Une forme convenable aux épines de la main

Livre de Louis Enault 1876 – Londres – Gravure Gustave Doré – Holland House

Blog : Éveil & Vous – Éditions (Challenge du 1er au 28 février)


D’un pas à un autre la fraîcheur d’un visage telle une Belle de Londres s’épice d’un avenir à la certitude ancrée que demain a une forme convenable aux épines de la main émoussées et le cœur nature d’aimer jusqu’à la pendaison possible d’un adultère sur le podium … des célébrités.

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

De la nature humaine cette plante enracinée

Dessin animé - La belle au bois dormant - Maléfique - 1959

Dessin animé – La belle au bois dormant – Maléfique – 1959 – (traduction : oh, ils sont sans espoir.
Une véritable honte pour les forces du mal
)

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°47 le mot : nature


De la nature humaine cette plante enracinée
Déraisonnable décalée délinquante disséminée
Décidée à s’implanter en son autodestruction
La Nature prend les mesures par injonctions

De la nature humaine ni bien ni mal considéré
Ni question existentielle ni d’éternité à se figurer
Ni désir d’aimer ni de reproduction à se saturer
Elle n’est qu’une meute en rage de s’être égarée

De la nature humaine le progrès est un virus
Le pouvoir une balle traçante l’avenir un rébus
La guerre un besoin et la paix une aubaine
Tout est dit pour l’Homme laves-toi de tes peines …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

La formule mV

Blog de Carnets Paresseux contrainte d’écriture. Et voici le texte 🙂

Je reproduis, ici, le fragment vendu par un voyageur de passage au notaire de Coupiac, grand chambellan des collectionneurs de fragments fragmentés fragilisés français, (le GCC4F pour les puristes) et qui concerne en tout premier lieu cette façade, retrouvée après le chambardement de l’an 2017bis sur le parallèle du temps incertain (voir photo ci-dessus) :

-Messieurs, bien le bon jour !
-Monsieur Verlaine, vous ici ?
-C’est moi, en effet.
-Et quel bon vent vous amène en ce lieu propice à la couleur locale ?
-Une Gentiane !
-Une Gentiane ? Et en quel honneur ?
-Servez-moi, cafetier et écoutez-vous autres.
-On vous écoute !
-Je viens d’inventer une nouvelle teinte ?
-Non ?
-Si !
-Et de quelle nature est cette nouvelle teinte ?
-Je l’ai nommée : la teinte poétique !
-Poétique ? Vous êtes un jean-foutre, Verlaine !
-Votre langage est insupportable, cafetier !
-Possible mais il n’est pas verbeux !
-J’entends, j’entends, cependant vous fîtes défaut à la bienséance envers un consommateur de renommée cantonale.
-Vous parlez de vous en version libre.
-En version libre, certes, ma seule ma teinte comme la teinte poétique…
-La pureté de cette teinte nouvelle, me laisse de marbre.
-Vous avez le carafon de la même consistance…
-Vous insinuez que j’aie mal verni votre personne ?
-Non, vous verrouillez verticalement la discussion, c’est quand même fort !
-Sans doute, sans doute, n’empêche que vous êtes qu’un jean-foutre
-Et vous un paltoquet !
-Pignouf !
-Ne jouons pas à ce jeu ou je vais vous poudrer quelque chose sur votre face de vermisseau.
-Je jette l’éponge, mais je vois en votre annonce un mensonge de teinturier !
-“Homme d’une foi incertaine” version Matthieu Verlaine, vous êtes un benêt et ouvrez vos oreilles, car voici ce que j’énonce en cette nouvelle teinture poétique :
Le temps presse les feuilles
Couleurs des sangs de l’automnal
La Vie se crie, se jouit, se scie,
Mille morts suspendus en goutte à goutte
Pile le grain de l’humeur
Jauni le vomi de la Terre mâle
Remue les viscères de l’angoisse
Avec un couteau de cuisinier anorexique
Tousse la mort par les narines
Mélange le tout à la toux graveleuse
-Dis-moi Verlaine, faut arrêter la Gentiane ou la consommer directement au pied.
-C’est la recette en poésie, ignare, inculte, analphabète…
-Le ver est dans ta caboche, mon pauvre. D’ailleurs, à qui tu vas vendre cette nouvelle teinture ?
-A la foire de Brousse-le-Château…
-Y a que des vachers, tête de mule…
-Et le cuir on le teinte, tête d’urinoir…
-Tu vas tâter de mon nerf de bœuf…

