Ton bonjour sous le bras

Fei Fei Sun pour Vogue Italia juin 2015 par Mert Alas & Marcus Piggott

Fei Fei Sun pour Vogue Italia juin 2015 par Mert Alas & Marcus Piggott

Les petits cahiers d’Émilie. Émilie 13.20    (Hors délai)
(Cette semaine pas de 5ème chapitre du roman Rho-Man Tout en Gala-Tik, toujours en chantier (peu de temps pour m’y consacrer et me concentrer) mais Carnetsparesseux est bien présent ICI)


Il est sept heures dans le salon ; la baie vitrée baille haut ; le soleil fait sa rentrée en petite tenue thermonucléaire. Et toi, ton bonjour sous le bras sans effort, ton semblant de patience pénélopéenne en grande tenue et ton sourire béat comme un piège, m’aborde pour me saborder :

— Tiens, t’es toujours là !
— J’ai encore ce courage du cocu…
— Si ce n’est une faiblesse … te voilà humilié et pourtant tu frétilles, ici, devant moi.
— Non, je ne frétille pas, ce n’est pas dans mon caractère … tu le sais de ta mauvaise foi…
— … et à poil ! T’as honte de rien !
— Honte ? Tu sais très bien que je dors ainsi et puis l’homme nu ne vaut-il pas l’homme habillé ?
— « L’habit ne fait pas le moine » c’est sûr … allez, tu sais que je ne veux pas de couple à trois… ne reste pas ici.
— Je paye la moitié du loyer … ce n’est pas un vecteur négligeable.
— Et alors ? Ton droit ne vaut pas obligation de ta présence ici !
— Je souhaite peut-être aussi réparer mon erreur…
— Tu es déjà une erreur à toi tout seul …
— Ta dureté est de diamant … je pense sérieusement à étreindre ton joli cou présentement …
— Il te faudrait ce brillant courage, ce rien du meurtrier pour exceller dans cet acte … ce qui est peu probable …
— Ne joue pas à ce jeu …
— Ne m’approche pas !!!
— A t’énerver brusquement ainsi … ta peur me fait bander …
— Arrête !!!
— Trop tard …

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

La mort en équilibre

Passerelle_Iotop_2020

Passerelle_Iotop_2020

 

Agenda Ironique de Mars et en lien (Hors délai)


— « Monsieur Popples » tu es là ?… conscience trouble-fête ?
— Je suis là… crise flaques d’obsessions « a des yeux de framboises ».
— Tu es sortie de ton lit… injection retard de toi absente… « et se demande connaissance ».
— Te voilà chambré « et comtoise ».
— Mon humeur s’infecte… dehors, dehors !!!
— « Je vous prie de rester courtois, voyons ! » Je suis ta contention support sans consentement… à l’isolement.
— Je suis moi et pas un autre !!!… tu entends ? Je suis moi, moi, moi !!!
— Grimaces, grimaces… je suis ta fixation ton addiction ta sociétale hallucination au programme de soins en rupture…
— Je fais ce que je veux !!!… et ton blablablabla est le récif de tous les dangers !
— Non, tu es à moi… traumatisme corps d’âme psychose effet boomerang.
— Je suis quelqu’un !!!… une personne… un entier naturel… à l’intégrité libre du vécu.
— Non, non, non… décompensation en approche, l’affect défait l’ordre intime et public.
— Arrête !
— On nous regarde…
— Traitement du trouble que nenni et je mesure le lien de notre relation en souffrance !
— Te débattre ne sert à rien… au cadre plein, tu es démédicamenté, ton anosognosie double intensité…
— Je ne connais pas cette anosognosie, je ne connais pas cette dame…
— Tu es l’impact et le pacte de ta situation… la mort en équilibre…
— Tu es ma restriction… l’angoisse est mon établissement, ma crise a ses images dans mon couloir… tu es ce plan tangentiel à mon agression…
— Alors… contact…

— Alors, docteur ?
— Déséquilibre au rétablissement…
— Pas simple pour un funambule…
— Patience… tout est dans le mental…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Ton cosmos a envahi ma galaxie

Photographie d'un inconnu présentement

Photographie d’un inconnu présentement

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Ton cosmos a envahi ma galaxie un soir de pleine Lune.

J’étais aveuglé comme un chat errant au milieu d’une route de campagne à l’affichage filigrané glyphosate. Devais-je y voir un signe du destin qui se moque comme de son premier cercueil du tracé hypothétique de l’humain multivore ? Non, non. En fait, tu étais une comète et j’étais une planète à fort pouvoir de ne rien faire devant une telle apothéose d’énergie. Ma parole était une danse sans air à la chorégraphie d’aphone et j’ai réalisé que je n’avais plus aucun ressort pour continuer à marcher sur la terre pleine de féconde.

J’ai ressenti un battement différent dans ma poitrine de petit homme et d’un rien d’un tout, je suis devenu un tout vivant sur un nuage d’amour en numérique 4K, voire 8K, 16K, 32K … J’étais heureux dans ma vie d’urbain entre quatre murs édifiés dans le quartier de l’épine dorsale d’une ville fromagée tel un gruyère de ghetto…

J’étais tout à la fois malheureux comme les yeux d’un basset et ma frontière dépressionnaire prenez de l’envol à me pendre au premier lampadaire dans l’impasse de continuer à éclairer un morceau de territoire aride. Ma brume pleureuse est venue arroser ma triste vie.

Je suis sorti de l’épicerie, ébloui et misérable. Caissière, mon Amour, j’aurai jamais le courage de te dire : je t’aime et vais finir ma énième bouteille de vin dans l’espace infini de ma solitude.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Après l’amour

Modele Abril Raluy de Jong

Modele Abril Raluy de Jong

Après l’amour, il n’y a plus rien. Une princesse qui s’évapore. Une envie assouvie. Un moment volé à l’éternité. Rien de bien folichon. C’est le vide ou la marche vers le rien. Une sensation d’avoir eu ou d’avoir été eu.

©Max-Louis MARCETTEAU