Lumière du jour qui demande asile

Oeuvre de Gibulène – Lune

Challenge Lune et des participants


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… l’évidence qu’il y a cette lumière du jour qui demande asile sur fond de dérision de la Vie qui se tient à la béquille du Temps tous réunis au bar de la Mer de la Fertilité refuge de l’Espoir …

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Vie impliquée à reconnaître son image

Isabelle des Charbinières des œuvres dont j’apprécie les reflets les respirations sous-jacentes et les éclats aux nuances singulières ..


L’instant se tient, se teint, se peint, se ceint … s’ouvre …. aux lignes se heurtent froissées s’épaulent et se déploient s’étiolent et s’envolent s’enroulent s’effacent à la lumière veuve comme révélée au moment flanqué de vie impliquée à reconnaître son image au miroir de son âme reflets d’effets à la litanie d’une voix coulée sur le chemin d’une rédemption transfigurée saturée de renaître à l’infini immobile devant la honte de l’instant enlacé par son souvenir une vague cendrée glacée à cœur aux larmes verticales l’anémie du temps suffoque saisi et sidéré défi un semblant d’existence à l’œil bleu mourant étincelle à la vapeur d’une idée filigrane sur le bord du chemin …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Au sud de l’Imaginaire en tenue d’Adam

Charlie Chaplin - Charlot

Charlie Chaplin – Charlot

Les petits cahiers d’Émilie – Les plumes d’Asphodele – du 03 au 07 juin 2019


Je suis tailleur de mots sur mon balcon du dixième étage avec vue sur un paysage d’histoires au sud de l’Imaginaire en tenue d’Adam à l’ombilic de l’Idée …

Et j’entends au loin …
… taille le mot tailleur à l’heure de l’ailleurs…

… à la verticale des ailes tu t’enroules sur la pelouse minée à l’antipersonnel des éclats de mots à la plage horaire d’un conte couchant au trois-quart stabilisé par effet d’optique à se perdre sur le devant de la scène …

… taille une part d’audace juteuse a la nostalgie d’un paléoprotérozoïque qui s’admirait aux angles avantageux de ses rayons verts et roses couleurs de cigale inconnue dans nos contrées à l’heure de la lumière L.E.D. genre de luciole dégénérée …

… vois l’arbre généalogique de l’histoire s’enraciner à la croix croisée sans brassière de croisés en croisière des chemins à l’accueil souriant de te recevoir en hôte à l’âme honnête au coeur azur le tout sur l’ardent devoir de l’aimer … la page qui s’encre à la création …

Je suis tailleur d’histoires sur mon balcon du dixième étage et fabrique ma réalité … et je m’y suis perdu …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Lumière de l’étonnement au tonnement de l’éclair

Film de René Clair - La beauté du diable - 1950

Film de René Clair – La beauté du diable – 1950 – (traduction : « L’enfer est moins cruel que les humains« )

 

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°45 le mot : lumière


Lumière de l’étonnement au tonnement de l’éclair
Les pupilles se dilatent affrontent la nature d’effets
Fermentés a son histoire salée d’essais à décoiffer
Ce premier regard défiant et d’un tout assoiffé

L’humain s’agenouille sur la terrasse herbeusement
Figurée des organismes naturels aux cellules kyrielles
Et dessine dans son primaire cerveau les enlacements
Et liaisons intelligentes qui s’imposent au surnaturel

La divulgation de secrets le dresse maître alchimiste
Aux âmes peureuses et indigentes salivent la fable
A ce dieu à ce magicien qui d’un coup d’oeil liste
Ses proies a un contrat de vie éternelle … en diable !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

La roue de mon destin m’a tourné le dos

Oeuvre de Albert Marquet

Oeuvre de Albert Marquet

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Féerie. J’entends ce mot dans ma tête. Je le lis sur le bord de mes lèvres. Mais ce mot comme le mot liberté m’est inconnu. Je n’ai que la lumière de mon bouge et entre deux clients, je lis un livre offert par un jeune homme qui se nomme Alfred. Il a vingt-deux ans. J’en ai vingt-trois et demi.

