Les nuages saoulés au whiskey sour sur ce tout enfariné

Film Dr Jekyll et Mr Hyde 1931- Acteur Frédric March

Film Dr Jekyll et Mr Hyde 1931- Acteur Frédric March

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


… la folie, la folie, la folie … le faux de la vraie faux se lit sur le champ de blé perdu dans une campagne aux horizons multiples et au temps suspendu comme un jambon de Bayonne au marché branché de Saint-Jean-du-Corail-des-Bois et puis la ténèbre prend acte à la dernière signature d’un soleil rougeoyant par erreur dans un ciel speedball délirant sur les couleurs de l’overdose neuronal et les nuages saoulés au whiskey sour sur ce tout enfariné d’un regard humain qui ne comprend pas encore le mot folie car dans le creux de sa main sa mémoire l’appelle à boire sa propre lie qui constituée d’âmes anciennes aux cris de rédemption les miroirs sourient à son désespoir attaché à l’encre de sa respiration enveloppée par une apnée chronique …

Il est allongé sur l’herbe de son jardin… le leitmotiv en langue de bouche à lèvres : la folie, la folie … il se roule, puis s’époumone … se déshabille de tout … s’éparpille … puis se lève prêt à partir pour l’inconnue rencontrée entre réalité absolue et relative il court il court il court la langue coupée en deux la tête renversée en arrière il crie il crie … la folie vient …. d’un balancé de faux de le fendre puis de le broyer par effet ….

© Max-Louis MARCETTEAU 2018/2019

Derniers mots de nudité

Photographe inconnu - Le Belem

Photographe inconnu – Le Belem

Défi de lateliersouslesfeuilles : A vos claviers #6 :


J’ai eu toute l’énergie du partir et… je suis resté. Lâche, dégonflé, couard, poltron, jean-foutre, faible… ? Il y a des destins qui s’accomplissent dans l’ombre d’un tracé.

Au resté, je suis entre deux eaux et me couvre de réflexions et questionnements qui me tiennent chauds comme un vêtement en cachemire.

Je veux rester… mais je suis déjà enraciné, profondément, foncièrement, pleinement dans ma terre azotée de moi jusqu’aux tréfonds de mes fibres… frileuses.

Partir, le mot est savoureux, délicieux même… « partir, c’est mourir un peu, mais mourir, c’est partir beaucoup » dit Allais partir aussi pour de bon. Belle expression et même si je vis pour mourir un peu chaque jour, je ne veux pas précipiter la chose avec un partir qui m’angoisse entre l’intestin capricieux pour un oui/non et un cerveau prêt à se guillotiner les synapses pour un non/oui.

Il n’est grands soins qui s’accommodent de l’incertitude. Le doute est mon ciment et en mourir de honte, à l’avouer en ces lignes aux derniers trébuchements de ma voix parmi vous, demain sera effacé avec l’espoir d’aujourd’hui pour un autre demain avec un autre corps et des amants de tortures morales, de supplices de lâche, d’interrogatoires absurdes entre moi et moi, d’épreuves débités à la scie des tourments…

— Dites-moi, il a rendu gorge, là… ou il faut attendre qu’il soit vraiment froid pour l’emporter ?

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Je Pâques mes souvenirs

Oeuvre de Charles Geilfus

Oeuvre de Charles Geilfus

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°14 le mot : Pâques


Je Pâques mes souvenirs de foin
Enfant de campagne loin en loin
Tu étais si près de tout à moi
Le partir a déchiré mes joies

Je Pâques toutes mes années
De toi pensées défenestrées
Je retiens mon souffle damné
Ta dernière lettre ma fenestrée

Je Pâques les jours sur mon seuil
J’invente une vie chocolat doux
Et l’amère surgit en un deuil
A jamais crucifié à ce double Nous !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Partir ou jaunir sur le bord …

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°11  le mot : transport


Partir ou jaunir sur le bord du lit,
Respirer les souvenirs et tousser
En râlant sur le tambour du cri
Des heures flétries …déchaussées

Partir ou se dévêtir de tes nuits
De je t’aime brûlés sur les bords
Confessés de l’écriture hostie
Le cierge allumé en main de …torts

Partir ou s’enterrer au désert
Remords mâchoires alligators
Et se pendre aux mots colères
S’étouffer au transport …d’aimer

Partir ou boire la rivière de larme
Étendue sur la frontière du corps
Le tien femme errante au charme
Sensible d’aimer ce Nous … encore.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018