Quand l’ombre de l’égoïsme…

Source Wijipédia

Photographie de Nicolás Pérez – 2002 – Valladolid – España – wikipédia

Du blog : Mil et une => écriture conviviale : sujet 13 et origine


Figure de paon en rosace d’amour, le cerisier des Collines fait le beau. Cependant il se pose la question existentielle que la nature lui permet, en voilà un extrait :

—  … à quoi cela sert-il, moi qui suis seul à des kilomètres à la ronde, d’être aussi beau ? Mon entourage est de pierres à défaut de marbre et les prairies environnantes s’étalent de respect mais ne daignent pas m’adresser la parole. Qu’il est difficile d’être soi-même quand l’ombre de l’égoïsme des autres vous… snob. Il faudrait prendre le mal par la racine. Cependant, je suis par essence de cette immobilité qui voyage en sous-sol à l’onde propice d’un terrain silencieux comme un territoire… en cimetière. Étrange position qui est la mienne. Mon état symbolique est un appel à la vie et ma cime est un couvre-chef qui rayonne dans le ciel bleu de l’indifférence d’un ciel d’autorité qui ne souffre aucun nuage même égaré et ce ciel dont je parle ne goutte rien et la plaisanterie encore moins. Je pensais, en ma jeunesse, qu’il était puits de science et qu’il conversait avec les étoiles, les comètes et ces drôles d’oiseaux d’ailes fixes comme des flèches sans direction. Toute vérité se découvre comme une erreur si ce n’est une disjonction avec ce que l’on souhaite accepter. Je me déçois d’être naïf et ma séduction printanière est de cette naïveté qui me ferait rougir si j’avais des joues comme paraît-il les humains. D’ailleurs, il y a combien de temps que je n’ai aperçu de cette espèce ? De toute façon, je ne suis d’aucune utilité. Et pourtant, j’existe. Et si j’existe c’est que j’ai une utilité. Laquelle ? Et si j’étais une invention ? Ou pire, un mutant ? Est-ce que je vis ma vie comme une erreur… ornementale ?…

Ainsi, de ce monologue ininterrompu le cerisier des Collines traverse les années en lumière de temps que semble éprouver aussi l’éternité dans son exil.

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

Il est midi soleil dans une brume d’attente

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions) – (redémarre officiellement au 1 septembre 2018 la contrainte d’écriture)


Il est midi soleil dans une brume d’attente. J’attends. J’attends depuis trop longtemps. Il est mardi. Tu devais venir, mais pose lapin est de retour et ton collet me sert le coeur d’un cran. Le dernier ? Je vais m’installer à la table de mon restaurant favori, celui du jeun de l’amour. Je t’aime. Oui, c’est vrai. J’avoue ma faiblesse de toi ma blonde tigresse au regard de chienne enragée …

Je remonte vers la rue des dialogues égarée, des souffles pleureurs, sonne à la porte de ma vie paumée et monte l’escalier de mes mots et puis je verse mes larmes de phrases et m’allonge sur l’étage de mes pages pleines de toi qui ne lira jamais ces lignes …

Et puis, je reprends ma réalité, ma route habituel, mon repas pizza devant une charmante brune que je bois jusqu’à la transparence de son vêtement de houblon. Ma vie est une charmante avenue aux tableaux de femmes homologuées à mes critères genre casting et je m’en sers au petit déjeuner en croque loup, je n’ai pas le temps de les courtiser, la séduction d’une renaissance florentine n’est pas dans mes gènes, normal je suis brute de décoffrage, et pourtant d’un beau marbre travaillé à la Maillol … je suis.

Je suis … comme un chien galeux qui crève de ne pas te prendre dans mes bras ma chienne blonde, mes mots sont le reflet de ma propre exécution…

© Max-Louis MARCETTEAU 2018