Je vis tu vis c’est étrange

Kent Miles - Wien - 1990
Kent Miles – Wien – 1990

Premier essai avec le nouveau éditeur fait de blocs et de « briques » 🙂 (je n’ai trouvé à diminuer la lettrine J – code CCS introuvable) Et un lien : https://wordpress.com/fr/support/editeur-wordpress/


Je vis au ciel bleu de ton écriture à la profondeur d’une ancre à quatre mille huit cents quatre brasses et je plume tes mots un à un comme une volaille ébouillantée après l’avoir occis à l’ancienne et je reprends un bol bien rond bien plein de mon whisky préféré et d’une traite je bois tel un boit-sans-soif et dégurgite malproprement sur ma raison d’être…

Tu vis assise sur le promontoire de mon indifférence tu me jettes l’éponge à moi-même t’abandonnes la lutte tu fuis avec la clé des champs qui se change en marguerite géante et plante son avis devant toi et te nargues comme un récif prêt éventré la coquille de ta raison d’être …

Tu vis la vague et son écume à l’âme telle une trame d’une mauvaise ligne de vie que l’exploration te fait vomir au premier pas qui te déboîtes la boîte crânienne sur le devant l’arrière scène aveugle de naissance et qui s’impose comme une ogresse qui charrie les intestins de l’angoisse au carré de l’identité de soi de ta raison d’être …

Je vis entre deux eaux de mon alcoolisme dépositaire de ma non consistance à l’image de toi en blonde un soir à Rocamadour dans cette chambre qui a été témoin d’un craquement aussi inattendu que la livraison de la panoplie papale à dix-sept heures heure sidérale au sous-sol d’une église qui sermonne une messe bien étrange … celui de mon pantalon à la couture de l’entre-jambe … de ma raison d’être …

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Ce Nous était impérissable et méprisable

24h_du_Mans_Iotop_2007

24h_du_Mans_Iotop_2007

Le Marathon de la Nouvelle (merci à Sabrina de cette découverte)


… quand la vieillesse d’une bouteille de whisky m’avait susurré entre mes mains son appétit de me connaître plus intiment entre mes lèvres j’avais cédé comme un puceau devant l’importance du désir … Nous venait de naître inséparable insécable …

Nous vivait sur un banc de fortune à la misère ambiante parmi d’autres désorientés mais pas déboussolés du magnétisme de poursuivre encore un moment l’ivresse d’une fatalité écrite sur les contours déviants d’une fabrication d’humains à la chaîne de montage dont nous étions les défauts devenus indésirables … et pourtant nourris et logés aux travers des aides …

Ce Nous était impérissable et méprisable aux yeux des autres ceux de la normalité qui d’une exception se permettaient comme cuistres de marins d’eau douce l’octroie d’un écart de conduite comme une expérience à vivre un déboîtement à la convention inscrite qui en vérité pour certains étaient une deuxième nature à l’abri des regards parmi d’autres dépravés …

Bref, Nous avait ses propres codes et vomissait ses tripes aux dégoûts des gens nés pour cravacher et d’autres pour être des cochers à la solde d’une réussite sociale qui n’avait à leur offrir qu’un tombeau en marbre … quand Nous savait que la fosse commune dit « terrain commun » est gratis y compris les prestations attenantes à une sépulture… et tout cela pour une terre commune…

Comme quoi rien ne sert de courir trop vite pour mourir la société Nous prend en charge de part en part … même à part…

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Arrime ton pylône et souque-moi

Batman et Catwoman - In the Mouth of Madness - 2003 - Jim Lee

Batman et Catwoman – In the Mouth of Madness – 2003 – Jim Lee

Suite à une demande soutenue de lectrices et lecteurs aux premières scènes  🙂 voici ce qui se passe derrière le rideau de ce couple inattendu …


Voix off : le rideau se lève impudiquement à la lumière tamisée d’une vertu déshabillée pour la circonstance d’un moment rare d’intimité comme un voyeurisme d’effet dans le nid d’amour… d’un talon aiguille et d’une basket…

Scène 10 : 20h10

— Alors, grand fou, tu me fais voir du pays ?
— Attend coquine… veux-tu de mon gouvernail ?
— Je suis ta carène !
— On s’enclenche ?
— A l’embarquement, mon Basketou !

