Transperce de ses yeux la peau du Lac de l’Automne

Photographie Litsa Gropa

Challenge Lune et des participants


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… l’indifférence qui transperce de ses yeux la peau du Lac de l’Automne des années tronquées aux choix qui s’enveniment sur les bords de l’incertitude à l’heure de la Pleine Lune les pleurs creusent le lit à la cendre des prières incertaines…

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Transfert incomplet

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J’ai aimé Violette avec un macaron sur chacun de ses érectiles tétons.

J’ai eu de l’emprise sur son destin que j’ai modelé à mon image et j’ai galvaudé notre amour sur les trottoirs en poèmes niais…

A cet instant précis je suis seul sur la terrasse d’un bar-brasserie à l’intérieur d’une haute ville dont l’histoire est chevillée dans ses pierres apparentes presque obscènes en ce milieu du XXIe siècle. Je tapote le nom de mon cocktail sur la table tactile et en moins d’une minute, il apparaît de nulle part par l’effet quantique sur le bord d’un coin de ma table ronde, beau, étincelant avec une paille, fraîcheur bienvenue… et Violette qui me hante encore et encore… et je l’entends dans sa dernière prière en position de levrette, je la montais bellement et diablement à jouir pour cet adieu voulu comme un commun accord…

Depuis, je suis un être de déambulations et le libre de ma vie est un poids insupportable. Mon réseau de connaissance est insipide et les vrais humains restants sont dépressifs et en bonne santé. Toute cela me paraît dérisoire. J’aurais voulu être un enfant des années 2000, au moins le monde était monde et les humains avec des émotions et du vrai sang.

Au contact de mes lèvres, ma paille s’adapte et j’aspire par à-coups, avale lentement après un court séjour dans l’antre de ma buccale cavité puis à l’appel d’un gosier soiffard contrarié je m’impose ce moment d’âme ouverte au délice du plaisir de m’assouvir…

— Violette 245RTN587 Version 2.23.01 vous attend professeur…
— Attendez deux minutes… je suis en train de prendre mon pied…

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Qu’il est long de mourir

 

Oeuvre de Marius Markowski

Oeuvre de Marius Markowski

« Qu’il est long de mourir ». Il n’y a pas de chaîne plus lourde qu’une malédiction qui hante les années sur une plage de sable cendré de celle qui aimée n’est qu’un fantôme que l’on habille de mots vides de peur de voir sa nudité comme une prière salée de désirs épinglés sur les pourtours d’un corps défait, corrompu qui n’attend que la défenestration.

© Max-Louis MARCETTEAU

Éventrée

Oeuvre de Simon Renard De Saint-André

Oeuvre de Simon Renard De Saint-André

Éventrée sur le bord des côtes désossés,
—————- l’amertume ————-
S’ouvre l’enfant mort-né,
Possédé de l’enfer d’une croix défroquée,
Son âme criarde s’abreuve de la prière souillée
DE SA MERE,

Fixée sur le bûcher dévoreur de chairs bannies,
Les flammes drapent l’air,
Essoufflé,
Les incantations se morvent
Dans les bouches inquisitrices !

©Max-Louis MARCETTEAU