Et le silence tourne en rond

 Jean_Paul_Gaultier_automne_hiver_2007_2008_Paris_27_02_07_photo_Alain_Aubert

Jean_Paul_Gaultier_automne hiver_2007_2008_Paris 27_02_07 photo_Alain_Aubert

Agenda Ironique Juin
(Cette semaine -encore – pas de 5ème chapitre du roman Rho-Man Tout en Gala-Tik, qui est en chantier mais Carnetsparesseux est bien présent ICI)


« L’été, la nuit les bruits sont en fête … » lit-il à l’instant devant une assistance médusée à l’éclairage diffus entre l’expression d’un spot et les neurones printaniers qui avalent quelques synapses spectateurs d’astreinte ..

Cet instant précis et déterminé par le mot : fête … un déclenchement s’arme de son effet par une action d’éclat … le prosateur debout, tête en arrière, bras tendus en équerres, paumes des mains dépliées vers le ciel de la machinerie de la toile de fond … il attend … bouche ouverte … comme un crucifié attend une réponse à sa mise à mort par l’injuste qui tient le glaive par pouvoir de commander à la Mort au tranchant de son humeur …

Quand, une oie blanche, en robe légère, d’un pas de deux, l’ingénue au premier degré, traverse de part en part la scène. Le comédien comprend qu’il se passe quelque chose hors de son champ scénique préparé de longue date et mûrit à l’alcool de la patience et de l’effort …

Et le silence tourne en rond, se présente devant les yeux de tous au carré du territoire de l’histoire et l’impossible vient de naître et entre en scène comme un anti-héros inattendu …

Les souffles se retiennent … l’oie blanche déploie son art telle une robe en tulle prise par les hanches entre un vent du midi et un Zéphyr … tout est là devant des yeux qui s’écarquillent comme le tournesol illuminé par un soleil …

L’impossible se signe et s’évapore… le comédien soupçonne quelque chose d’important mais emprisonné par son rôle … sa douzaine de larmes le défi …

Et l’oie blanche disparaît …

Le comédien ferme sa bouche, redresse sa tête, ses bras le long du corps, les yeux fixés vers l’infini, il dit :

« Finalement, j’ai rencontré une brouette, et j’ai pensé qu’elle me prêterait une oreille attentive. »

 

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Une histoire de dessous ? Chapitre 3/3

Bugs Bunny

Bugs Bunny

Je suis prêt à prendre l’anse de la tasse de mon café bien chaud que je viens de passer aux µ ondes, quand une nouvelle fois la sonnerie de la porte d’entrée retentit. Il était moins une que je renversais mon arabica en le déposant prestement sur ma table basse du salon. Et je cours, pensant naturellement que je vais trouver mon adonis de livreur me faire ses excuses et reprendre sa marchandise. J’ouvre, et là, que vois-je : Sasha ! C’est vraiment pas de bol. Elle est adorable, mais elle a le don de s’incruster. Une plaie, un fléau sur deux pieds, un cactus en robe…

— Ah ! Tu te réveilles enfin !
— Comment ça, je me réveille ? Je suis debout depuis au moins une heure !
— Je te signale que tu es couché, là, présentement.
— Couché ?
— Oui, mon Amour. Tu es à l’hôpital, suite à une palette tombée sur ta voiture quand tu as doublé un camion… il y a une semaine.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

5ème mois avec Toi

Oeuvre de Gary Benfield

Oeuvre de Gary Benfield

Mi ré do sol la fa si mi do ré fa mi ré do sol fa
A la faveur d’un enchantement des notes Fleur de Voix
Imprime ta robe fourreau d’aubépine notre Voie.

©Max-Louis MARCETTEAU 2017