Scène 11 : 20h11

— T’as les yeux d’une ballerine et le corps d’une cuissarde.
— Cuissarde pour toi renverse-moi mon brodequin mon galérien.
— Galérien de tes envies je vais brasser ton océan.
— Océan de rouleaux de cyprine attend le tsunami.
— Tsunami s’enroule en lacets de caresses à la charentaise.
— Charentaise à toi mon richelieu séduit tous mes caprices.
— Caprices naviguent sous ta peau de soie baby à tous les endroits.
— Endroits des à l’envers douleurs soyeuses pliées à la prise de mes hanches.
— Hanches de bord à bord tes courbes en plages de sable d’olonne.
— Olonne-moi les flancs et remonte aux phares sensibles de mes pointes.
— Pointes érectiles à la rosée de tes dunes voluptueuses je m’arrime.
— Arrime ton pylône et souque-moi à revers à débord de mon yoni ô oui.
— Ô oui tu es mon île de possession et pirate tes trésors avec zèle.
— Zèle encore plus profond en mon ventre mon volcan s’embrase à ta messe noire.
— Noire est mon dessin à te rendre gorge à la fresque de ta jouissance.
— Jouissance palpable, déborde-toi de ta semence en vague écumeuse.
— Écumeuse en ton corps vibre à l’unisson du mien ma tendre révolution.
— Révolution qui se joue au corps à corps de nos bouches s’entrelacent nos langues.
— Langues d’aimer à jouer à empaler les orifices d’ici et de là les mots se goûtent susurrés.
— Susurrés les frôlements de nos chairs aux vifs d’être imprimés pour l’éternité.
— Éternité, Nous a Aimé.
— Aimé, oui quel Bonheur…

Scène 12 : 02h22

— Aurons-nous des petits chaussons ?
— Qui sait de la nature des choses et des mystères ?
— Alors à cette union romanesque jouons la pièce à venir.
— Ta différence me va si bien Mon Amour.
— Idem.

Scène 13 : 02h33

Voix off : l’amour est comme une bougie, il est toujours allumé quand il reste à consommer.

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Assise sur la nue table … nue de toi à l’ombre tes reflets

Oeuvre de Wolinski - Paulette

Oeuvre de Wolinski – Paulette

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°46 le mot : table


Assise sur la nue table … nue de toi à l’ombre tes reflets
S’échappent des pensées aux positions de tes couplets
Orgasmiques dessinés sur les revers de tes fous désirs
Ton Lotus s’exprime au partage vrai enfin de nous unir

A la présence de nos corps à l’accouplement du jouissif
Où la respiration s’ébroue la peau s’affirme être douce
Et rissolée de nos effleurements nourris et récréatifs
Tout en Nous se cabre, s’électrise puis se trémousse

La beauté de ce moment est une signature de l’Amour
Au défi sucré salé de s’imprimer sur la toile bleue d’âme
Qui Nous porte en débordement et raison de ce parcours
Sincère Nous sommes maintenant une seule flamme …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Tu te rappelles ? dit ? de ce chemin

Photographed by Greg Kadel - Lais Ribeiro in “Fasten Your Seatbelt” for Vogue Brazil - February 2017

Photographed by Greg Kadel – Lais Ribeiro in “Fasten Your Seatbelt” for Vogue Brazil – February 2017

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Tu te rappelles ? dit ? de ce chemin qui menait nulle part et pourtant qui nous a conduit naturellement à une… impasse éclairée d’un amour aussi grand qu’il nous a détruit par ce manque de confiance qui nous a fait alliance pour nous séparer comme un delta nous restons liés noyés par nos ressemblances…

Tu te rappelles ? dit ? ce coquelicot dessiné sur ton sein droit, je tétais le pistil au moment même où un autre permanent de l’orgasme dont tu n’avais en vérité que l’usufruit pincé en étau entre mon index et pouce souffrait la volupté à une autre tu me possédais d’une tentative de m’embrocher la bouche avec ta langue bachique tu me pénétrais enfin…

Tu te rappelles ? dit ? de ce vide qui entourait notre peau et qui prenait de la morphine pour déposséder le mensonge d’enfler dans nos gorges et ce train de vie en pointillé aux aiguillages incertains nous menaient dans les lieux les plus inattendus de nos personnalités dégoulinantes de Nous tout en Ego…

