Enfin une bonne nouvelle

Louise_Brooks

Louise_Brooks

 

Les petits cahiers d’Émilie. Emilie 7.20 (Hors délai)


Ma première pâtisserie du matin, c’est toi mon amour… pendant ta douche ou après… jamais avant… principe d’un commun accord et cet accord n’est pas en sucre et parfois tu me joues de ta voix d’orgue pour créer cet appétit de luxure à m’envoûter mais je tiens bon à ma propre rambarde pour ne pas céder à tes injonctions et ma faiblesse n’est pas la tienne au sel de tes lèvres gourmandes et de tentations du voluptueux au bestial je résiste à ta belle fraise et pourtant quand tu pratiques ton sortilège en dernier recours à haute teneur en sensualité celui-ci m’emporte à ton caprice tu me débauches sur des mots qui semble la création d’un Bacchus aux frémissements bouillonnants des dunes de ton corps chaud braise comme un trio genre Nirvana tu es une baïne…

Mais aujourd’hui, c’est dimanche, tu es partie pour une semaine dans les Landes pour te rafraîchir les idées dans ta famille, ainsi me voilà au repos à me préparer un cookie de belle envergure une douceur dont ton aversion est vomitive… je me retrouve enfin avec moi-même… enfin une bonne nouvelle…

© Max-Louis MARCETTEAU 2020

Domination

Oeuvre de Ira Tsantekidou

Oeuvre de Ira Tsantekidou

Deux amies, passagères en transit, égarées dans l’aéroport

De l’amour fané, croisent, un bel aérostier aux bagages

Affamés de trophées inédits, émoustillent leur corridor,

Effeuillent impudiques leurs fantasmes jusqu’à l’outrage !

Elles l’abordent. Il se laisse prendre aux filets des sourires,

Des cambrures, des nuages bleus d’un futur septième ciel.

L’attelage se forme. Les mots sont absents, seul le plaisir

Du silence complice cimente le trio, aux pensées charnelles !

Une chambre d’hôtel, parloir de l’indécence, les accueille,

Somptueuse, prête et soumise à ses nouveaux arrivants !

Comme un rituel, les premiers gestes d’amants se cueillent

A la lumière voluptueuse et déshabillent, l’encombrant !

Les corps bouillonnent, les esprits frissonnent de désir,

A l’approche du premier amarrage dans la baie Eros !

L’une tigresse, l’autre biche, l’homme se sent fléchir

Par la première, dominé comme le mouton mérinos !

Sourire de vainqueur de la tigresse sur ces deux proies.

L’homme est pris en main. La biche recule, déplaisir

De l’instant, elle est dépassée, submergée. Ses doigts

Sur ses lèvres, assèche sa jouissance, sa seule lyre !

©Max-Louis MARCETTEAU