Une belle lumière codée soleil du matin

Agenda Ironique Janvier 2021


Il est 17/h/07. Je consulte ma liste de mes courses :

1) Un Pain à l’Épicae à point
2) Un trois-tiers de Débleurre à la Plolette
3) Une carlte billate
4) Un gloutbile bien vert
5) Trois juhloites pour le potage
6) Une voufloute
7) Un quart dupdelpite

Je vais essayer de retenir cette liste dans mes quelques neurones encore valides. Pas simple. Je suis surveillé. On est surveillé … tous épiés, espionnés, pistés, inspectés, guettés… les qualificatifs ne manquent pas. La liberté est surveillée dans toutes les villes et on nous fait croire que c’est pour notre sécurité. La sécurité de qui ? De Perlimpinpin ou des Sept Nains ?

Si j’arrive à apprendre cette liste, j’ai de quoi participer à la compétition clandestine des Alaxes qui a lieu dans un tiers de la semaine trois quarts et possiblement remporter une délivrance vers le monde des Limeurs. Bien sûr, tout cela est contraire à la Loi du Grand Tout qui nous guide dans nos décisions même les plus minimes et intimes …

Pour retenir cette liste, je vais me déconnecter du Système Primaire par le procédé Miroir, mis au point par la célèbre hackeuse Duananïs surnommée la Baigneuse. Ce procédé permet de délocaliser les nanocorrecteurs intégrés sur des points centraux du tronc cérébral et de les dupliquer pour les enfermer dans la partie profonde du cervelet. Il y a un risque : se griller totalement le cerveau par échauffement ionique dû à ces fameux nanos. Donc, il y a un temps limite avant de finir en légume (et pas dans l’assiette).

Le jour du dilun, je me suis déconnecté trois fois deux tiers de moitié pleine pour m’instruire de ma liste. Le dimar, un peu plus sans plus. Le dicreme j’ai fait une pause. Le dijeu j’ai augmenté ma déconnexion d’un plein demi-tiers cinq quarts de moitié et le divendre j’ai osé une part entière en deux fois trois quarts. De fait le disame repos et le dimanche je pouvais réciter sans une seule erreur la liste. Je suis heureux comme un poisson dans l’eau.

Cette première étape acquise, même difficile, il faut un passeur pour entrer en ville, incognito. Il est bien entendu qu’aucun déplacement physique n’est possible à ce stade. Tout cela se passe bien sûr dans le virtuel lié à d’autres connexions diplupolaires. Je le souligne au cas où il y aurait des candidats potentiels qui me lisent.

Aussi, je vais me faire aider par Onésime, le Passeur, l’idéal et l’incontournable, pour arriver à destination. Son prix : un déjacutoire fabriqué avec une amphibole commune. Celui-ci récupéré sur une vente en digit sur une ancienne station orbitale désaffectée et cédée à un consortium.

A la première du quart du dixième, Onésime m’embarque virtuellement dans son véhicule deux places demi-lunes au pied d’un réverbère irradiant une belle lumière codée soleil du matin ce qui me fait sourire, car je sais qu’à cet instant précis, je suis un clandestin … gagnant …

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Les nuages saoulés au whiskey sour sur ce tout enfariné

Film Dr Jekyll et Mr Hyde 1931- Acteur Frédric March

Film Dr Jekyll et Mr Hyde 1931- Acteur Frédric March

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


… la folie, la folie, la folie … le faux de la vraie faux se lit sur le champ de blé perdu dans une campagne aux horizons multiples et au temps suspendu comme un jambon de Bayonne au marché branché de Saint-Jean-du-Corail-des-Bois et puis la ténèbre prend acte à la dernière signature d’un soleil rougeoyant par erreur dans un ciel speedball délirant sur les couleurs de l’overdose neuronal et les nuages saoulés au whiskey sour sur ce tout enfariné d’un regard humain qui ne comprend pas encore le mot folie car dans le creux de sa main sa mémoire l’appelle à boire sa propre lie qui constituée d’âmes anciennes aux cris de rédemption les miroirs sourient à son désespoir attaché à l’encre de sa respiration enveloppée par une apnée chronique …

Il est allongé sur l’herbe de son jardin… le leitmotiv en langue de bouche à lèvres : la folie, la folie … il se roule, puis s’époumone … se déshabille de tout … s’éparpille … puis se lève prêt à partir pour l’inconnue rencontrée entre réalité absolue et relative il court il court il court la langue coupée en deux la tête renversée en arrière il crie il crie … la folie vient …. d’un balancé de faux de le fendre puis de le broyer par effet ….

© Max-Louis MARCETTEAU 2018/2019

Miroir de soi

Cary Grant, fraîchement rasé, pendant une pause sur le tournage de la comédie noire de Frank Capra, Arsenic and Old Lace (États-Unis, 1944)

Cary Grant, fraîchement rasé, pendant une pause sur le tournage de la comédie noire de Frank Capra, Arsenic and Old Lace (États-Unis, 1944)

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°9  le mot : léger


Miroir de soi et salle d’eau en reflet le temps se grise et gifle les rides crème de jour passé à tabac a effet de figurer aux troubles… celluloïd… plasticité de l’être d’âge en âge chapitres de vie se ressemblent insipides translucides en héritage tout nous éloigne…il me semble… de l’humain d’ici ou d’ailleurs manque ainsi ce léger possible à l’usage d’une vérité bonheur au moins une fois pour…cible… atteinte au sensible de soi imparfaite créature nuisible et goûter à la gelée royale de son humanité de lois exaltées et enfin flexible à son immanente moelle !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Ton corps dépressurisé

Oeuvre de Klaudiusz Abramski

Oeuvre de Klaudiusz Abramski

Ton corps dépressurisé par mon indifférence, éclate sur les parois de mon miroir. Ses bris me percent, pourtant, les racines du coeur. J’ouvre la boîte crânienne de mes cauchemars. Je cherche la clé de mon retour vers le seuil. Le seuil de la raison. Raison dépassée, comme une mort. Celle-ci relève ses manches. Je suis trop lourd de mes encrassements successifs. Les artères de mes fosses déglutissent un répugnant magma de folie.  Une écume nauséabonde dessine de son pinceau dégoulinant, les visages de morceaux de chairs fardées. Chairs clouées en toile de fond, grossissent à vue d’oeil et explosent sur le drap moribond, ancien jouisseur, délavé et tachés de nuits cyprinales et spermatique aux voyelles rebondissantes et gémissantes sous une lumière éjaculatrice et stérile, nous étions dans les bras d’un devenir sulfureux, qui tenait l’hameçon de la séparation, évidente et insupportable. Le jeu n’avait pas de chandelle ni de pioche, la porte a claqué, la rue a crié et le quai de gare multivisages était devenu trou noir … et, la Lune crise et l’océan me noie soulagé de ne plus subir mes hurlements de naufragé. Je suis mort, avant ton retour.

© Max-Louis MARCETTEAU