Tu te rappelles ? dit ? de ce quai sur notre… route dont j’ai pris le premier appel tu es devenue orpheline et ton incompréhension a été notre fin la mienne de colère et ce Nous huis clos nous a transfiguré en statues ennemis…

Tu te rappelles ? dit ?… on ne s’est jamais pardonné…

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

L’horloge passe son temps à réfléchir

Le chronométreur de Helmut R. Kahr - Horloge astronomique de Rostock construite en 1472

Le chronométreur de Helmut R. Kahr – Horloge astronomique de Rostock construite en 1472

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°34 le mot : technologie


L’horloge passe son temps à réfléchir
Au Tic Tac quartz de son cœur onde
Au retard d’attitude champ du gémir
Tourne la seconde vie d’une vagabonde

A la technologie qui sonde le monde
Aux yeux du Temps se gonflent usés
De pactiser par défaut à la féconde
Spéculation dévergondée déguisée

De griffes libérales endurcies tout aussi
A la concupiscence humaine receleuse
Quand le sablier étrangle l’horloge ainsi
D’un effet psychédélique vomit… l’amoureuse !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

L’errance à jamais inscrite

Filme Alphaville - 1965 Jean-Luc Godard

Filme Alphaville – 1965 Jean-Luc Godard

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Ton parfum a des nuances sur ta peau selon ton humeur du jour. Tu es cet arôme entre le venimeux et l’amoureuse passionnelle. Tu es ainsi mon amour et aujourd’hui, je t’accorde ce petit a frileux prêt à rompre le lien qui nous unis comme un wagon et une locomotive.

L’essence de ta vie tourne autour d’un beau nombril. Et mon nombril à moi ? Il n’a pas d’importance pour toi ? Notre respiration n’est que notre égoïsme du genre : « Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? » Et pourtant, l’écumeuse relation nous embarque sur des navires débats : tu tangues et jouis, je houle et tu possèdes… nous sommes des belliqueux du sexe…

L’envoûtant de notre relation tient à ce mot : sexe. Et nul besoin d’une fiole d’un élixir genre Bel Respiro pour nous enflammer et notre exigence n’est pas une romance. On se vit l’un dans l’autre, on s’expatrie dans l’orgasme. Celui-ci est le summum de l’égoïsme et il nous manque quand l’insolent se refuse par la fatigue, ou autres excuses et nous crions à la trahison, fidèle à nous même, nous souhaitons enivrer l’être jusqu’à l’insolence…

Et puis, il y a ces moments de solitude qui nous prend dans ses bras et on pleure entre le goût des larmes qui apaisent et le dégoût d’aimer encore et encore, paradoxe du désir inassouvie et pourtant pleinement constitué et assumé.

Ce matin je te regarde t’habiller… je sais que tu ne sais pas que c’est la dernière fois. Je ressens tout mon amour et toute ma haine pour toi. Notre intime compagnie va se fracturer comme un miroir. Toi et moi, mille morceaux de nous et nous voici au bord du rien dont je nous embarque sans retour possible. L’errance à jamais inscrite en Nous.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Je croque la rose des vents

Film de Malcolm St Clair - 1926 - Hugh Huntley et Louise Brooks dans A Social Celebrity

Film de Malcolm St Clair – 1926 – Hugh Huntley et Louise Brooks dans A Social Celebrity

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°20  le mot : rose


Je croque
la rose des vents
Perds le nord
débordement
Du temps
frileux d’un
Nous
Défiguré
aux mots
bagouts
Enfilés au
clair d’une
Lune
Complice de
Vices
rancune
Les Blessures
des propos
En vers de
vers au goulot
Des baisers
tous escrocs
Effilent pointes
bourreau
Le sang
Nous
cendre
AU
t
e
n
d
r
e
.
.
.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Nuit déshabillée au seuil

Oeuvre de Fragonard - le verrou

Oeuvre de Fragonard – le verrou

Défi de Lili littérartiste Poésie de l’aléatoire N°2 (projet d’une lycéenne, à encourager, participer)


Nuit déshabillée au seuil
Tu es là le défi te cueille
D’un mot d’amour tu vis
Dans mes bras tu souris

Tu es Belle mon Amour,
Viens relevons le store
De nos tabous de jour
Pansons tous nos torts

Nos doutes égorgeurs
Et ce co-pilote de pleurs
Qui creuse en fossoyeur
Nos manques douleurs

Sortons nos funérailles
Promesses non tenues
Des tiroirs ferrailles
Et aimons Nous… corrompus !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Écho de Nous

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Pour la première fois je pénètre un lieu sacré avec légèreté : une chapelle. Et quelle chapelle ! Entourée d’un bois bien boisé comme un vêtement de belle lady il ne manque que le cierge de bonnes mœurs pour raviver ce lieu dont le pèlerin a oublié jusqu’à l’Ondine de l’eau bénite.