Il va sans dire que ce fragment trône en bonne place dans le musée café-tabac de Brousse-le-Château, seul vestige et témoignage que ce Matthieu Verlaine a bien existé.

©Max-Louis MARCETTEAU 2017

Top chrono ! Chapitre 3

Oeuvre de Louis Anquetin - Femme au bord de l_eau - 1889

Oeuvre de Louis Anquetin – Femme au bord de l_eau – 1889

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de ma plante. Celle que j’ai reçue il y a maintenant une dizaine d’années pour mon anniversaire. Pas celui que l’on pense mais celui qui est dans les veines de chacune et chacun d’entre nous.

C’était un anniversaire qui était à l’époque assez courant dans le petit village qui se trouvait sur les parois de la colline des Sept Passoires.

Tout le monde devait se déguiser en feuillage et le chapeau était de paille bien entendu. Cependant, cet anniversaire un peu particulier se passait la nuit sur la grande Place du Marché qui avait lieu le dimanche dans la nuit. D’ailleurs, personne n’aurait songé à faire un marché en plein jour, sous un soleil de plomb, ou lors d’une averse. Car ce qu’il avait de particulier dans ce petit village est qu’il ne faisait jamais mauvais temps … la nuit. Il y avait comme une bulle de beau temps permanent entre vingt et une heures et cinq heures du matin.

Bref, celles et ceux qui avaient ce jour pour eux, étaient très heureux, car, il leur permettait de vivre presque un bon mois sans autres ressources que sur les choses qui leur avaient été offertes en ce jour particulier.

Donc, je me rappelle très bien ces moments de joies et de béatitude qui me sont restés quand je suis venue à la ville à l’âge de mes trente ans.

Aujourd’hui donc, je vais offrir à ma plante du terreau de Bruyère (pas l’auteur La Bruyère, il va sans dire). Avec de la musique et de la lumière, toute bonne ambiance qui lui fera passer un moment complètement agréable. Car, je le sais, elle aime ce genre d’ambiance qui lui procure un mouvement de chlorophylle intense. Presque comme une jouissance dont nous les humains nous n’avons pas conscience.

Je la veux dans sa plus belle terre pour parfaire ce moment tout à fait bon et audacieux comme un nouvel an pour une bonne santé et une bonne joie dans la lumière de la vie que la Nature lui a donnée.

©Max-Louis MARCETTEAU

Top chrono ! Chapitre 2

Quand je regarde l’heure qui passe et le fleuve, de son eau de la ville, qui traverse d’un versant à l’autre, je me dis que la vie charrie bien des choses dont les plus mauvaises.

Il faut se dire alors que les ponts sont heureux d’être là pour le bien de nous tous.

En fait, j’aime marcher pour le plaisir sur ces ponts qui sont en végétaux. Et mes pieds toujours nus, profitent de ces moments pour respirer et se masser tranquillement. Ainsi, je respire mieux, je me sens vivre autrement comme loué par la Nature à être en osmose.

Bien peu de gens prennent ce genre de pont, car ils pensent qu’ils ne sont pas très solides. Mais comme une goutte d’eau n’a pas de force, plusieurs millions de gouttes peuvent vous noyer dans un verre d’eau que vous aurez avalé de travers.

En fait, je reste toujours attentif à être dans le milieu de cette Nature qui impose naturellement ses Lois comme des faits certains et ne se fie pas à la mathématique des humains pour savoir comment réagir devant les événements assez extraordinaires qui peuvent survenir.

Cependant, on comprend aussi que l’humain sait s’adapter à différentes situations pour survivre.

©Max-Louis MARCETTEAU