Le défaut était sa signature

Photographie de Anna Parfenova

Éveil & vous – Éditions : #recreature  – 17/31


…s’estompe la Coupe des ombres pendues de la Mort à son chevet au sourire entendu qu’elle n’avait pas déployé loin s’en faut son geste fatal et fait passage au filtre d’Hamour ranime les fibres de Lotus qui s’impatiente maintenant de vivre par excès quand le défaut était sa signature…

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Il ne reste qu’une larme en signature

Oeuvre de Alberto Ghizzi Panizza – Opposed

Éveil & vous – Éditions : #recreature  – 10/31


… essoufflement de la passion à l’embrasement précédent en feu de paille dirons certains ou d’autres comme manège de Chevaux de bois où tout brûle jusqu’à l’ombilic qui ressentait des papillonnements en ses profondeurs il ne reste qu’une larme en signature …

© Max-Louis MARCETTEAU 2021

Sur un banc

mickey postier du ciel 1933 - the mail pilot - avec minnie et pat hibulaire

Mickey postier du ciel 1933 – the mail pilot – avec Minnie et Pat Hibulaire

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


Sur un banc :

— Un soupir vaut mieux qu’un silence.
— …
— Tu ne crois pas ?
— …
— Enfin ! fait bon souvenir pour notre réconciliation !
— …
— T’es bornée … tout de même … allez, prends-moi la main !
— …
— Ou un baiser, là, sur ma joue ?
— …
— Tu fais l’enfant. C’est pénible …
— J’attends la nuit
— Des mots … enfin des mots … et pourquoi … la nuit ?
— Pour sentir le jasmin …
— Le jasmin ? Quel jasmin ?
— La larme de jasmin qui coulera de tes yeux pour le pardon et son parfum en sa signature nous réconciliera …
— Mais … mais je rêve … comment vais-je pleurer des pleurs de jasmin, moi …?
— Tu vois, tu ne fais pas d’effort …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

A la nuit les lampadaires prisent le vent chaud

Oeuvre de Pierre Amédée Marcel Beronneau - Orphée à Hadès - 1897

Oeuvre de Pierre Amédée Marcel Beronneau – Orphée à Hadès – 1897

Blog de girlkissedbyfire Défi 52 semaines N°41 le mot : nuit


A la nuit les lampadaires prisent le vent chaud
Des amours égarés dans l’ombre des remparts
Adultères aux coutures des années charnières
Et le sans-logis porte sa voix à l’immonde goulot
Des traumatismes qui s’ouvrent sur le brancard
Traite d’une vie dérisoire faite de sable et d’hier

Ratés qui se roulent en boule dans le vil carton
D’hiver au seuil d’une porte toujours automnale
Les chapitres se brûlent à la bougie des démons
Et l’Amour n’a qu’une seule signature musicale

Et les être se rencontrent, lient, se délient à corps
Perdus aux confins de leur passion toutes couleurs
Dans les sangs les fibres à nos mots boutons-d’or
Mon Amour ton ivresse me manque à toute heure …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018