Tu es là Mon A assise sur ce banc, robe fourreau à l’encolure triangle, coutures à la viennoise, manches courtes et bottines demi-haute noires à lacets, le tout en bas résilles genre impulsions.

Notre énième rencontre (rendez-vous fait dentiste ou coiffeur), nos sens à l’unisson, nos échanges entre tes lèvres horizontales et verticales je bande mes mots dans ta bouche et te phallus en tes profondeurs, et l’émotion déborde comme le lait sur le feu, nous sommes braises acteurs et spectateurs de notre devenir.

Je m’assoie prêt de toi. La vierge à ma gauche, saint maxime à ma droite, en face un vitrail, le christ en tenu de travail (sur la croix) et sainte marie-madeleine au parloir.

Main dans la main, nos iris entremêlés, nos souffles soumis, notre envie commune en litanie enchaînée, notre parfum d’amour allégorie de nos ébats improvisés… au possible. Pas de messe basse entre Nous. Nous sommes l’unité, la parfaite symbiose, le triangle équilatéral de l’Amour, je suis la racine qui brasse sa terre et tu es cette terre qui mouille toute la passion en ma racine de sève tu t’abreuves…

L’autel n’est pas loin. J’entends un clapotis. Nous nous retournons d’un seul… mouvement. Est-ce un voyeur ? Un oiseau indiscret ? Une eau qui suinte de l’au-delà entre les clés et le gothique de la structure ? Le tuffeau flétri de mauvais temps, de langueur hivernale, d’attentes moisissures… ?

Qu’importe, nous prenons acte et portons nos corps vers l’autel. J’enlève ma veste “solide à l’usage, le tissu composé de pure laine vierge de polyester et d’élasthanne”, et pose ce vêtement confort sur le marbre. Tu hésites. Tu préfères que je te retrousse sur le banc et me voilà à te lustrer

Le membre en attente de toi, il prie le bougre, il est turgescent à souhait, il se crampe et se campe et attend la trempe entrecuisse fiévreuse au bout de ma langue câline et besogneuse…

Nous sommes ce seul regard de Nous en ce moment allumé, synchrone aux remous, rythmes, aux manœuvres en tes reliefs tu me guides, je suis ton matelot tu es ma capitaine, tu fais l’arabesque et nous somme l’entrée de la jouissance que nous refoulons… flux et reflux, tu es belle Mon A…

Et nous entendons, un frémissement en écho en deux directions possible : la Vierge Marie et Saint Maxime…

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Bois vivant …

Oeuvre de Ludek Alois Marold

Oeuvre de Ludek Alois Marold

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°13  le mot : bois


Bois vivant, bois et brûle-moi
Grave ton nom sur mon ventre
Ombilic moi en toi, nourris-moi
Sur ta ligne de vie soi mon antre

Bois mort, bois en toi de moi
Ouvres toi les veines au seuil
De ma vie de sable j’ai froid
De moi viens et tu m’accueilles

Bois croix, bois tu broies la loi
De toi pour moi t’aimes outrance
Violence poses tes mains de voies
Nous deux emboîte ma souffrance.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

A Mon A

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Ma vie avec toi est une Bachata : sensuelle, idolâtrée, délurée, savourée et labourée de part en part, aux courbes délivrées, tu sais te cambrer entre les mots d’amour et le souffle osé, poivré qui t’enivre et te fais tourner en des positions extrêmes, aux limites de l’indécence s’offre au choix de mon diktat au reflet de mes caresses feuilletées qui désaltèrent une seule surface faussement paisible mais dont la braise ronronne et se laisse dominer par le mystère d’un corps spéléologue de lui-même…

Main dans la main, dessein de vie, allaitement des moments sablonneux où se dessinent l’éphémère à l’abandon de nous comme élément exigeant à aimer jusqu’à la dernière goutte de nos orgasmes et laisser transpirer notre délivrance par un acte de rupture… brutale… irréversible… insensible… comme deux natures incompatibles et pourtant passionnément indissociables…