La roue de mon destin m’a tourné le dos et ma direction est celle qui m’est imposée après que j’eus été vendue par mes parents …

Je souris. Dimanche, je vais faire une balade en bateau avec Alfred. Il me l’a promis. Je l’aime bien Alfred. Il a ce sérieux par endroit du visage et tout à la fois des yeux rieurs voire malicieux. Il est intelligent et naïf. Et, à ma grande surprise, depuis quelque temps, j’ose à peine me croire moi-même … l’amour c’est inscrit dans mon cœur. Si ce mot est sincère, il est beau. Ce mot est tabou … je ne dois jamais le prononcer … pourtant, j’ose dans mon lit au matin, mon oreiller sur la tête, je crie ce mot amour qui s’étouffe dans ma gorge, j’ai mal, je pleure, il faut qu’il vive ce mot dans mon cœur avant que je ne meure …

Ce soir, Alfred ne viendra pas. Il passera cependant en face de ma fenêtre exposée sur une rue courante de vies égarées d’avance. Pour l’instant, j’ai un client sur moi, je gémis par effet d’une prestation comprise dans le …prix. J’imagine Alfred me faire un signe de la main, de l’autre côté de la rue, de l’autre côté d’un monde …

Autre client, autre mœurs. Je suis pour l’un une habitude de lundi, pour l’autre une polisseuse de gland … tout n’est pas noir dans ma vie en rose bonbon pour hommes de bonnes familles aux perversions à faire rougir le Christ suspendu au-dessus de mon lit comme ce moment inoubliable qui me fit … non, non, je ne vais pas raconter …

Bientôt dimanche et j’attends cette plénitude qui me manque tant …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

En … quête

Oeuvre de Rogelio de Egusquiza - 1845-1915 - The end of the ball

Oeuvre de Rogelio de Egusquiza – 1845-1915 – The end of the ball

L’encre d’une plume sécha comme une larme,

Sur une ligne de vie en impasse, à la parme

Lumière de la mort, l’angoisse du mot pendu,

Au gibet de l’idée blanche cadavre parvenue,

A l’ultime rencontre de son souffle, déposa,

Son sceau au regard curieux d’un indélicat.

 

 » Quel mot ? « . L’outrecuidant découvreur,

Perla cette pensée, à la loupe enquêteuse !

 » Ce dernier pleur, a-t-il de contenu la peur ? »

Il écarquilla la pupille de sa question pulpeuse !

Et, d’un doigt humide de savoir, fit empreinte,

Marqua sur une page de lin vierge, la défunte.

 

Ô étonnement ! Le voile de l’encre noire déplia,

L’intime corps du mot, aux frissons aigres-doux,

A la nudité assoupie après de volcaniques ébats,

L’émotion teinta en ré majeur, le mot : Nous !

 

©Max-Louis MARCETTEAU

Visage amoureux

Oeuvre de Sarah Fecteau

Oeuvre de Sarah Fecteau

Visage qui s’élance ! Lumière qui s’affole !

L’un amoureux ! L’autre qui prend peur !

Lui n’attend d’elle que les caresses folles

De ses ions positifs sur sa peau liqueur !

Éclairage intense ! Passion dévorée ! Feu !

Le bûcher flambe ! Le vent lumineux saisit

La chair de cette figure, cette proue au vœu

D’assouvir sa vie, sur cette lumière bénie !

Rien n’arrête ce cyclone génial ! Le baromètre

S’étire de son axe ! La pluie cependant, guette.

Ce visage absorbe la lumière, devient l’Être

De possession qui domine par son unité comète !

Il est éphémère ! Le voilà qui pleure de rage !

La nuit s’étale dans son drap et lui se couche

Dessus, froid, immobile, les traits en échouage,

Ensablés, boursouflés sur une vague, une bouche !

©Max-Louis MARCETTEAU