Le sable mouvant de sa confiance

Photographie Dan Beecroft – Waiting

Challenge Lune et des participants


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… incertaines les dernières nuits de l’humanité qui n’a pas puisé à la bonne profondeur dans le Lac de la Bonté au fil des années toute asphyxiée aux paroles des fausses vérités déversées sur le sable mouvant de sa confiance …

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Que faire se disait-il et repassa une seconde fois devant la tombe

Film Frankenstein de 1931

Film Frankenstein de 1931

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°44 le mot : halloween


Que faire se disait-il et repassa une seconde fois devant la tombe
Le drap blanc en nuisette à offrir à la Mort à défaut de la blanche
Dame susceptible jusqu’aux os et dansa auprès d’une colombe
Égarée dans ce cimetière qui manquait d’amour non de planches

Que faire se disait-il et il tomba à genoux devant la tombe muette
De fleurs de larmes de ciel et d’étoiles et sa prière s’évapora nette
Et une avalanche d’os en sucre se déversa à ses pieds nus contrefaits
Il se roula et cria comme un damné de ce jeu qui n’est pas d’osselets

Que faire se disait-il et il s’allongea sur la tombe de sable et de terre
La bouche ouverte aux blasphèmes et se sectionna un doigt de serre
Et griffa le sol en des marquages profanes quand un drôle vif le salut
Le réveilla sur son lit de campement, halloween lui fit peur et mourut !

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

A la nuit les lampadaires prisent le vent chaud

Oeuvre de Pierre Amédée Marcel Beronneau - Orphée à Hadès - 1897

Oeuvre de Pierre Amédée Marcel Beronneau – Orphée à Hadès – 1897

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°41 le mot : nuit


A la nuit les lampadaires prisent le vent chaud
Des amours égarés dans l’ombre des remparts
Adultères aux coutures des années charnières
Et le sans-logis porte sa voix à l’immonde goulot
Des traumatismes qui s’ouvrent sur le brancard
Traite d’une vie dérisoire faite de sable et d’hier

Ratés qui se roulent en boule dans le vil carton
D’hiver au seuil d’une porte toujours automnale
Les chapitres se brûlent à la bougie des démons
Et l’Amour n’a qu’une seule signature musicale

Et les être se rencontrent, lient, se délient à corps
Perdus aux confins de leur passion toutes couleurs
Dans les sangs les fibres à nos mots boutons-d’or
Mon Amour ton ivresse me manque à toute heure …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Bois vivant …

Oeuvre de Ludek Alois Marold

Oeuvre de Ludek Alois Marold

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°13  le mot : bois


Bois vivant, bois et brûle-moi
Grave ton nom sur mon ventre
Ombilic moi en toi, nourris-moi
Sur ta ligne de vie soi mon antre

Bois mort, bois en toi de moi
Ouvres toi les veines au seuil
De ma vie de sable j’ai froid
De moi viens et tu m’accueilles

Bois croix, bois tu broies la loi
De toi pour moi t’aimes outrance
Violence poses tes mains de voies
Nous deux emboîte ma souffrance.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Pose ton regard

Photo de André Kertész

Photo de André Kertész

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°10  le mot : blanc


Pose ton regard, enveloppe ton iris,
Ouvre ta voix, cri l’envers du cri,
Dissipe ta vie à l’escale du Caprice
Engendres-toi ici toi le frère banni

Épouse ta terre aux orifices arides
A la belle pluie nourricière propice
Dépose ton sourire et le rude vide
Païen tarira ses puits à tes édifices

Nouveaux passeurs de temps au fil
Déposeront les racines en sol fruit
Ainsi tu connaîtras enfin le mille
Ans promis de paix en tes vies

Et le blanc sable pour sablier …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

En position…

Photo de l'acteur Tom Hardy

Photo de l’acteur Tom Hardy

Blog popinsetcris contrainte écriture.


Si le peuple avait la consistance du roseau et non celle du beurre, nous aurions une vie toute harmonieuse. Et aucune pénurie ne viendrait nous secouer l’angoisse et les strophes de plaintes.

Nous sommes continuellement dans la contrainte. S’adapter et guetter le prochain précipice, le dépasser en équilibriste, il suffit d’un rien pour y choir.

Alors, faisons force de proposition pour un peuple uni, fort, et humain.

Oui, mais voilà, rien sert de l’écrire, de l’énoncer, le désert des sourds est un vaste champ d’égoïstes (et pas les malentendants, ne faisons pas l’amalgame). Faut-il trouver une source, un leader, une “locomotive”, une meneuse (pas de revue) pour mobiliser les forces potentielles et présentes…

Bon, j’arrête, je trempe dans le discours politique. L’agora manque. Où es-tu peuple ? Prends à revers les réseaux sociaux et position sur le nouveau créneau de tes intérêts collectifs et non celui qui engendre la division, le moutonnage, et la soustraction de données à l’échelle mondiale avec une politique de confidentialité qui fait sourire jaune.

A ces quelques mots comme des grains de sables qui osent, s’accumulent sur cette montagne du possible changement d’une nature humaine qui pointe son bout de son nez dans le cœur de l’homme qui cache sa peine, sa joie.

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Qu’il est long de mourir

 

Oeuvre de Marius Markowski

Oeuvre de Marius Markowski

« Qu’il est long de mourir ». Il n’y a pas de chaîne plus lourde qu’une malédiction qui hante les années sur une plage de sable cendré de celle qui aimée n’est qu’un fantôme que l’on habille de mots vides de peur de voir sa nudité comme une prière salée de désirs épinglés sur les pourtours d’un corps défait, corrompu qui n’attend que la défenestration.

© Max-Louis MARCETTEAU

Habit de sable

https://www.flickr.com/photos/45014902@N08/

Photo de Charlotte Segurel

 

A l’harmattan imparfait, le sable est brassé.

Désert sans fin, temps sans sablier, la vie

Est une gageure dans ce milieu fricassé

De dunes, maîtresses invincibles de ce pays !

Fières, elles avancent de grain en grain,

Métastases libertines, rebelles, tentent

Les terres les plus fertiles à leurs faims,

Et affament l’humain d’une chute lente !

Aucune eau ne vient risquer sa vie,

En ce lieu déshabillé, impudique,

Austère et cependant fantastique,

D’une beauté irrésistible de défis !

Seules les caravanes assurent,

Les trajets de la survie, équilibre

Précaire, des ethnies aux parures

D’une culture, qui en eux, vibre,

Simplement à la dictée de la Nature !

 

©Max-Louis MARCETTEAU