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

A

Blog de girlkissedbyfire : défi 52 Semaines 2018 (8 ème semaine : A)


A déborde dévore l’Arc-en-ciel de ce nous Argile tombeau tu viendras bien assez tôt A ta couronne offrir la comédie bossue déchirure de vies à l’issue sourire de l’Ange déchu Amuseur des corps ravisseurs d’orgasmes A la position d’un tout possessif signé en bas de page du lit d’une Âtre flambant nos voix nos doigts nous étions déjà cadenassés au bord du gouffre les peurs de ventre à ventre de sexe à sexe à éjaculer tout ce A en nous d’égoïste de sa dictature d’Aimer totalement de tout son poids nous A écrasé par la foi Accolade froide du croyant de la passion Agneau toujours égorgé au mauvais moment aux tremblements des doutes peuplades qui parades de coupe-coupe à nos estafilades pirates de toi à moi A la grâce de nous nous sommes froissés entre papiers à mots décousus et draps aux ébats aujourd’hui trépassés nous sommes sur la terrasse de notre crépuscule A l’impasse de la grimace du A ce vorace qui entasse non loin de là les souvenirs vivaces qui gangrènes nos heures Abandonnées sur le parvis d’une église à la chorale de mon cierge pris en main A Abdiqué à ta langue de chatte satinée A l’endroit incliné nous étions à nous bénir A nous dominer A nous buriner A nous déraciner et puis le souffle nous A manqué au dernier degré de notre ciel illuminé orages sans pluie A claqué … et Nous Aussi …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Elle est partie ce matin …

Psylocke de la bande annonce du Super Bowl X-Men Apocalypse

Psylocke de la bande annonce du Super Bowl X-Men Apocalypse

Blog de girlkissedbyfire : défi 52 Semaines 2018 (4eme semaine : bleu)


Elle est partie ce matin avec son sac et nos souvenirs. J’ai brandi l’anathème, elle m’a souri une dernière fois avec un petit signe de main comme un sémaphore qui dit adieu.

J’ai fermé la porte et celle du cœur, aussi. Je vais me recoucher, attendre demain, … peut-être … pour revivre.

Il est déjà demain et je me lève, le cœur lourd comme du plomb chaud, à blanc. Je prends une douche et mes pensées savonnées sont toujours présentes. Je tourne en rond dans la salle de bains, deux fois nus : corps et psyché.

Je reste ainsi toute la journée ensoleillée entre mon salon et ma chambre, la baie vitrée chauffée à blanc, je vais boire … encore et encore … de l’eau, drapé de blanc.

Je suis lasse de penser, obsession, oui un bleu obsession ainsi je nomme mon état actuel.

Elle aime le bleu, j’aime le violet. Nous étions incompatibles, nous étions inséparables. Cherchez l’erreur.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Après-midi à la maison

Oeuvre de Alex Lashkevich

Oeuvre de Alex Lashkevich

Blog de girlkissedbyfire : défi 52 Semaines 2018


 

Au jour levé à l’ivresse
Pose mes lèvres d’ici
Rose parme sur fesses
Entre ta douce galaxie
Suis à toi en caresses

Mon agréable amour
Indécents contours
Désirs de tes atours
Invitent aux labours

AIME TES COURBES

Lit en mes doigts
Allégeance pour toi

Mille ans je te fourre
Androgyne de nous
Irréversible vautour
Source sans tabou
Oses toi à moi Nous
Narcisse mon Amour !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

11ème mois avec Toi

 

NOUS, ciel azur puni de nos incertitudes,
Obsédé d’une éternité des Bermudes,
Vois quels orages sourds d’inquiétude
Et de désert du manque en solitude
Marécage du temps de l’Amour dénude
Brise l’âme aux pinces d’une froide lassitude
Répand le mot mourir tout propre et prude
Entre NOUS s’étend notre Croix du Sud.

©Max-Louis MARCETTEAU 2017

Souviens-toi

Oeuvre de Richard Blunt

Oeuvre de Richard Blunt

Souviens-toi, quand pour la première fois j’ai apposé ces mots au creux de ton oreille : « – Tu es ma Reine, je suis ton Roi ». Qui de nous savait à ce moment-là que tu allais devenir cet As pic et moi cet As de carreau ? Nous étions de cœur dans un champ de trèfles, loin d’un jeu des sept familles que nous avions mis dans un album photos souvenirs.

