J’adhésive ma vie

Chateau_blain_Iotop_2019

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Le Marathon de la Nouvelle (merci à Sabrina de cette découverte)


J’adhésive ma vie sur le théâtre de ma scène (ou inversement) figée depuis trop longtemps qui se rit de ma posture d’exil … inconfort en décembre je brûle mes dernières braises au regard d’un fleuve qui se déborde d’une eau de pluie peuplée d’histoires lointaines aux territoires marbrés des jonctions de civilisations inégales …

Inégales … j’attends la création d’un nouvel amour illégal comme d’une résurrection … et visiblement ce mot porte : é-r-e-c-t-i-o-n, symbole caché (?) élément phallocratique par excellence me laisse perplexe devant ma bouteille toute féminine qui tient toujours debout audacieuse provocante à l’allure profane au culot d’être encore pleine alors que j’avais eu son goût au goulot dans le gosier d’un instant à un autre comme une descente sur neige à vive allure sur une piste noire je devais l’être … noir …

Noir … me rappelle en filigrane neuronal Nougaro :  » …je broie plutôt du noir, du noir en dedans … » et je respire l’inconséquence d’une vie qui s’égraine n’érige rien et s’étouffe dans des draps de nuits qui s’enroulent indifférentes sur mes cloisons blanches …

Blanches … je suis dans une bulle en arrêt au stop du croisement chagrin j’ai dépassé la ligne blanche par no-limite de la ligne jaune de celle de la ligne rouge et pas de ligne verte et je m’aligne sur un lit froid de toit pas de ligne d’horizon sans toi pas de ligne de métro pour te rejoindre j’ai que mes lignes …

Mais … le drame est toujours à portée de main, pas le bonheur… dans ce théâtre …

© Max-Louis MARCETTEAU 2019