Un bocal tout en vertical

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Mon logement (une chambre) n’est pas bien grand. Il fait au moins vingt mètres cubes. Un bocal tout en vertical. Il faudrait m’appeler l’homme araignée. On appelle ça : une chambre de bonne et Paris en a plein les toits. Il y a des sommets qui ne sont pas enviables et les prix d’autant exorbitants qu’une location d’une maison à la campagne est moins chère, quoi que …

Aujourd’hui, j’ai loué gracieusement ce morceau de moi à une collègue de boulot pour une partie de jambe en l’air. (Elle est unijambiste, pour les puristes). En fait, comme elle se fait piquer à chaque fois ses mecs par ses colocatrices suceuses du bien d’autrui, ma bonne âme à fait office d’altruisme …

Je lui fais savoir (à ma collègue) que même à vingt-et-une heures c’est une étuve sous les toits, qu’il n’y a pas d’ascenseur pour atteindre le septième étage, pas de table pour un jeu coquin, ni de machine à laver pour sextoy, les toilettes sur le palier et pas de bidet (d’ailleurs, je me demande si ce mot n’a pas disparu de la circulation du dictionnaire) après la récréation. Bref, ce n’est pas la classe luxe, tout au plus un dépannage dans un placard, lui dis-je en riant. L’humour, l’humour quel meilleur des cadeaux de bienvenue ? Ce soir, c’est le bal de fesses …

Elle m’arrête d’un mouvement de main … elle me dit qu’une porte cochère suffirait … pour ce soir … allez rendre service …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Un coq et sa Poule

Oeuvre de Lorene Barioz 2014

Oeuvre de Lorene Barioz 2014

Il était une fois un coq qui s’était égaré de son poulailler !

Affaire étonnante qui bouleversa en son temps le paysan

De la terre Des Œufs de Nuit, sur le versant du métayer

Paul DESPOULES, représentant de la volaille, soi-disant !

 

Ce coq n’avait pas toute sa tête depuis qu’il avait connu

Une poule d’exportation venue du poulailler à la renommée

Tapageuse, au nom par lequel, tout coq raisonnable et têtu,

Se doit de mettre à l’écart, ce nom est : LUXE, une entité !

 

Elle avait débarqué toute pimpante, fardée de la meilleure,

Façon, provocante, bref une Poule de Luxe comme il se doit !

Notre Coq éleva sa crête au-dessus de sa condition à l’heure

Du matin par un chant d’une rare inspiration, un chant de choix !

 

La belle de Luxe sensible, resta tranquillement à sa place !

Notre Coq, renouvela chaque jour son exploit ! Toutes

Les poules étaient ravies, à part quelques favorites lassent

D’entendre une vocalise qui n’allait pas durer, somme toute !

 

Cependant, il tint bon ! Elle fut admirative ! Tous les deux

Se retrouvèrent dans un coin douillet du poulailler, s’aimèrent

A la folie, plumes dans plumes, se becquetant, heureux

Jusqu’à un matin où il réveilla en retard, l’œil amer !

 

Il commanda, qu’il ne fera plus le réveil matin, lui, le maître

De céans couronné de l’amour de sa Luxe, gracieuse amante !

La volaille gronda ! La grève s’implanta avant de disparaître

Par la venue d’un nouveau mâle emplumé de création galante !

 

Il fallait un rival de taille, c’est que compris de suite le paysan !

La Poule de Luxe s’orienta sur le bel organe qui s’exposait !

Notre coq, bien évidemment, déprima ! Il traita de faisan

Son adversaire qui le cocha par le fer du dédain et s’y croyait !

 

Les jours sombres s’ouvrirent sur une fracture du cœur !

Le coq amoureux perdait de ses plumes, de sa vivacité.

Notre paysan s’inquiétait. Il se décida à supprimer le cœur

Du problème : la Poule de Luxe passa à la casserole émaillée !

 

Hélas, le Coq perdit le peu de raison qui lui restait au-dessous

De la crête, en berne, et amplifia un manque de vivre, fatal !

Toutes les poules, poulettes, cocottes, paradèrent en frou-frou

Devant ses yeux tristes, son âme à jamais prise dans la spirale !

 

Le paysan jeta cet emplumé en dehors de son harem, endeuillé !

Pendant de nombreuses années, un coq chercha la sépulture

De sa Poule, picora les terres d’alentours, chanta sa vérité,

Sa peine et mourut, tué par une balle de chasseur, immature !

 

©Max-Louis MARCETTEAU