Notre rencontre était improbable et pourtant souhaitée, là au fond de notre âme, en filigrane. Nous étions impérissables, inséparables, insouciants comme des adolescents, conscients de nos différences. Le monde s’était toi et moi. Un cordon ombilical s’était formé (césure d’autant plus douloureuse lors de la séparation).

Nous étions ivres sans perdre conscience. La marge de la vie nous accueillait comme elle accueille tous les amants, impartiale. Tout amour est unique et pourtant les ingrédients, la formule, sont identiques, seuls les protagonistes et la mise en place de la Rencontre, diffèrent.

Qu’importe l’âge, la couleur, l’obédience, la beauté, … le seul trésor est un NOUS que rien ne vient, de l’extérieur, bousculer, détruire. Nous avions construit cette bulle selon les normes en vigueur, naturellement. Cependant avec le temps, nous avions créé notre propre anéantissement. Paradoxe et pourtant inévitable réalité de l’amour fusionnel qui pose la question : sommes nous prêts à nous aimer sans concession ?

Nous étions devenus des joueurs d’échecs. Nous étions prêts à tout et prêts à rien ! Un genre de néant nous a happés. Une agonie s’ensuivit comme un malade qui de sa souffrance veut en finir et s’accroche à sa vie tel un alpiniste qui a décroché, suspendu dans le vide et que rien ne peut arrêter son éminente chute si ce n’est un secours improbable.

Inévitablement notre propre perte s’est accomplie : nous avons chuté.

Fractures multiples, traumatismes divers, on ne pourra jamais payer la facture de notre séparation.

Nous sommes devenus des SDF de l’Amour, à la recherche d’un nouveau toit. Nous l’avons trouvé, mais à quoi ressemble-t-il ? A un refuge !

© Max-Louis MARCETTEAU

En … quête

Oeuvre de Rogelio de Egusquiza - 1845-1915 - The end of the ball

Oeuvre de Rogelio de Egusquiza – 1845-1915 – The end of the ball

L’encre d’une plume sécha comme une larme,

Sur une ligne de vie en impasse, à la parme

Lumière de la mort, l’angoisse du mot pendu,

Au gibet de l’idée blanche cadavre parvenue,

A l’ultime rencontre de son souffle, déposa,

Son sceau au regard curieux d’un indélicat.

 

 » Quel mot ? « . L’outrecuidant découvreur,

Perla cette pensée, à la loupe enquêteuse !

 » Ce dernier pleur, a-t-il de contenu la peur ? »

Il écarquilla la pupille de sa question pulpeuse !

Et, d’un doigt humide de savoir, fit empreinte,

Marqua sur une page de lin vierge, la défunte.

 

Ô étonnement ! Le voile de l’encre noire déplia,

L’intime corps du mot, aux frissons aigres-doux,

A la nudité assoupie après de volcaniques ébats,

L’émotion teinta en ré majeur, le mot : Nous !

 

©Max-Louis MARCETTEAU

Viens, maintenant

Oeuvre de Anna Razumovskaya

Oeuvre de Anna Razumovskaya

Viens. Le temps n’arrête pas les souvenirs. Baignes toi dans mes mains.

Je viens te chercher. Ne court pas. Prends le premier rêve, à la station

Des fleurs soleils en coquelicot. Ouvres tes desseins sur la ligne destin.

Pousses tes crayons à l’invention. J’aime quand tu ris, au fruit de la passion !

Du bleu pour tes yeux. De l’orange pour ta langue. Du vert pour tes pieds.

Délire en toi. Emotion dans ton cœur. Un vent apaisant entoure ta chevelure.

Délasse ton corps au massage de mes mots câlins, de ma voix de destrier,

De mes histoires qui te hamac, lentement, un sourire amoureux te fait parure !

Un nuage, une corolle, se vrille à ton regard. Ton ciel est comme le mien.

Ne cherche pas d’issue. Je suis cette issue. J’ai créé ce sable mouvant pour toi.

Mon bras attrape ta robe. Tu cries de plaisir. Viens. Le présent est plus malin

Que NOUS, il marche au travers de son avenir et NOUS, à nos chemins de croix !

©Max-Louis MARCETTEAU