D’un éther a la rondeur de mon aimée – 9/12

Nicolas-François Gromort 09 1837

Nicolas-François Gromort 09 1837

Agenda Ironique Avril   (en 12 épisodes) – Pour la lecture des 12 épisodes déjà écrits le lien ICI

Les illustrations de Nicolas François Gromort (Fondeur en caractères, actif à Paris vers 1830)


9/12

Nicolas bien avant lui-même

—… car toute la saveur de ma terre est au crottin et…
— Arrête de penser et concentre-toi !
— Je cause en tête-à-tête.
— Eh bien, fait le en silence ou dégoise avec tes bourrins.
— Pas des bourrins tête de mule, des bretons…
— Pareil.
— Non, non, de belles bêtes, puissantes, massives, robustes…
— On ne va pas s’éterniser…
— Si toi tu reprenais ton harnais et te taire .
— Alors, arrête de m’asticoter.
— Petite voix intérieure de moi à toi tais-toi.
— Fais de même et suis ton sillon.
—…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Concevoir le miracle à la sève d’une idée

Visage_évolutif_Iotop_2019

Visage_évolutif_Iotop_2019

Les petits cahiers d’Émilie – Les plumes d’Asphodele – du 16 au 20 septembre 2019


Il fait silence. Silence qu’un même froid glacial prend peur. Cette peur qu’un même bruit n’ose affronter même effrontément. Effrontément un doigt surgit d’un vide qui semble né d’un néant ouvert à la concorde d’un accord sous-tendu par effet d’être animé par le pouvoir d’être. Être par ce crayon à dessein de composer la symphonie de la vie. Vie contraire de la discrétion s’émerveille de ce vide tel un océan avide de prendre toute ses proportions. Proportions se gardent d’être dépasser à la discrétion d’une ombre cuisse de nymphe émue qui s’impose en fond de teint apparaît l’esquisse d’un possible visage. Visage calme débordant de la toile qui se trahit à la déformation d’un excès une tentation de posséder d’activer d’oser s’affirmer sans moucharder à l’oreille d’un créateur divin quelconque que tout arrive. Arrive le déplacement d’une palette de nuancier aux pigmentations de concevoir le miracle à la sève d’une idée d’un mirage peut-être le culte d’un amour vrai. Vrai premier cri de cette toile qui gonfle d’orgueil à compromettre l’image du vivant à l’instantané d’une existence …

Mais chut … le peintre fait naissance …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019

La vieillesse se déboulonne et s’enterre

Blog popinsetcris contrainte écriture (mots définitions)


J’ai lâchement abandonné ma raison pour celle de la folie douce. Cette folie, en de multiple micro-folies, mine les biens portants quand elle les regarde dans le fond des pupilles.

Pendant des années j’ai vécu, oui vécu comme un homme normalement construit pour verser dans la consommation et l’animation quotidienne voulues par des gens reconnus comme plus sensés que moi et directifs sur le comportement que je devais transmettre…

Et puis les codes institués deviennent des orties au fur et mesure du temps. Les ondes grises des cheveux devenus blancs et du temps restant posent la question du comment veux-tu continuer à vivre si ce n’est pour mieux mourir avec cet esprit des choses accomplies par effet d’avoir été utile à toi-même. Et si les casses automobiles existent, la vieillesse se déboulonne et s’enterre en retraite de maison à prix d’or … à d’ornements funéraires sur contrat de deuil, la solitude est mortelle …

Et puis grimacer devant les habitudes de chaque jour comme une aumône, je préfère sourire, rire jusqu’à mon dernier sommeil de rêve les yeux ouverts sur une eau calme, le silence détendu vers l’infini d’un ciel drapé … de Toi mon Amour …

Et puis, je suis parti vraiment sur la route du délire, les mains dans les poches, le silence entre quatre murs, le monde m’a enfermé et refermé sur ma route à sens multiple et l’injection retard au creux de ma vie, le symptôme réduit à son expression du cri lié à son propre mur, je ris comme un perdu, le pavé de mon destin écrase la peau de banane qu’il m’avait dessiné …

© Max-Louis MARCETTEAU 2018

Une vie d’apnée

Oeuvre de Nani Serrano

Oeuvre de Nani Serrano

Une vie d’apnée, sans palier, la profondeur du silence,

L’archet d’un violon qui tranche les mots de pénitence,

Le Temps qui s’oublie à compter les jours sous la potence

De ton regard comme un hameçon, ton indécence.

©Max-Louis MARCETTEAU

 

A coeur

Femme au balcon ( je n'ai pas trouvé l'auteur de cette oeuvre)

Femme au balcon ( je n’ai pas trouvé l’auteur de cette oeuvre)

Exister en silence, aux barreaux du quotidien,

Enchaînée aux brisures des souvenirs en flots,

Griffures gravées aux parois de tristes liens,

Le cristal du cœur survit, sa braise en écho,

Attend le magicien pour l’enflammer à nouveau !

© Max-Louis MARCETTEAU

 

Silence

Photo de GéCau

Photo de GéCau

Index et bouche, un seul garde-à-vous,

Les mots se tiennent entre gorge et palais,

Étouffés vivants, ils chahutent les joues,

Et les dents grincent à ce futur banquet !

 

Langue pressée de sortir, se tord, enfle,

Sang violet, les lèvres, herses, délacées,

Projettent une onde aphone, l’air tremble,

Muet, naît Silence d’une voix contrariée !

© Max-Louis MARCETTEAU

MonA

Marina Aleksey

Marina Aleksey

Mon silence est ton silence. Mon prénom est une vague,

Qui écume des larmes d’un manque. Le Temps impatient

S’ouvre à la brèche d’un écho : ta voix, une frêle dague,

Plantée dans mon corps, saturée de l’attente, ce mendiant !

©Max-Louis MARCETTEAU