce qui est mesurable permet une « vision », une conceptualisation, une représentation et même si les mathématiques apportent des réponses, par voie de conséquence, elles sont subjectives.

Tout infini est immature comme l’humain, c’est la force de l’infini « d’être » conçu ainsi. Il est né par le façonnage d’esprits, qui après avoir résolus le segment de droite, se posèrent cette question : qu’en est-il de cette droite infinie quand le cercle est ouvert ? En effet, un cercle, par exemple, est une succession de points, qui a un moment ou un autres, se rejoignent. Le fait, qu’un esprit, dirons-nous curieux a « ouvert » le cercle (comme d’autres « ouvrent la cage aux oiseaux »), celui-ci a pris, non pas « la tangente » mais la première sortie en ligne droite, la plus courte (sic). Alors, certains diront, oui mais … une droite ça n’existe pas car dans ce monde d’invention créative et récréative tout est courbe. Ainsi les plus malins ont de suite formulé avec audace et de fait, l’espace étant courbe, l’infini devait avoir … une fin … quelque part …

De fait, la boucle étant bouclée, l’infini, est, en conclusion une entité finie … ceci tranché, je vais m’en couper une tranche … de temps.

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Ton cosmos a envahi ma galaxie

Photographie d'un inconnu présentement

Photographie d’un inconnu présentement

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Ton cosmos a envahi ma galaxie un soir de pleine Lune.

J’étais aveuglé comme un chat errant au milieu d’une route de campagne à l’affichage filigrané glyphosate. Devais-je y voir un signe du destin qui se moque comme de son premier cercueil du tracé hypothétique de l’humain multivore ? Non, non. En fait, tu étais une comète et j’étais une planète à fort pouvoir de ne rien faire devant une telle apothéose d’énergie. Ma parole était une danse sans air à la chorégraphie d’aphone et j’ai réalisé que je n’avais plus aucun ressort pour continuer à marcher sur la terre pleine de féconde.

J’ai ressenti un battement différent dans ma poitrine de petit homme et d’un rien d’un tout, je suis devenu un tout vivant sur un nuage d’amour en numérique 4K, voire 8K, 16K, 32K … J’étais heureux dans ma vie d’urbain entre quatre murs édifiés dans le quartier de l’épine dorsale d’une ville fromagée tel un gruyère de ghetto…

J’étais tout à la fois malheureux comme les yeux d’un basset et ma frontière dépressionnaire prenez de l’envol à me pendre au premier lampadaire dans l’impasse de continuer à éclairer un morceau de territoire aride. Ma brume pleureuse est venue arroser ma triste vie.

Je suis sorti de l’épicerie, ébloui et misérable. Caissière, mon Amour, j’aurai jamais le courage de te dire : je t’aime et vais finir ma énième bouteille de vin dans l’espace infini de ma solitude.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018