Enfin une bonne nouvelle

Louise_Brooks

Louise_Brooks

 

Les petits cahiers d’Émilie. Emilie 7.20 (Hors délai)


Ma première pâtisserie du matin, c’est toi mon amour… pendant ta douche ou après… jamais avant… principe d’un commun accord et cet accord n’est pas en sucre et parfois tu me joues de ta voix d’orgue pour créer cet appétit de luxure à m’envoûter mais je tiens bon à ma propre rambarde pour ne pas céder à tes injonctions et ma faiblesse n’est pas la tienne au sel de tes lèvres gourmandes et de tentations du voluptueux au bestial je résiste à ta belle fraise et pourtant quand tu pratiques ton sortilège en dernier recours à haute teneur en sensualité celui-ci m’emporte à ton caprice tu me débauches sur des mots qui semble la création d’un Bacchus aux frémissements bouillonnants des dunes de ton corps chaud braise comme un trio genre Nirvana tu es une baïne…

Mais aujourd’hui, c’est dimanche, tu es partie pour une semaine dans les Landes pour te rafraîchir les idées dans ta famille, ainsi me voilà au repos à me préparer un cookie de belle envergure une douceur dont ton aversion est vomitive… je me retrouve enfin avec moi-même… enfin une bonne nouvelle…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Plaire à sa photographie à ma photogénie

Loire_pierre_percée_Iotop_2019

Loire_pierre_percée_Iotop_2019

Nouveau challenge – édition 2020 – Le marathon de la nouvelle


 » Demain sera toujours demain », mais quand le réveil sonne, il est aujourd’hui … les yeux noyés dans un rêve qui se gomme comme honteux d’avoir existé.

La page blanche dans le brouillard du matin et l’overdose de la fatigue qui tient le trottoir sur les douleurs de l’être à la marge de se tenir debout équilibriste sur le devant de la scène de son théâtre …

Mon miroir se moque de moi … je souris béatement comme si je devais me plaire à sa photographie à ma photogénie … je suis étrangement pâle de cet éclairage vers mon extérieur … je frotte de ma brosse à dents mes quelques dents encore …

Si je pouvais essorer mon cerveau comme mes vêtements après les battements de la machine à laver … la douche est salvatrice le bain régénérateur et pourtant le propre ne fait pas l’addition de ma bonne santé mentale …

Le revers ne connaît pas l’endroit, ils se font tout à fois face tout en étant opposés le no man’s land infranchissable même par raison atomique alors que je me regarde nu entre trois miroirs j’éclate de rire de me voir de tous les côtés de cette épaisseur sans relief …

J’évite le rasoir six fois par semaine et rate pourtant cinq fois par semaine mon bus du matin comme une disposition à me retenir sur mon territoire mais aujourd’hui c’est dimanche l’orgue de l’église me souffle son impatience … j’ai encore cet orgueil de servir à quel qu’instrument … une raison de vivre encore … sans doute …

© Max-Louis MARCETTEAU 2020